NOTE DE PLAIDOYER A L’INTENTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE GOUVERNEUR DE LA PROVINCE DU NORD-KIVU SUR LA PROBLEMATIQUE DES ROUTES URBAINES EN VILLE DE GOMA. 

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NOTE DE PLAIDOYER A L’INTENTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE GOUVERNEUR DE LA PROVINCE DU NORD-KIVU SUR LA PROBLEMATIQUE DES ROUTES URBAINES EN VILLE DE GOMA. 

  1. INTRODUCTION 

La Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création, JPSC en sigle est l’un des services de la 

Communauté Baptiste de l’Afrique (CBCA) qui s’occupe de questions en rapport avec la paix, les droits 

humains et la protection de l’environnement. Elle intervient également dans la promotion de la 

gouvernance locale en renforçant la participation de la population à la gestion de la chose publique. En 

rapport avec la mission prophétique de l’Eglise, celle de promouvoir la justice sociale, la CBCA vise à 

accompagner les autorités publiques pour l’émergence d’une société qui promeut les droits humains et le 

bien-être pour tous. C’est dans ce cadre que ce plaidoyer est adressé à l’autorité provinciale et vise à 

obtenir au profit de toute la population l’amélioration des conditions sur certaines artères routières de la ville 

de Goma, dont l’état serait à l’origine de certains cas d’accidents causant plusieurs dommages tant 

humains que matériels. 

  1. CONTEXTE GENERAL 

La ville de Goma est comptée parmi les trois villes de la province du Nord-Kivu. Elle est le chef-lieu de la 

Province du Nord-Kivu et le siège des institutions provinciales. Elle a particulièrement un attribut de ville- 

touristique suite à ses immenses potentialités naturelles, écologiques, humaines, … Ce caractère 

particulier lui confère la possibilité d’être visitée par des millions des touristes chaque année, ce qui est un 

atout favorable tant pour le trésor public congolais que pour son propre essor. 

En 2002, elle a été entièrement calcinée par une éruption volcanique, qui a presque tout emporté avec elle 

(bâtiments, routes, …) ; une situation qui a plongé la population dans le désespoir et surtout dans la 

dépendance de l’aide humanitaire. Cependant, il a été observé une évolution exponentielle en termes 

d’amélioration d’infrastructures immobilières et routières en ville de Goma, juste quelques années après 

l’éruption volcanique. 

Soulignons d’emblée que quelques années après l’éruption volcanique, la ville a traversé une étape où les 

tronçons routiers étaient entièrement poussiéreux et rocailleux. De façon plus détaillée, il pouvait être 

constaté une situation désastreuse dans le tronçon qui va du Rond-point Rutshuru jusque Terminus 

ULPGL ; sans parler de la route Terminus-Hôtel Karibu ainsi que celle quittant Terminus ULPGL vers 

NDOSHO. 

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En effet, pendant la saison pluvieuse, les routes étaient presque remplies des flaques d’eaux, situation qui 

pouvait facilement entraver la circulation, et dans quelques endroits rendre les rues quasiment 

impraticables. Pendant la saison sèche, ces mêmes tronçons routiers sus-évoqués étaient poussiéreux à 

tel enseigne qu’il était toujours observé des incidences néfastes sur la santé de la population et 

particulièrement les petits commerçants entretenant leurs activités non loin des tronçons routiers. 

Quelques années après cette situation de débâcle, surtout après l’expression des cris de détresse de la 

population à travers différents mouvements citoyens, associatifs et sociétés pétrolières, le gouvernement 

provincial s’est résolument engagé à asphalter les artères routières dans la ville ; en collaboration avec les 

sociétés pétrolières. 

Un processus d’asphaltage des routes a été déclenché à partir des années 2006 et s’est étalé sur presque 

sept ou huit ans. Il est donc possible aujourd’hui de faire une bonne partie de la ville de Goma sur les 

routes entièrement asphaltées ; de l’Est (Les volcans, Birere, Murara, Virunga) à l’ouest (Katindo, Himbi, 

Kyeshero, Ndosho) de la ville, du Nord au sud de la ville. A ces niveaux, les axes routiers principaux sont 

entièrement asphaltés tel qu’il peut être constaté, nonobstant les quelques autres axes principaux qui 

restent ; le cas de l’axe Terminus ULPGL vers Ndosho, l’axe Entrée Président-Kibwe-jusque Majengo, … 

Il est impérieux de féliciter les efforts qui tendent à rendre les rues et différentes avenues de la ville 

plus attrayantes. C’est le cas des quelques avenues déjà pavées ; celle reliant la plage du peuple au 

marché d’Allanine, quelques avenues du centre commercial (les volcans et Birere), et quelques autres dans 

différents quartiers. 

Les efforts doivent donc toujours être consentis de façon que toutes les artères routières de la ville soient 

entièrement asphaltées, et plus particulièrement ces artères où les projets d’asphaltage ont visiblement 

commencé mais suspendus pour les raisons que la population ignore. 

Nonobstant tout ce qui est ci-haut dit, il est important de brosser quelques défis sur lesquels il est d’une 

nécessité particulière d’avoir des solutions. 

III. LES DEFIS PARTICULIERS 

  1. Absence de points de stationnement (parking) routiers sur les axes: Cette situation est observable sur 

la quasi-totalité des axes routiers dans la ville de Goma. Actuellement, il est déjà une habitude pour les 

transports en commun de s’arrêter n’importe où sur la chaussée, soit pour déposer un usager ou prendre un 

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autre ou encore pour décharger les marchandises. Le problème trouve toute sa pertinence lorsqu’il s’agit 

des axes routiers exigus. C’est le cas des artères Virunga, Katoyi, Mutinga-Majengo, où ce défi est la cause 

des accidents de circulation à répétition, des embouteillages pendant les heures de pointe, … 

  1. Asphaltage des routes sur les tuyaux de la Regideso : certaines des routes de la ville de Goma 

sont dégradées à cause de l’écoulement des eaux issues des tuyaux souterrains vétustes. Le 

principe serait celui d’une étude minutieuse de l’emplacement des tuyaux avant l’asphaltage. La 

question est celle de savoir si exactement ces études qui devraient se faire en aval étaient-elles 

menées réellement. Le cas pratique est celui de la route « Kilomètre témoin » construite par le 

gouvernement provincial du Nord-Kivu. Elle est aujourd’hui menacée par des tuyaux souterrains 

endommagés, ainsi les eaux la rendent sale et glissante. 

  1. Absence du système de drainage et canalisation des eaux de pluie : ce défi est aussi important et 

nécessite une attention particulière. En effet, pendant la saison pluvieuse, il est constaté que certains axes 

routiers ; dépourvus du système de canalisation d’eau, sont couverts des flaques d’eau et ainsi développent 

auprès des parcelles avoisinantes de la rue des maladies… c’est le cas de l’avenue Hon. Julien Paluku qui 

se transforme en rivière lors de grandes pluies. 

  1. L’absence de l’éclairage public sur certains tronçons routiers : cet aspect est un facteur important dans 

les axes routiers d’une ville. Il permet à ce que les personnes et les biens circulent facilement pendant les 

heures nocturnes. Il réduit aussi le taux de criminalité sur les voies de circulation. Mais malheureusement, 

dans la ville de Goma, seuls quelques artères routières sont éclairées. Sans citer celles qui sont éclairées, il 

est important de rappeler que les endroits non éclairés sont le foyer des accidents pendant les heures 

nocturnes, des vols sous diverses formes. En revanche, les routes soit disant éclairées ne le sont pas en 

pratique suite au manque de service permanent de maintenance. 

  1. Le non-respect du code de la route par certains usagers : certains conducteurs utilisant la voie routière 

dans la ville ne sont pas respectueux du code de la route, suite à sa méconnaissance ou à la négligence, tel 

que le mauvais stationnement, l’excès de vitesse, l’ivresse au volant, le mauvais chargement, l’absence de 

documents requis, etc. Il en est aussi le cas de certains éléments de la police spéciale de circulation routière 

qui s’évertuent dans de pratiques honteuses, notamment le pot de vin et les arrestations arbitraires. Cette 

situation est la cause d’un nombre important d’accidents sur les artères routiers de la ville. 

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  1. L’emplacement conflictuel des poteaux de la SOCODEE et ceux de Virunga Sarl : Cette question est 

importante et nécessite une réponse rapide, avant que les conséquences ne soient fâcheuses sur la vie de 

la population. En effet, depuis que les sociétés de distribution du courant électrique sont en concurrence ; 

suite à la libéralisation du secteur d’électricité, il est observé une situation inquiétante dans la façon dont les 

poteaux sont arrangés le long des chaussées dans la ville de Goma. Ils ne sont pas distants les uns des 

autres, à tel enseigne que les fils conducteurs du courant risqueront plus tard de se croiser et causer 

d’énormes dégâts. Cette situation peut s’observer sur les artères de Katoyi, Virunga, Majengo, et même 

dans les quartiers extrêmes de la ville (Turunga, Buhene, …). 

  1. Absence de panneaux de signalisation sur les artères : sur plusieurs artères de la ville, il se remarque 

une absence de panneaux de signalisation, alors que cela est requis par le Code de la route. Cette situation 

est particulièrement constatée pour la traversée de la route par les piétons où beaucoup de conducteurs ne 

réduisent pas la vitesse à l’approche de piétons, en particulier les enfants (élèves) ; cela est à la base de 

plusieurs accidents sur les routes en ville de Goma. 

  1. Absence des bancs publics pour les piétons le long des avenues : plusieurs routes des avenues n’ont 

pas de bancs pour les piétons, ce qui les expose aux accidents de circulation. Aussi, les personnes à 

mobilité réduite, les vielles personnes et les enfants ont du mal à parcourir de longues distances sans avoir 

de banc pour se mettre avant de poursuivre leur route. Il en est par exemple de la route allant de rond-point 

Birere à l’Aéroport International de Goma, Grande barrière jusqu’à Rond-point Signers, … 

  1. Absence des allés pour vélos ou chukudus : compte tenu du nombre croissant de véhicules et motos en 

circulation, les utilisateurs de vélos et chukudus courent plusieurs risques à cause de l’absence des allées 

destinées pour eux et sont également parfois à la base des embouteillages devenus de plus en plus 

fréquents dans la ville de Goma. 

  1. RECOMMANDATIONS 

Au vu de ce qui précède, la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création recommande à l’Autorité 

Provinciale de : 

  1. Mettre en place un programme de rénovation des routes de la ville de Goma, notamment en : érigeant des 

points de stationnement sur les principales artères et en construisant de canalisations d’eau, notamment sur 

les axes routiers Majengo et Katoyi ; en asphaltant ou en pavant les routes restantes ; 

  1. Coopérer avec les sociétés d’électricité, et en partenariat avec la mairie de Goma, pour le renforcement du 

réseau d’éclairage public sur les principales artères routières ; 

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  1. Poursuivre avec la réhabilitation des routes et l’entretien des routes secondaires pour désengorger les 

principales artères routières ; et ce dans l’approche partenariat public-privé ; 

  1. Revisiter et aménager des ronds point et autres croisements des artères où la circulation est très élevée 

tels que: Rond- point Birere, Instigo, Mutinga, Entrée Président, terminus ULPGL, Entrée Kilijiwe… 

  1. Renforcer les capacités des éléments de la police spéciale de circulation routière (PSCR) en matière du 

Code de la route et les droits de l’Homme ; 

  1. Doter la Police Spéciale de Circulation Routière des équipements modernes, tels que les appareils pour 

mesurer l’excès de vitesse et l’alcoolémie ; 

  1. Poursuivre avec l’installation de panneaux de signalisation routière en dotant la Commission Nationale de 

Prévention Routière (CNPR) de moyens conséquents ; 

  1. Installer des feux de signalisation au niveau de certaines bifurcations, telles que mutinga, entrée musée sur 

la route Katindo, etc. ; 

  1. Contrôler la réglementation de la délivrance de permis de conduire par les services habilités ; 
  2. Instruire le Maire de la ville à réglementer le transport de personnes dans la ville en partenariat avec les 

associations de conducteurs de véhicules et motos ; 

  1. Eriger des allées pour les vélos et chukudus, particulièrement sur la route majengo fréquemment utilisée par 

les chukudus en provenance du marché de Kibumba et autres routes similaires ; 

  1. Annuler les allers-retours et recommander le « one way » dans les axes étroits tels que MUTINGA-KATOYI- 

Majengo 

  1. Aménager des bancs ou strates pour les piétons sur les grandes artères de la ville de Goma. 

Fait à Goma, le 10 Décembre 2019 

Pour la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la 

Création 

Me KAMBALE SONDIRYA Christian 

Coordonnateur 

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