Les Jeunes de la CBCA ont réconforté les prisonniers de Goma

Mille sept cent quatre vingt quinze prisonniers ont été réconfortés par les jeunes issus des clubs de paix de la commission Justice Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC/CBCA). Ces prisonniers de Munzenze ont reçu la parole de Dieu et des vivres ce dimanche 17 avril 2016.
Il était 13h quand 500 jeunes venus des différentes paroisses de Goma se sont rassemblés dans le temple

Mr Syamakuka, officiant du jour

Mr Syamakuka, officiant du jour

de la CBCA Virunga. Avant de concrétiser leurs visions, ils ont passé 60 minutes dans la présence de Dieu. Ces jeunes filles et garçons s’étaient engagés pour le changement, la justice et la réconciliation. Cinq chorales ont agrémenté ce moment par la musique de paix. L’officiant du jour, Evangéliste SYAMAKUKA, a rappelé aux jeunes que, visiter un prisonnier c’est visiter Dieu lui-même, selon Matthieu 25, 36 : ’’J’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez soigné. J’étais en prison, et vous êtes venus à moi’’.

Critères d’un jeune engagé pour la réconciliation

Dans sa courte prédication, le Pasteur Mugenyi a d’abord félicité ces jeunes engagés pour un grand

Rév. Pasteur Mugenyi, Prédicateur du jour

Rév. Pasteur Mugenyi, Prédicateur du jour

travail de réconciliation. Ensuite, il a rappelé les critères d’un jeune engagé pour le changement, la justice et la réconciliation. S’appuyant sur Esaïe 58 : 6-11, le Pasteur décrit que ce jeune doit être réconcilié avec Dieu avant de réconcilier d’autres. Il doit être libéré de l’esclavagisme du péché. Un aveugle ne peut pas conduire l’autre, a-t-il renchéri. C’est qui est surprenant c’est qu’il n’ya plus de différence entre certains jeunes de l’église et les païens. Ils commettent les mêmes péchés et portent les mêmes habits sexys, etc. Le Pasteur Mugenyi a souligné que seul le jeune né de nouveau et affranchi fait des choses avec précision. Il court non pas en battant l’air. Dieu a promis multiples bénédictions à celui qui a choisi le ministère de la réconciliation : d’abord Dieu répond à sa prière et le protège, il est comme un arbre planté au bord de l’océan et produisant des bons fruits. Le jeune affranchi a la passion des âmes qui l’anime d’aller vers les captifs, a-t-il insisté.

Comme si un tremblement de terre secouait la prison MUNZENZE

Vivres

Vivres

Les jeunes ont distribué des produits vivriers à 1.700 hommes, 50 mineurs et 45 femmes. Ils ont transformé la prison centrale de Munzenze en un lieu de louange, d’adoration et de prière. Les prisonniers accompagnaient les jeunes en battant le tambour. Un jeune intercesseur croyait qu’un violent tremblement de terre secouerait la prison et toutes les portent s’ouvriraient à l’instant même et les chaînes de tous les prisonniers se détacheraient, comme c’était le cas vécu par Paul et Silas dans la

Ok

En route vers la prison Centrale de  Munzenze

prison de Philippes. Néanmoins pendant ce moment dans la présence de Dieu, quoique les portes de la prison Munzenze ne s’étaient pas physiquement ouvertes, l’Esprit du Seigneur a pu délivrer plusieurs de leurs chaines spirituelles en leurs accordant le salut et la guérison de leurs blessures intérieures. A l’occasion, chaque jeune s’est entretenu avec au moins un prisonnier. Pendant ces entretiens plusieurs prisonniers ont pu se décharger, et ont pu faire la paix avec Dieu.

La vie en prison

Les conditions de détention au sein de la prison centrale de Munzenze à Goma sont déplorables.

Prison centrale de Munzenze

Prison centrale de Munzenze

Entassés dans la cour centrale de cette maison pénitentiaire, certains détenus tentent d’apaiser leur faim, en se nourrissant chaque jour de cinq cuillères de haricots qu’ils négocient auprès d’autres détenus. Comme toutes les cellules de la prison sont occupées, on laisse les autres détenus dehors comme troupeaux des chèvres. Qu’il pleuve ou qu’il neige, ils sont là-bas». Seul le bloc qui abrite les femmes et les adolescents semble respecter les conditions minima de détention. Pourtant ces hommes, femmes et adolescents sont nos frères, nos sœurs, nos mères, nos enfants, nos pères; et sont dignes de notre amour et de notre respects. A tout moment que nous pouvons prier, manger, boire, gagner quelque argent, dormir paisiblement ou nous habiller confortablement, pensons aux prisonniers.

Du reste, nous supplions les autorités de notre pays à penser aux prisonniers par l’amélioration de leurs conditions carcérales et par l’administration juste et rapide de la justice en vue de la restauration de leur humanité ainsi que de la guérison de leurs blessures.

Par Noëlla Kyamutsongeri
Sous la Supervision de Me Kambale Sondirya Christian

0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *