« La guérison des souvenirs ou traumatismes et la délivrance »

« Les Eglises membres de la Mission Evangélique Unie (MEU) en Afrique devraient renforcer et harmoniser le ministère de délivrance, et former les membres des groupes de prière en détraumatisation et en psychologie de base. »

Ce fut la principale recommandation d’un groupe de réflexion sur « La guérison des souvenirs ou traumatismes et la délivrance» qui a réuni 19 participants des Églises anglicane et Presbytérienne du Rwanda (EAR et EPR), la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (CBCA) à l’Est de la R.D.Congo ainsi que l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC). Organisé par le Secrétaire Exécutif de la MEU pour l’évangélisation, le Dr Claudia Währisch-Oblau, accompagnée  d’un psychiatre allemand, le Dr Martin Grabe, ce groupe de réflexion a cherché à mettre les pasteurs dans un système de dialogue ensemble avec les professionnels de la santé mentale pour comment la coopération entre les deux champs pourraient enrichir le travail de détraumatisation dans les églises respectives, ainsi que le ministère de délivrance.

Les participants réunis à Goma, ont pris le temps de visiter les services de délivrance de la CBCA ainsi que d’une «église de réveil» local ; un hôpital psychiatrique dirigé par l’Eglise catholique, et un centre d’écoute de la CBCA, pour se donner une image réel de ce qui se fait exactement.

Discutant de cas concrets, le groupe de participants s’est rendu compte que beaucoup de gens qui cherchent la délivrance des démons n’ont seulement pas de problèmes spirituels, mais aussi mentaux, médicaux et sociaux. Une approche holistique effective devrait donc inclure une aide psychologique et médicale, le counseling pastoral, et  la prière pour la délivrance dans le cas échéant. Comme les groupes de prière impliqués dans le ministère de délivrance sont généralement composé de fidèles laïcs, la nécessité de leur formation en psychologie de base et de détraumatisation a été jugée primordiale. Cela exige que le groupe lui-même engagé élabore un programme pour ces formations.

La rencontre entre les pasteurs et les professionnels de la santé mentale était une première pour la plupart des participants, et a généré beaucoup de matériel de discussions qui allaient souvent jusqu’à plutard dans la nuit.

Par Hulda Vagheni

0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *