22-06-2025

Les Postes ecclésiastiques de la CBCA

Le saviez-vous ! 

|| Les Postes ecclésiastiques de la CBCA ||

La CBCA compte aujourd’hui 19 Postes ecclésiastiques avec un 20ème en gestation. Les connaissez-vous selon l’ordre chronologique ??? 

(dites-nous dans les commentaires)

En considérant l’évolution historique des organes des gestion de la CBCA, les Postes actuels sont en fait des répliques ou alors des copies d’anciennes « missions ». A l’époque de l’UAM, ensuite à celle de la CBFMS-MBK, une mission était un ensemble de villages et églises locales dirigées par des catéchistes ou évangélistes, depuis 1950 par des Pasteurs autochtones, et supervisées par un missionnaire à partir des stations missionnaires. Les premières missions furent créées à l’époque

de l’UAM autour des stations missionnaires suivantes. Il y a eu d’abord la mission de Kitsombiro en 1929, celle de Katwa la même année 1929 et celle de Mahyutsa (Sake) en 1930.

Celle-ci va déménager à Kihindo en 1940 suite à une éruption volcanique dont les laves avaient englouti ce village qui était près de l’actuelle agglomération de Sake,

en 1938. Entre temps, en 1932, la station de Ruanguba fut implantée par Frank Manning accompagné de Petro Kataka, Daudi Katsongo et Yoane Kambale. Ils y furent rejoints en 1933 par le Dr Harris, Yakobo Wundikwavwirwa et Paul Malimutoto. Mushweshwe fut créée en 1938 par Holland accompagné de Wundikwavwirwa venu de Ruanguba.

Durant la douzaine d’années de la CBFMS arrivée en 1946, d’autres stations missionnaires furent successivement implantées. Il y a eu d’abord celle de Burungu créé en 1949 par Norman Camp avec l’aide des étudiants de l’école biblique de Rwanguba. Il y construisit un Temple. En 1952 la station de Kabisi fut érigée par William Bitishill. Dans la suite il y a eu Bukavu en 1954. La station de Ndoluma, quant à elle, fut implantée par Ray Jensen et Harold Salseth en 1954.

Il convient de faire remarquer le fait que Ndoluma ne fut pas créé pour devenir un nouveau pivot d’une mission à côté de Kitsombiro, mais ce fut un lieu de formation de jeunes mulâtres. Paul Okken installa celle de Goma en 1955. Don Pierce ouvrit respectivement la station de

Kasheke en 1957 avec l’église locale de Lwiro après qu’il ait tenté de se fixer sans succès sur l’île d’Idjwi. La station de Singa fut construite en 1958 par Norman Camp qui avait la vocation de devenir un centre de formation des enseignants. Ce qui justifia la présence de Mme Paul Uhlenger qui était une enseignante. Celle de Bunyakiri le fut en 1960 par E. J. Kile. James Kreutter fonda celle de Bwatsinge en 1960.

C’est en héritant certaines de ces missions que l’EPBK créera ce qu’elle a appelé « Postes ». Nous avons dit plus haut que le mot Poste a été emprunté à l’administration coloniale qui désignait ainsi ces relais d’administration. Si le nom est ainsi emprunté à l’administration

coloniale, la réalité qu’il désigne dans la gestion actuelle de la CBCA est l’équivalent de ce que l’on appelait mission qui avait comme pivot la station missionnaire. Ce choix de terminologie était d’abord lié à l’expression de l’autonomie des autochtones vis-à-vis des missionnaires venus de l’occident. Bien que les chefs-lieux de certains des Postes se trouvent être des anciennes stations missionnaires, le terme de « mission » désignerait, dans leur entendement, le domaine de missionnaires étrangers. Plusieurs communautés ecclésiastiques voisines de la CBCA, n’ayant pas connu la rupture avec les missionnaires occidentaux, continuent à utiliser ce terme mission pour désigner les églises dont dépendent d’autres « centres » ecclésiastiques.

En fait, après la rupture d’avec les missionnaires, les stations missionnaires seront appelées « Postes » par imitation de l’administration territoriale héritée de la colonisation. Il y eut donc une analogie entre les postes administratifs de l’Etat et ces Postes ecclésiastiques. Depuis

lors, le Poste est, comme les gigantesques missions, un regroupement de plusieurs églises locales. Le missionnaire étant parti, le dirigeant autochtone du Poste sera appelé « Pasteur Surveillant » et l’entité qu’il dirige ne sera plus appelée Mission, étant donné le fait que cette appellation était collée à la présence des missionnaires. Cette entité sera alors appelée Poste.

Le Pasteur Surveillant du Poste est aujourd’hui nommé, muté ou déchu de ses fonctions par le Comité Exécutif, sur proposition du Président Communautaire et Représentant Légal. Délégué direct du Représentant Légal, il lui transmet ses rapports. Faisons remarquer qu’au début, le Pasteur Surveillant du Poste était en même temps le pasteur de la paroisse du siège de la même manière que le missionnaire était responsable de la station jusqu’en 1950 et on l’appelait abusivement Révérend.

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