Au moins neuf personnes ont été tuées mardi 5 juillet par des présumés rebelles ADF dans les localités de Tenambo, Nzanza et Mamiki, dans la cité d’Oicha, à 30 Km de la ville de Beni (Nord-Kivu), Bilan est encore provisoire.

Les sources renseignent que ces présumés ADF ont opéré de 4 heures à 6 heures  sous une forte pluie. Alors que certains combattants pillaient les habitations, vivres et petits bétails, d’autres tiraient des coups de feu en l’air ou sur la population, soit massacraient à coup de machettes, rapporte l’administrateur du territoire.

Des recherches se poursuivent pour retrouver d’autres victimes éventuelles, précise l’administrateur du territoire de Beni Mr Amisi Kalonda.

Pour la Société civile de Beni, les forces de sécurité n’ont pas anticipé cette menace des ADF, parce que ces derniers avaient fait circuler  des tracts dans la ville de Beni et dans le territoire qui porte le même nom, annonçant une attaque imminente.

« Les autorités auraient dû prendre certaines dispositions pour contrer l’ennemi. Aujourd’hui, il est entré au centre du Chef-lieu du territoire de Beni. Il vient de créer désolation », a déploré Teddy Kataliko, Président de la société civile de Beni.

Il appelle les autorités à collaborer beaucoup plus avec la population et de prendre au sérieux les messages qui arrivent.
« Nous estimons qu’il est temps qu’on prenne les dispositions tout autour d’Oicha et de Beni pour éviter le pire », recommande Teddy Kataliko.

De nombreux civils quittent l’Est de la cité d’Oicha et se dirigent vers l’Ouest, pour se mettre à l’abri, rapportent les sources locales.

Cette attaque vient deux jours après la desolation qui a cause au moins 17 personnes qui ont été tuées mardi 3 mai dans la soirée par des présumés rebelles ADF à Minibo et Mutsonge, deux quartiers situés environ 60 kilomètres au Nord-Est de la ville de Beni au Nord-Kivu.

Des sources locales indiquent qu’entre 17 heures et 21 heures, les assaillants se sont introduits dans les deux quartiers et ont attaqué les habitants dans leurs domiciles.

Les mêmes sources rapportent que les assaillants ont attaqué les civils à la machette pour ne pas alerter les militaires et la mission onusienne basés dans la région.

Le porte-parole des opérations Sokola 1, lieutenant Mak Hazukay, fait état d’au moins 17 morts dont 10 femmes et 5 enfants.

Il indique que ce bilan est encore provisoire,  ajoutant que l’information relative à la présence des présumés ADF dans la région est parvenue avec retard aux militaires.

Selon d’autres sources militaires, le général major Etienne Kasereka, commandant adjoint en charge des opérations dans la 3e zone de défense de l’armée, est arrivé ce mercredi 4 mai dans la matinée à Baungachu-Luna, la localité où a perpétré ce massacre.

L’officier s’y serait rendu pour évaluer la situation et prendre les dispositions pour protéger les civils.

«Négligence» de l’armée

En réaction à ces massacres, la société civile de Beni a déploré «négligence» de la part des Forces armées de la RDC (FARDC) et des troupes de la Monusco, dont les bases, d’après elle, sont situées à environ 300 mètres seulement du lieu des massacres. Le président de cette structure citoyenne, Teddy Kataliko, précise même que des alertes avaient été données par la population, quelques heures avant le drame:

«On ne sent pas la protection des civils. Donc, ces assaillants sont venus s’infiltrer dans des maisons. La population a commencé à crier. Et c’est seulement vers 19 heures quart qu’on a eu la première intervention. Malheureusement l’assaillant venait de faire tout ce qu’il a fait et s’est retiré.»

La société civile dénonce donc «une certaine inefficacité par rapport à la gestion même de l’information. Parce que, la population a fait sa part et qu’il aurait moyen de prendre des dispositions utiles pour contrer l’ennemi

Mais, Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu, n’est pas de cet avis. Il estime que les efforts sont menés sur le terrain pour face à ces rebelles ougandais:

«Avec ce nombre des morts, c’est normal que toute sorte de qualificatif puisse sortir de la bouche d’une population désespérée. Nous ne pouvons pas négliger les efforts des Forces armées de la République, qui ont été menés jusque-là. Mais, nous ne pouvons négliger également ce nombre de morts. Ce qui nous amène à pouvoir renforcer les stratégies sur le terrain pour que la population soit vraiment rassurée que nous sommes tous déterminés avec elle, à bouter dehors l’ennemi.»

Entre-temps, des recherches pour retrouver d’autres victimes se poursuivent sur le terrain.

Ce nouveau massacre intervient après un mois d’accalmie dans le territoire de Beni.

Au cours de ces deux dernières années, plusieurs massacres ont été perpétrés contre les populations civiles par des miliciens, faisant au moins 1000 morts selon des responsables de la société civile de Beni, Butembo et Lubero.

L’Evangéliste Muhongya Musali Zacharie, père biologique du troisième  Représentant Légal honoraire de la CBCA, le Rév.André Paluku KIVIKWAMO a rendu l’âme le 26 Juin 2016 à Katwa Kavisa Butembo après une longue maladie. Il meurt à l’age de 86 ans, après avoir servit Dieu dans la CBCA pendant beaucoup d’années de son vivant.

plus de détails vous les aurez incessamment

Elle vient de finir sa course à l’âge de 92 ans

La mort de Mme Kanyere Kalendi est survenue le 24 Juin 2016 à l’hopital Général de Katwa.

C’est depuis 1927 qu’elle a eu l’initiative du ministère de la femme dans la CBCA. Elle avait trouvé important de rassembler les femmes pour la prière, les enseignements et échanges voyant la responsabilité d’une mère dans l’église ainsi que dans sa famille. Si les cultes de réconfort sont pris en considération dans les églises de la CBCA, c’est également par son courage que l’idée a été prise en compte. Et donc si nous avons le Département de femme et famille aujourd’hui, elle est la conceptrice de l‘idée encouragée par les leaders ecclésiastiques en 1948.
En 1965, Mme Kalendi Kanyere accompagnée d’Esther Kyakimwa
Tasimusyo, Masika Adeline Mobile, Martha et maman Kembamba Mukeveri ont participés à une conférence des femmes de la CECA 20 , conférence qui entrait dans le cadre d’encouragement et de renforcement des capacités des femmes et leur rôle à jouer pour contribuer à l’œuvre de Dieu. Le courage de cette femme et de celles qui l’accompagnait a fait que l’Assemblée Générale de la CBCA valide le ministère de la femme et l’autoriser à organiser des réunions. Elle est parmi ceux qui ont soutenu la fondation du centre de santé Virunga, CEPROMI Kanyabayonga et le centre de foyer social et alphabétisation pour les adultes.

Rappelons que lorsque la CBCA célébrait ses 50 ans d’existence à Kitsombiro, la CBCA lui a décerné un diplôme de mérite pour son grand courage et travail abattu pour le ministère de la femme CBCA.
Et qu’on dise comme Paul, « J’ai combattu le bon combat, j’ai fini ma course… » Elle meurt à l’âge de 92ans. Mentionnons que la disparue Kanyere Kalendi est la mère biologique de Maman Walire , directrice honoraire du Département Femme et famille CBCA.

La Redaction

De la fournaise à la Vie, expérience vécu ce matin à Goma

imageC’est plus qu’un miracle que Dieu vient d’opérer ce matin en ville de Goma, plus particulièrement dans la CBCA, Dieu vient de nous épargner d’un drame. Alors qu’une délégation de la CBCA composée du Rév. Dr José da Silva en provenance du Canada CBM, Rév. Fataki sec DEMV, RÉV Jonas MUSAMBA Evangéliste communautaire CBCA se rendait à Butembo ce matin avec la compagnie busy bee, l’avion ne pouvait pas atterrir parce-que l’un des pneus n’a pas engagé.image

Difficile d’atterrir sur l’aérodrome de Butembo avec probabilité de crash, le pilote a retourné l’avion à Goma avec autorisation du Ministre de Transport et les autorités de la RVA.
Arrivé à Goma, au dessus de la ville de Goma et sur le lac Kivu il a fallu forcer l’atterrissage après avoir vidé le benzène, avec Tous les risques possible et un désespoir total de la part de passagers et ceux qui assistaient comment ça va se passer.

Le pilote a d’abord vidé son réservoir avant de forcer sur le piste à Goma avec deux pneus. DIEU MERCI, L’engin a glissé et s’est Dirigé à côté dans l’herbe!!! Aucun mort sauf des hypertensions, émotions terrible… DIEU EST GRAND.
Des larmes, étonnement !!!!! Des témoignages….
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Le Dr Molo qui priait dans son bureau, très emotionné et emerveilleux par ce que Dieu vient de faire en ce jour, n’a pas hesiter à  a réunir ses agents pour glorifier et rendre grace à Dieu ensemble avec la délégation qui voyageait, moment plein d’émotion grande de joie. (Une vidéo ici. Ouvrir ce lien) trim.BFE21780-1DEC-4D57-8C87-8186AD271B75

c’était vraiment à l’école de Dieu d’expérimenter la fournaise , méditation donné une journée avant ce jour par le même Dr José da Silva qui a également vécu l’événement. vous pouvez lire ce à quoi consistait le message dans l’article qui précède celui ci. DIEU EST VRAIMENT GRAND.DSC_0509

Par Hulda Vagheni

le Rév. DR. José da Silva visite la CBCA

c’est dans le cadre de la reforme des programmes de l’Institut Biblique de Katwa et MUKU que le Rév. Dr. José da Silva, consultant de Canadian Baptist Ministry ( CBM), visite la CBCA en date du 20 juin 2016. Ayant une mission de 4 jours, le Rév. Dr José vient pour le renforcement de capacité des enseignants de ces institutions.
Dans sa méditation basée sur le texte tiré du livre de Daniel 3, donné ce 20 juin au bureau du Secrétariat général de la CBCA, le Dr a interpellé les agents à ne pas être des personnes qui profitent d’une transformation qui est entrain de prendre place mais plutôt de s’évaluer pour voir à quel degré chacun contribue à cette transformation à l’instar de Schadrack Méshac et Abed Nego. un rêve sans action forme des rêveurs mais une vision suivie des actions forme des missionnaires qui aboutissent à une transformation a -t-il martelé. Malgré les difficultés qu’on affronte, dans la noirceur terrible, la confiance que nous avons en Christ peut nous rassurer de sa présence quotidienne à nos cotés. et de dire comme Schadrack, Méshac et Abed Nego au Roi Nebucadnetsar  » nous n’avons pas besoin de te répondre là-dessus. » . tel a été sa conclusion saluée par toute l’audience.

Renforcement des liens avec OIKOCREDIT

photo Dir PolisiL’Assemblée générale annuelle d’Oikocredit tenue le 9 Juin dernier en Hollande vient d’élire Mr Polisi Kivava comme membre du Conseil.

Oikocrédit est une coopérative œcuménique fondée en 1968 par le Conseil Œcuméniques des Eglises. Le but de sa création était de lutter contre la pauvreté en accordant des prêts en tenant compte des valeurs éthiques de développement, contrairement aux institutions financières qui généralement se focalisent premièrement sur l’intérêt maximum, frisant ainsi souvent l’exploitation même des pauvres.

Cette élection est le fruit de la combinaison du plaidoyer en faveur de l’implication du Congo dans les activités de Oikocredit et du soutien de l’Eglise de la Westphalie, membre de la VEM. En effet c’est depuis plus de vingt ans que la CBCA est membre mais non actif. Même les efforts de sollicitation des prêts auprès de la Coopérative étaient restés vains. Pour les dirigeants de la Coopératives, la persistance de la guerre au Congo constituait un handicap majeur. Cette situation avait plongé le pays dans un isolement et peu d’institutions financières s’intéressaient à investir dans le pays.

Avec l’entrée de Polisi dans le Conseil d’Oikocredit, il sera plus facile d’attirer l’attention des dirigeants de la Coopérative non seulement sur le travail de développement de notre Communauté en faveur de nos membres mais aussi sur le sort des populations de notre pays qui ont été appauvries par plusieurs années de guerres.

La préservation de l’environnement sain, une préoccupation pour la CBCA

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C’est dans l’objectif d’améliorer la gestion des déchets dans le rayon d’action de la CBCA que les leaders de noyaux Justice Paix et Sauvegarde de la Création en ville de Goma ont été réunis dans un séminaire organisé par la JPSC le vendredi 09 juin 2016 dans la grande salle du CAP Tuneko à Goma dans la Province du Nord-Kivu / RDC. Ce séminaire est en marge de la célébration de la journée mondiale et vise à sensibiliser et informer la population sur les comportements plus respectueux de l’environnement ; développer un outil de sensibilisation qui puisse répondre aux interrogations des citoyens en matière de gestion des déchets et réfléchir sur les stratégies les mieux adaptées au contexte pour la gestion rationnelle des déchets.
Ouvert officiellement par le Président et RL CBCA, le Rév. Dr Kakule Molo a donné un message de remerciement et de satisfaction pour l’organisation de ce genre d’activité par l’église porteuse de la mission intégrale pour le bien-être de l’humanité. Dans son message fondé sur le livre de Gén 2 :15, il a rappelé aux participants leur responsabilité d’intendance de l’environnement les interpellant de bien gérer ce don précieux donné par Dieu le créateur.DSC_0474
En effet, la gestion des déchets étant l’un de problèmes environnementaux majeurs qui se pose dans notre société, l’ampleur des activités commerciales et industrielles est particulièrement à la base de la prolifération des déchets dans nos villes. Outre les déchets industriels et commerciaux, une autre catégorie est constituée des déchets ménagers. Le processus de gestion des déchets doit avoir comme objectif essentiel la protection de la santé de l’homme et de l’environnement contre les effets préjudiciables causés par le ramassage, le transport, le traitement, le stockage et le dépôt des déchets.
En revanche, l’absence d’un système de réglementation en RDC est l’une de causes principales des désordres observés dans nos villes où les immondices sont jetées n’importe où (notamment les sachets en plastiques), absence d’installations hygiéniques publiques, rareté des décharges publiques, tout cela entraine ainsi des conséquences sanitaires (maladies de mains sales, respiratoires et dermatologiques) et environnementales (pollution, insalubrité, destruction du sol).
Devant ce sombre tableau, l’Eglise se trouve interpellée, c’est ainsi que la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création, JPSC en sigle s’investit dans la sensibilisation et la conscientisation des chrétiens et la population en général pour bien gérer les déchets. Cette action de l’Eglise accompagne la politique de l’autorité urbaine de Goma qui a dernièrement pris une série de mesures visant à rendre la ville propre en collaboration avec l’ONG CARITAS.
Deux intervenants ont facilités ce séminaire parmi eux, Me Jacques NZANZU, consultant permanant à la JPSC qui a parlé en premier lieu de «La préservation de l’environnement : lutte contre les comportements favorisant la destruction de l’environnement». Dans son exposé, il a décrit les composantes de l’environnement tout en soulignant que la dégradation environnementale est une menace pour l’humanité présente et celle de l’avenir. Faisant allusion à l’impact des actions posées par l’homme sur l’environnement, il a cité la démographie, le développement économique, la pollution de l’air, la perte de la biodiversité, la rareté des ressources naturelles…
A voir l’échelle planétaire, les effets de la pollution atmosphérique sont à la base du réchauffement climatique qui accroit ces derniers temps et qui est dû au rejet massif de gaz avec beaucoup de conséquence sur la biodiversité qui favorise la destruction de l’écosystème. Le changement climatique, la surpêche, la dégradation et la destruction de l’habitat naturel de l’animal, la déforestation est une menace accentué pour la génération future et c’est la santé de l’homme qui en paie le prix a-t-il martelé. C’est ainsi qu’il a interpellé aux participants de saisir l’opportunité et s’engager concrètement dans les actions de protection de l’environnement dans toutes ses formes, pour ainsi manifester leur obéissance à la mission de leur confié par Dieu le créateur a-t-il conclu.

Ensuite s’en ait suivi la deuxième présentation faite par Mr Joël Vwira, un acteur de l’environnement en ville de Goma qui a présenté sur « la problématique de la gestion des déchets : ramassage, décharge, incinération, compostage, recyclage».DSC_0452
Dans son exposé, le facilitateur a démontré combien la gestion des déchets est un grand défi en Afrique voir même au monde entier. Dans la globalité, il a énuméré certains défis dont :
– Les pauvres infrastructures
– Pauvre technologie pour le recyclage
– Non séparation des déchets rendant moins efficace et économique le recyclage
– Insuffisance des poubelles publiques et faible culture (négligence) d’utilisation des poubelles indiquées
– Non adaptation du cadre juridique au contexte actuel.
DSC_0498L’intervenant a attiré l’attention des participants sur la gestion responsable des poubelles tout en leur montrant les deux sortes de déchets notamment les déchets domestiques et les déchets industriels tout en énumérant l’importance de chacun d’entre-eux.
Il a interpellé les participants d’être les premiers à se donner une discipline de ne pas utiliser les matières non dégradables qui sont à la base de la destruction du sol. Il a demandé aux participants de s’accoutumer à utilise moins les sachets par exemple dans les familles respectives. Les enfants sont une pépinière opportun pur bien placer ce message au centre de la pensée humanitaire, nous avons intérêt à vulgariser et renforcer la capacité des enfants à ce qui concerne l’environnement pour s’assurer d’un futur promettant a-t-il conclu.
DSC_0499Toujours à l’occasion de ce séminaire, une séance d’expérimentation pratique a été organisée dans la poubelle de la place pour permettre aux participants de voir, toucher, catégoriser, séparer et gérer le contenu de la poubelle. Les participants ont pu poser des questions et obtenir du facilitateur des réponses satisfaisantes.

53 personnes ont pris part à ce séminaire parmi eux des leaders de la JPSC de la ville de Goma, des pasteurs de la ville de Goma, des leaders des femmes SFF/CBCA et l’animateur de développement du Poste Ecclésiastique de Goma.
Débuté à 8h30, le séminaire a été clôturé à 16h15 par un mot d’encouragement de la part du Coordonateur de la JPSC, Me Christian Sondirya devant la foule très encouragée et satisfaite. DSC_0455Plusieurs recommandations, provenant de trois ateliers constitués à l’occasion (des Pasteurs, des Femmes, des Jeunes, et des experts en matière d’environnement), ont été formulées à l’issue de ce séminaire et elles constituent une nouvelle opportunité avec laquelle la JPSC enrichira certainement ses activités ainsi que son impact sur terrain.

La rédaction

Insécurité grandissante à Bwito

Le Rév Misago Mutayomba de la paroisse Mutanda, dans le Poste ecclésiastique de la CBCA Bambo, dans le groupement de Bwito, en territoire de Rutsuru a été récemment l’objet d’une attaque à domicile par des personnes armées. Après que les assaillants aient terrorisé sa famille, ils ont emportés tous ses biens de valeurs. Lui-même a réussi à s’échapper et à se refugier à la paroisse de Nyanzale où il a dû recevoir des soins à la suite de cette expérience traumatisante.

En effet d’une manière générale, la situation sécuritaire dans le groupement du Bwito s’est détériorée ces derniers mois des suites de la recrudescence des conflits ethniques. Il y’a quelques mois 53 maisons ont été systématiquement incendiées. La méfiance entres les groupes ethniques commence à pousser certaines personnes à quitter le milieu, craignant une confrontation plus prononcée. Néanmoins il sied à signaler que même si l’ampleur des dommages subis par une communauté ethnique par rapport à une autre semble plus grande, il se compte des victimes parmi toutes les trois ethnies de la place. Assez souvent des membres d’une communauté ethnique donnée sont victimes d’attaques perpétrées par des personnes armées de leur propre groupe ethnie. C’est par exemple le cas du Rév Misago Mutayomba.A

Cette situation pousse à penser que les conflits ethniques aussi bien dans le groupement de Bwito qu’ailleurs sont plutôt le résultat de l’incapacité des autorités compétentes de mettre fin à la présence des groupes armées qui insécurisent indistinctement les populations locales. Ces groupes armées aussi bien d’origine locale qu’étrangères jouissent d’une certaine liberté leur permettant même de prélever des taxes auprès des populations locales. En ces jours, les territoires de Masisi, Walikale, Rutsuru, Lubero et Beni où œuvre la CBCA sont les plus touchées par cette recrudescence de l’insécurité.

En plus du plaidoyer que la CBCA s’efforce de faire en faveur de ces populations auprès des instances étatiques, elle organise des séances de dialogues et de prévention des conflits entre les populations locales.
Elle vient aussi d’envoyer une assistance modeste aux victimes des incendies de maisons à Nyanzale, toutes les communautés ethniques confondues en signe de solidarité et de réconfort. En dépit de son traumatisme, Rev Misago Mutayomba, qui a séjourné à Goma a convoyé cette assistance en tôles pour contribuer à la reconstruction de maisons ayant été incendiées. Ainsi Rév Mutayomba et d’autres pasteurs de notre Communauté portant eux-mêmes les blessures de l’insécurité sont appelés à guérir les blessures dont souffrent les populations meurtries de leurs milieux respectifs.

L’église dans une ville verte : une mission quotidienne pour chaque fidèle

« DES VILLES VERTES : UN PLAN POUR LA PLANÈTE »

C’est autour de ce thème que la journée mondiale de l’environnement a été célébrée en date du 5 juin 2016.

Le Prés. et RL CBCA plante un arbre

Le Prés. et RL CBCA plante un arbre

Pour concrétiser sa mission intégrale de servir la communauté dans son entièreté, la CBCA n’a pas gardé silence à ce sujet, c’est ainsi qu’à l’occasion, à travers son service JPSC qui focalise sur la paix, Justice et sauvegarde de la nature, un exposé suivie de quelques actions a été donné aux agents du bureau du secrétariat général de la CBCA.

Facilité par l’invité JOEL VWIRA un activiste de l’environnement, l’exposé a focalisé sur le thème : «  L’église dans une ville verte : une mission quotidienne pour chaque fidèle » qui s’inspire du thème mondiale. Dans son exposé, l’intervenant à appeler l’auditoire de développer des mécanismes pratiques pour la vulgarisions et la sensibilisation de la protection de l’environnement. Il interpellé la conscience des agents à s’impliquer pratiquement dans :

  • La bonne gestion des ordures ménagères et autres déchets (Pampers, bouteilles ETC).
  • L’éducation de l’enfant à partir du ménage en famille, à l’école et dans les églises sur la protection de l’environnement pour s’assurer d’un changement positif pour la génération future.
  • La culture de planter les arbres pour garder un environnement vert

Parmi tant d’autres recommandations, il a réveillé la conscience des participants à s’investir correctement dans les actions environnementales tout en soulevant le grand défis que cours la population de Goma par rapport à son environnement et l’eau du lac qu’elle utilise à 99%.

Après s’en ai suivi deux autres activités pratiques notamment l’exposition du séchoir fabriqué pour sécher les aliments et les conserver pendant longtemps, mais également l’activité de planter les arbres.image

Notons que 5 d’arbres ont été plantés dans la cours du bureau du secrétariat Général de la CBCA par le Président et Représentant Légal de la CBCA suivit des mandataires et une représentativité de femmes.

A gauche Mme Bijoux du DFF à droite Mme Christine du DDD

A gauche Mme Bijoux du DFF à droite Mme Christine du DDD

« Les enfants retiennent et agissent vite. Investissons dans cette pépinière pour s’assurer d’un futur responsable et promettant au compte du bien être de l’humanité entière. » A-t-il conclu.

Par Hulda Vagheni