Les élèves de l’Institut Majengo de la CBCA protestent contre la disparition de leur collègue.

C’est depuis le matin du lundi 22 janvier 2018 que l’on a plus de nouvelles du jeune Kambere Mutaka Joël de 6e Math-Physique. Alors qu’il a quitté le toit parental pour se diriger à l’école, ses collègues ne l’ont pas vu à l’école et il n’est plus rentré à la maison. Jusqu’à ce jour, sa famille, aussi bien l’école n’ont aucune nouvelle de lui, si bien que son numéro téléphonique n’est plus en ligne. Après plusieurs tentatives de recherche menées par les responsables de l’école et le comité des élèves, le jeune Joël est resté injoignable. Pris de peur et poussés par un sentiment d’inquiétude, plusieurs élèves estimés à plus de 700 personnes ont décidé de descendre dans la rue et se sont dirigés jusqu’au bureau de la Coordination des Écoles de la CBCA (Secrétariat Général) situé au centre ville. Une délégation de ces élèves a été reçue par les responsables de la Coordination, en présence du commandant adjoint de la police en ville de Goma qui était envoyé par le Commissaire provincial adjoint de la PNC, se trouvant lui-même à l’extérieur du bureau de la Coordination avec une équipe de policiers et du responsable urbain de l’ANR. Ayant compris les revendications des élèves, les responsables de la sécurité ont promis qu’ils vont s’impliquer dans la recherche en vue de retrouver le jeune Joël. C’est alors que les élèves ont été sensibilisés par le Coordinateur ad intérim, Mr Kasiki de rentrer chez eux, étant donné que les autorités de la police ont promis de s’y impliquer. Par ailleurs, les élèves ont déclaré avoir déposé, par le truchement de l’un d’eux, un mémorandum au bureau du Maire de la ville pour réclamer que leur collègue soit retrouvé. Etant convaincus, les élèves sont rentrés sous l’encadrement de la police pour éviter toute atteinte à l’ordre public. Le droit à la protection étant l’un des droits fondamentaux reconnus à l’enfant, l’État a le devoir de le garantir. Enfin, Il y a lieu de louer le courage manifesté par les jeunes élèves de mener le plaidoyer par eux-mêmes pour la revendication non violente de leur droit.
Desk Communication CBCA

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