Culture de paix et la non violence dans les écoles

Comment installer dans nos écoles la culture de la paix au vu du contexte particulièrement difficile qui prévaut à l’Est de la RDC ?

Tel a été la thématique autour de laquelle ont tournées divers présentations et exercices de groupe dans un atelier tenu au Cap Tuneko du 3 au 6 Fév. 2019 en ville de Goma; réunissant les Coordinateurs des écoles conventionnées Protestantes ECP, les agents des Coordinations, les Chefs d’Etablissements scolaires, les enseignants,  les Aumôniers scolaires ainsi que certains élèves, tous des du Nord et Sud-Kivu à l’Est de la RDC.

Dans sa méditation Biblique dite avant l’ouverture officielle de cette activité, le Président et représentant Légal de la CBCA, le Rev Dr Samuel Ngayihembako a parlé du « paradoxe de la progéniture dans nos familles congolaises ». Il a tiré son message du livre des Psaumes 127 : 3-5 « des enfants, voilà les vrais biens de la famille ».

En effet,  en Afrique on veut avoir des enfants, mais que faire des ces enfants dont la plupart sont abandonnés.  L’image de flèches dans la main d’un guerrier  réfère à une bonne éducation qui les prépare à devenir des responsables  et non pas l’image que nous vivons aujourd’hui. « Heureux l’homme qui peut en remplir son carquois », ce que nous observons ce sont de classes pléthoriques qui constituent une forme de violence. Ce passage se réfère plutôt à la robustesse intellectuelle (des enfants bien instruits), et physique (bien nourris, soignés).

«  Il ne risque pas d’être humilié quand il plaide contre ses adversaires », le spectacle est désolant car la guerre avec les milices, les enfants mal nourris, pourchassés de leurs villages qui subisse de violence.

De la violence en milieu scolaire : le système scolaire présente aussi de formes de violences, les enfants ont peur d’échouer, d’être grondés ; le cas d’apprentissage de langues apparaît comme une forme de violence : l’enfant est contraint d’apprendre non seulement le français, l’anglais, le swahili et l’exigence de la langue vernaculaire.

De la main de sa tendre maman pour aller vers…. L’école doit devenir rassurante

Si l’école peut devenir pour nos enfants un lieu de refuge, alors les enfants deviendront une bénédiction. A-t-il conclu avant de lancer officiellement les activités de cette formation.

Prenant la parole, Mme Julia a donné l’orientation historique, l’étude et objectifs de la rencontre, elle a rappelé l’importance de l’éducation à la paix et la transformation des conflits dans les écoles.

L’atelier consistait à avoir une idée plus globale dans l’accompagnement des écoles et l’implication dans  la prévention de la violence en milieu scolaire et renforcer la culture de la paix, mettre à niveau les participants sur le contenu de l’étude de base, dénoncer les défis de la prévention  de la violence.

Les discussions se sont articulées autour de :

  • La typologie des conflits et de la violence,
  • Gestion des conflits dans nos écoles,
  • Partenaires et autres acteurs parascolaires,
  • Quatre sujets de recommandation,
  • Planification de l’atelier sur les méthodes différentes

 

Parlant de la notion du triangle de la violence, Mme Julia a fit. Ce triangle a été élaboré par Johan SALTUNG. D’après cet auteur, il ya la violence directe, la violence structurelle et la violence culturelle.

  • La violence directe : attaques verbales, psychologiques, physiques et les formes de violences liées à la discipline comme les insultes, le dénigrement, etc.
  • La violence structurelle : c’est la violence créée par des structures politiques, économiques, voire religieuses. Elle se manifeste à travers les discriminations fondées sur le racisme, tribalisme, les idéologies, discrimination liée au genre, etc), la stigmatisation des groupes marginalisés, les injustices entre les riches et les pauvres. La violence structurelle est souvent la base de la violence directe.
  • La violence culturelle : elle est souvent utilisée pour justifier ou légitimer la violence directe et se manifeste à travers de symboles et langages. Il existe beaucoup de liens entre la violence structurelle et la violence culturelle.

L’exemple du colonialisme dont les structures étaient fondées sur le racisme et a développé le concept de civilisé et de non civilisé et cela a justifié les formes de violences causées par le système colonial.

« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix » dit Jésus. L’apôtre Paul dit que Christ est notre paix : c’est lui qui nous réconcilie avec le père et qui nous aide à nous réconcilier avec les autres.

C’est au travers de l’enseignement de Jésus que la culture de la paix est semée dans nos cœurs. Il a donc rappelé l’importance de l’enseignement dans l’enracinement de la culture de la paix. Le remède contre la violence n’est pas la violence mais plutôt l’enseignement de la paix. Enfin, le prédicateur a lu le passage de l’épitre aux Philippiens chapitre 4, verset 7 « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. » ; avant de prononcer la prière de bénédiction. A conclu le Président et représentant Légal de la CBCA, Dr Samuel Ngayihembako, après la remise de certificats aux participants à cette formation.

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