Formation des formateurs sur l’approche « Do no harm » au Cameroun

La CBCA représentée par Me Jacques Nzanzu de la comission Justice Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC) et Mr Augustin Mufumu du CAPA Bukavu, a participé du 03 au 12 Décembre 2018, à l’atelier de formation sur l’approche « Do no harm », organisé par Pain Pour le Monde en partenariat avec l’ONG Zenu Network, dans la ville de Mbalmayo à 40 km de Yaoundé Cameroun. Au total 42 personnes issues des organisations partenaires de Pain Pour le Monde et membres du Réseau Service Civil pour la Paix, SCP en sigle du Cameroun, de la RDC de l’Allemagne et de la France  ont pris part à cette formation des formateurs. L’atelier qui s’est tenu au Centre d’Accueil du diocèse catholique de Mbalmayo avait pour objectif de renforcer les partenaires PPLM dans l’approche « Ne pas nuire », afin qu’ils soient sensibilisés dans leur attitude à réduire les  effets négatifs et découvrir les options positives.

Sur le plan méthodologique, l’équipe de formateurs a recouru à diverses approches pédagogiques, notamment les jeux des rôles, les simulations, les focus groups, les exposés, le partage d’expériences, etc.

 

Les facilitateurs sont revenus sur le module relatif à la gestion du cycle de projet qui se résume en l’identification des besoins, la planification, la mise en œuvre et l’évaluation. Ils ont abordé l’analyse du contexte selon l’approche « Do no harm », l’analyse de diviseurs (les facteurs et les acteurs qui constituent un frein à la paix) et des connecteurs (les facteurs et les acteurs qui constituent des opportunités de paix) selon une approche dénommée « SAVES », c’est-à-dire Structures et institutions, Attitudes et actions, Valeurs et intérêts, Expériences, Symboles et événements.

Le module sur l’analyse du programme ou du projet selon l’approche « Do no Harm » a permis aux participants de comprendre qu’à chaque étape du projet, il faut tenir compte des connecteurs et des diviseurs.  L’impact du projet sur le contexte consiste à analyser les actions et le transfert des ressources, ainsi que l’analyse de comportements des acteurs selon l’approche RAFT (Respect, Accountability ou rédevabilité, Fairness ou équité et Transparency ou transparence). Il convient d’analyser si les interventions et les comportements auprès de bénéficiaires renforcent les capacités de paix ou  les divisions.

 

D’autres modules ont porté sur la gestion de stress, la cartographie des acteurs ou Actors mapping analysis qui analyse la relation entre différents acteurs dans une certaine région de conflits et le profil historique qui est un outil permettant de retracer les événements passés, favorise la compréhension du contexte et contrôle l’évolution de l’environnement et des comportements. Une introduction de l’approche RPP ou Reflections on Peace Practices qui est un processus d’apprentissage provenant des expériences dans la mise en œuvre du projet de prévention et résolution des conflits dans le but de promouvoir l’efficacité des actions.

 

Etant donné que l’atelier a consisté à former les formateurs dans l’approche « Do no harm », une journée pédagogique a été consacrée à l’application où 84 leaders des organisations oeuvrant dans le domaine de la paix et du développement en provenance de Yaoundé et de Mbalmayo ont pris part à une formation présentée par six équipes constituées de formateurs parmi les participants à l’atelier.

 

Satisfaits des acquis de la formation, une journée a été consacrée à l’excursion où les participants ont visité certains sites, tels que l’Ecole nationale des eaux et forêts, le monastère catholique et la tombe du célèbre écrivain Alexandre Biyiki connu sous le nom de Mongo Beti.

 

Me Jacques Nzanzu 

 

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