Alerte…Injection de la drogue: une nouvelle forme de vol en pleine journée en ville de Goma

La coordination des Ecoles Conventionnées Protestantes dénonce la croissance de l’insécurité en ville de Goma depuis janvier 2019.
Un réseau de bandits opère désormais en utilisant des drogues somnolentes depuis quelques semaines dans certains coins  de la Ville de Goma en pleine journée, déplore la CBCA. Des sources locales rapportent, mardi 29 Janvier 2019, que deux cas d’extorsion de l’argent et des téléphones portables, de vol en mains armés se sont observés depuis la semaine dernière où un pasteur de la CBCA et trois autres agents des Ecoles Conventionnées Protestantes de la CBCA en ont été victimes. Il s’agit premièrement de l’un de Pasteurs de l’une de  paroisses de la CBCA  en ville de Goma qui quittait sa maison tôt le matin de ce mardi 29 pour aller conduire un culte de levée de deuil. Il a été surpris par des hommes non autrement identifiés, qui lui ont injecté un produit, le laissant à même le sol après lui avoir pris son portable. Avec l’aide de ses voisins, il a été dépêché au Centre Hospitalier Bethesda CBCA Ndosho où il est sous traitement médical.  Le cas suivant est celui d’un enseignant de l’une des écoles de la CBCA à Kiwanja qui est tombé dans le piège de bandits déguisés en motard ce même mardi 29 Janvier 2019. La victime était en ville de Goma pour le retrait du salaire chez Caritas, pour le paiement des enseignants de 3 écoles de son entité. Ne sachant pas que les bandits se sont déguisés en motard, il a pris une moto juste à la sortie de la banque et brusquement un autre monsieur vient se placer derrière lui sur la même moto alors qu’ils démarraient déjà, sollicitant qu’on le dépose à un restaurant situé à près de 200m et promettant ajouter 200FC au motard. Du coup, il sera piqué par une seringue et injecté d’un produit affaiblissant et somnolant. Il s’est retrouvé endormi par terre du côté de l’instigo plusieurs heures plus tard. Interrogé par des personnes qui le trouvaient bizarre le considérant de soulard, il a commencé à chercher son sac tout en expliquant qu’il était sur moto et qu’il ne sait pas comment il se retrouve sur ce lieu. Dépêché au bureau du secrétariat Général de la CBCA par des passants, il a constaté qu’une somme de Pres de deux millions de francs congolais lui a été extorquée. Faible et traumatisé, il a été amené à l’Hôpital Général de Référence de Virunga pour les soins appropriés. Faut-il mentionner que ceci arrive 3 jours après l’incident observé samedi 26 Janvier lorsque l’un des chauffeurs de la CBCA qui était du côté de la base Monusco de RVA dans ses courses quotidiens  vers 15h, brusquement il a reçu une piqûre dans son épaule gauche et on lui a pris son argent et téléphone. Blessé et frustré par la menace, il a été vite conduit à Heal Africa pour les soins d’urgence. Les auteurs de ces actes terroristes se servent des seringues, ils piquent fortement dans l’épaule y injectent des produits qualifiés de drogue, extorquent les biens de victimes selon qu’ils les veulent. Rappelons également le cas de l’un de conseillers des écoles primaires à la coordination des ECP CBCA, qui a été visité dans une nuit par des bandits en mains armés la semaine du 13 au 19 Janvier 2019. Ils ont tout emporté, lui laissant la maison presque vidée. Cette situation inquiétante est une menace sécuritaire à la communauté et à la population entière de la ville de Goma. La CBCA en appelle aux autorités compétentes de s’impliquer concrètement dans la sécurité de la population et ses biens, et mettre la main sur les auteurs de ces actes de barbarie pour qu’ils subissent la rigueur de la loi.

Rédaction CBCA

Réseau de la jeunesse des églises membres de la Mission Évangélique Unie

Du 20 au 22 janvier 2019, treize (13) dirigeants de la Jeunesse de 13 Eglises membres de la Mission Évangélique Unie se sont réunis à Dar es Salaam, en Tanzanie. La réunion vise en premier lieu à évaluer dans quelle mesure les recommandations de l’Afra (African Regional Assembly) 2017, en particulier celles proposées par la pré-assemblée des jeunes, ont été mises en œuvre. Deuxièmement, elle a visée également à lancer le Réseau de la jeunesse africaine, qui aidera les jeunes à partager leur expérience et leurs talents malgré la distance qui les séparent.

Organisée par le bureau régional de la MEU qui a son siège à Dar es salaam, les églises suivantes ont été représentées : la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique CBCA de la RDC, Eglise Presbytérienne du Rwanda EPR, Eglise Anglicane du Rwanda EAR, Eglises de la Tanzanie luthérienne ELCT / KAD, ELCT / NWD, ELCT / DPE, ELCT / NED, ELCB, ELCRN, Eglise du Christ au Congo ECC de la RDC,  et RCSA. Tous les participants ont eu le temps de raconter et de partager leurs expériences relatives aux activités génératrices de revenus pour les jeunes (projets entrepreneuriat), comme dans leurs églises membres respectives.

Dans ses mots d’introduction et d’ouverture de la réunion, le secrétaire exécutif adjoint de la région Afrique a rappelé aux participants jusqu’à quel point la mise en œuvre des recommandations AFRA de 2017 par MEU ont été supervisée. Elle a mentionné la réussite de divers soutiens aux églises membres, les formations et les ateliers en faveur de jeunes en matière entrepreneuriat, projets génératrices de revenus pour les jeunes. Ceux-ci comprennent: la production de chèvres et de vaches laitières (méthode de multiplication), le projet de pépinière d’arbres fruitiers, le projet de production de volaille, la production de légumes et de fruits, le projet de broderie, le projet de production de poissons et de lapins, le projet de fabrication de savon etc.

Malgré le succès remarquable, certains défis ont été mentionnés:

  • Fonds insuffisants pour une bonne prise en charge des projets de jeunesse
  • Écart de communication entre les jeunes des zones rurales et urbaines
  • Manque de sensibilisation sur les compétences de la vie en matière d’entrepreneuriat

En réponse aux problèmes susmentionnés, les recommandations suivantes ont été formulées:

  • Que les églises membres continuent à soutenir et à impliquer les jeunes dans les activités génératrices de revenus pour leur auto prise en charge.
  • Les projets existants dans les églises membres doivent être supervisés et surveillés afin de générer des revenus pour la jeunesse et le développement de l’église.
  • Les responsables de jeunesse doivent partager les rapports d’avancement des projets de jeunesse avec le bureau régional de l’UEM
  • Que la MEU continue de soutenir les projets de jeunes entrepreneurs de jeunes

Comme indiqué précédemment dans les objectifs de la réunion, un réseau de jeunes était nécessaire. Par conséquent, les responsables de la jeunesse ont mis en place un réseau de jeunes dénommé African Youth United in Mission (AYUM). Ce réseau réunira les jeunes de la région Afrique et les aidera à partager leurs talents, leurs ressources, expériences à travers ce réseau, quelles que soient leurs distance et leurs diversité. Il sera dirigé par une équipe de cinq jeunes leaders qui travailleront également sur le document qui expliquera le fonctionnement du réseau.

Direction:

  • coordinateur : Marcel Sebahire, EAR, Rwanda
  • Vice coordinateur : Daniel Lukas, ELCRN, Namibie
  • Secrétaire : Paulin Mugisho, CBCA, RD Congo
  • Responsable des relations publiques : Aron Twinomkama, ELCT-NWD, Tanzanie
  • Membre : Carin Libango, CDCC, RD Congo
  • 7 membres supplémentaires des conseillers (un pour chaque pays membre), personnes à nommer ultérieurement.
  • Une personne de contact au bureau de la MEU

 

Rédaction

 

Formation des formateurs sur l’approche « Do no harm » au Cameroun

La CBCA représentée par Me Jacques Nzanzu de la comission Justice Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC) et Mr Augustin Mufumu du CAPA Bukavu, a participé du 03 au 12 Décembre 2018, à l’atelier de formation sur l’approche « Do no harm », organisé par Pain Pour le Monde en partenariat avec l’ONG Zenu Network, dans la ville de Mbalmayo à 40 km de Yaoundé Cameroun. Au total 42 personnes issues des organisations partenaires de Pain Pour le Monde et membres du Réseau Service Civil pour la Paix, SCP en sigle du Cameroun, de la RDC de l’Allemagne et de la France  ont pris part à cette formation des formateurs. L’atelier qui s’est tenu au Centre d’Accueil du diocèse catholique de Mbalmayo avait pour objectif de renforcer les partenaires PPLM dans l’approche « Ne pas nuire », afin qu’ils soient sensibilisés dans leur attitude à réduire les  effets négatifs et découvrir les options positives.

Sur le plan méthodologique, l’équipe de formateurs a recouru à diverses approches pédagogiques, notamment les jeux des rôles, les simulations, les focus groups, les exposés, le partage d’expériences, etc.

 

Les facilitateurs sont revenus sur le module relatif à la gestion du cycle de projet qui se résume en l’identification des besoins, la planification, la mise en œuvre et l’évaluation. Ils ont abordé l’analyse du contexte selon l’approche « Do no harm », l’analyse de diviseurs (les facteurs et les acteurs qui constituent un frein à la paix) et des connecteurs (les facteurs et les acteurs qui constituent des opportunités de paix) selon une approche dénommée « SAVES », c’est-à-dire Structures et institutions, Attitudes et actions, Valeurs et intérêts, Expériences, Symboles et événements.

Le module sur l’analyse du programme ou du projet selon l’approche « Do no Harm » a permis aux participants de comprendre qu’à chaque étape du projet, il faut tenir compte des connecteurs et des diviseurs.  L’impact du projet sur le contexte consiste à analyser les actions et le transfert des ressources, ainsi que l’analyse de comportements des acteurs selon l’approche RAFT (Respect, Accountability ou rédevabilité, Fairness ou équité et Transparency ou transparence). Il convient d’analyser si les interventions et les comportements auprès de bénéficiaires renforcent les capacités de paix ou  les divisions.

 

D’autres modules ont porté sur la gestion de stress, la cartographie des acteurs ou Actors mapping analysis qui analyse la relation entre différents acteurs dans une certaine région de conflits et le profil historique qui est un outil permettant de retracer les événements passés, favorise la compréhension du contexte et contrôle l’évolution de l’environnement et des comportements. Une introduction de l’approche RPP ou Reflections on Peace Practices qui est un processus d’apprentissage provenant des expériences dans la mise en œuvre du projet de prévention et résolution des conflits dans le but de promouvoir l’efficacité des actions.

 

Etant donné que l’atelier a consisté à former les formateurs dans l’approche « Do no harm », une journée pédagogique a été consacrée à l’application où 84 leaders des organisations oeuvrant dans le domaine de la paix et du développement en provenance de Yaoundé et de Mbalmayo ont pris part à une formation présentée par six équipes constituées de formateurs parmi les participants à l’atelier.

 

Satisfaits des acquis de la formation, une journée a été consacrée à l’excursion où les participants ont visité certains sites, tels que l’Ecole nationale des eaux et forêts, le monastère catholique et la tombe du célèbre écrivain Alexandre Biyiki connu sous le nom de Mongo Beti.

 

Me Jacques Nzanzu 

 

Pillage au CS CBCA Kibirizi dans le Bwito/Poste Bambo

Le centre de santé de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique, (CBCA) de Kibirizi dans la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru a été systématiquement pillé par des hommes armés. Des rebelles (FDLR) sont mis en cause, ont indiqué des sources locales mercredi 12 décembre, précisant que depuis lors, ce centre ne fonctionne plus.

Tous les médicaments, le matériel médical, dont ceux de la maternité, et plusieurs autres biens, ont été emportés par des hommes armés. Même les malades sous perfusion ont vu leurs sérums arrachés, selon le fonctionnaire délégué du gouverneur à Kibirizi.

Il était 19 heures locales, quand ces hommes armés considérés comme des FDLR, ont commencé à opérer au centre de santé de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique. Après leur forfait, ils se sont retirés en toute quiétude.

Selon les sources sur place, ces assaillants sont venus uniquement pour se ravitailler en médicaments. L’armée, dont le campement est situé à quelque 2 km de Kibirizi, est intervenue, mais en retard. L’autorité militaire placée à ce lieu sollicite par ailleurs un renforcement des effectifs militaires dans la zone.

Le centre de santé CBCA a ouvert ses portes ce mercredi, mais aucun malade ne s’est présenté, a expliqué l’infirmier titulaire.

Plusieurs groupes armés opèrent autour de Kibirizi, notamment les FDLR/Foca, FDLR/Rudi ainsi que les Maï-Maï Mazembe. Ces groupes sèment la terreur dans la région où la population rurale ne sait plus à qui se vouer.

Rappelons que ce centre fonctionne dans le Poste CBCA Bambo, Poste faisant face à une insécurité insupportable, facteur qui a fait que le bureau déplacé son siège jusqu’à Kanyabayonga depuis 2 ans.

 

Rédaction

 

86 arbres plantés dans la cours de l’Institut Majengo en ville de Goma

La rencontre régionale sur la promotion des valeurs protestantes et de la culture de la paix dans les écoles protestantes de la sous-région de grands lacs, tenue du 03 au 06 en ville de Goma a été sanctionnée par une activité environnementale. Il s’agit de planter les arbres dans la concession de l’Institut Majengo en ville de Goma, geste posé par  les participants à cette rencontre qui a réuni pendant 4 jours, 106 personnes dont les élèves, enseignants et experts pédagogues du Nord et du sud Kivu de la RDC et  ceux du Rwanda.

En effet à la lumière de Martin Luther, à chaque rencontre régionale dans ce projet, la protection de l’environnement est prioritaire d’où planter un arbre est un acte responsable de contribuer à la paix dans cette région de grands lacs, a dit le coordonnateur des ECP CBCA, Mr Kasereka Lutswamba dans un exposé qui a éclairci l’objectif de cette activité environnementale sur ce site tout en soulignant le fait que, préserver la nature est l’une des valeurs protestantes. Prenant la parole, le Rév Pierre Claver Nkurunzinza du Rwanda a rappelé que la biodiversité comprend les espèces animales et végétales, et a insisté sur le fait qu’il y a interaction harmonieuse entre l’homme et la nature. En protégeant la nature, on se protège soi-même. Depuis la création, l’homme a été créé en dernier lieu non par hasard ; l’homme dépends plus de la nature. L’air que l’humanité respire dépend des arbres d’où, l’homme ne peut pas vivre sans la nature mais la nature peut exister sans l’homme.  « Il a toujours été traité insensée, toute personne qui peut couper la branche sur laquelle il est assis. » A-t-il conclu

86 arbres fruitiers et autres espèces dont les goyaviers, les avocatiers, le pommier ont été plantés dans la concession de l’institut Majengo et CBCA Katoyi qui d’après son histoire présentée par son chef d’établissement Mr Nzughundi, cette école est opérationnelle depuis 1977 et a déjà produit plus de 1300 diplômés.

Cette activité a été suivie par une cérémonie de clôture au centre de formation pédagogique, lieu où s’est tenue la rencontre. Elle a été honorée par plusieurs autorités politico-administratives et ecclésiastiques parmi eux l’envoyé du ministre Provincial Mme Adel Bazizane, ministre de l’éducation, de la jeunesse et des enfants ; des inspecteurs de la province du Nord Kivu, de Révérends Pasteurs parmi eux le Rév. Dr Samuel Ngayihembako, Président et représentant légal de la CBCA. . Faut-t-il mentionner qu’à plus des modules de la formation distribués à chaque école représentée, tous les 75 élèves présents dans la rencontre ont reçus chacun un dictionnaire anglais-français, cadeau de la coordination des écoles conventionnées protestantes de la CBCA pour renforcer les capacités linguistiques de cette pépinière.

Après différents mots, la remise de certificats et des cadeaux ont bouclés cette activité dans une ambiance de danses culturelles de divers tributs de la région de grands lacs, danses présentés par les élèves.

Par Hulda Vagheni

La rencontre régionale sur la promotion des valeurs protestantes et de la culture de la paix dans les écoles protestantes de la sous-région de grands lacs, tenue du 03 au 06 en ville de Goma a été sanctionnée par une activité environnementale. Il s’agit de planter les arbres dans la concession de l’Institut Majengo en ville de Goma, geste posé par  les participants à cette rencontre qui a réuni pendant 4 jours106 personnes dont les élèves, enseignants et experts pédagogues du Nord et du sud Kivu de la RDC et  ceux du Rwanda.

En effet à la lumière de Martin Luther, à chaque rencontre régionale dans ce projet, la protection de l’environnement est prioritaire d’où planter un arbre est un acte responsable de contribuer à la paix dans cette région de grands lacs, a dit le coordonnateur des ECP CBCA, Mr Kasereka Lutswamba dans un exposé qui a éclairci l’objectif de cette activité environnementale sur ce site tout en soulignant le fait que, préserver la nature est l’une des valeurs protestantes. Prenant la parole, le Rév Pierre Claver Nkurunzinza du Rwanda a rappelé que la biodiversité comprend les espèces animales et végétales, et a insisté sur le fait qu’il y a interaction harmonieuse entre l’homme et la nature. En protégeant la nature, on se protège soi-même. Depuis la création, l’homme a été créé en dernier lieu non par hasard ; l’homme dépends plus de la nature. L’air que l’humanité respire dépend des arbres d’où, l’homme ne peut pas vivre sans la nature mais la nature peut exister sans l’homme.  « Il a toujours été traité insensée, toute personne qui peut couper la branche sur laquelle il est assis. » A-t-il conclu

86 arbres fruitiers et autres espèces dont les goyaviers, les avocatiers, le pommier ont été plantés dans la concession de l’institut Majengo et CBCA Katoyi qui d’après son histoire présentée par son chef d’établissement Mr Nzughundi, cette école est opérationnelle depuis 1977 et a déjà produit plus de 1300 diplômés.

Cette activité a été suivie par une cérémonie de clôture au centre de formation pédagogique, lieu où s’est tenue la rencontre. Elle a été honorée par plusieurs autorités politico-administratives et ecclésiastiques parmi eux l’envoyé du ministre Provincial Mme Adel Bazizane, ministre de l’éducation, de la jeunesse et des enfants ; des inspecteurs de la province du Nord Kivu, de Révérends Pasteurs parmi eux le Rév. Dr Samuel Ngayihembako, Président et représentant légal de la CBCA. . Faut-t-il mentionner qu’à plus des modules de la formation distribués à chaque école représentée, tous les 75 élèves présents dans la rencontre ont reçus chacun un dictionnaire anglais-français, cadeau de la coordination des écoles conventionnées protestantes de la CBCA pour renforcer les capacités linguistiques de cette pépinière.

Après différents mots, la remise de certificats et des cadeaux ont bouclés cette activité dans une ambiance de danses culturelles de divers tributs de la région de grands lacs, danses présentés par les élèves.

Par Hulda Vagheni

 Promotion de valeurs protestantes et la culture de la paix dans les écoles

Tout s’est passé en Ville de Goma au Centre de formation pédagogique Rudolf où 106 personnes dont les élèves et enseignants des écoles primaires et secondaires ainsi que des experts pédagogues en provenance du Rwanda, du Burundi et de la RDC se sont réunis dans  une rencontre régionale sur la promotion de valeurs protestantes et la culture de la paix dans les écoles protestantes de la sous-région de grands Lacs ».

Ce projet qui relève du « Global Pedagogical Network Reformation » est exécuté par la coordination des écoles conventionnées Protestantes de la CBCA à Goma, la coordination Provinciale des écoles Protestantes du Sud Kivu et le bureau National de l’enseignement Protestant du Conseil Protestant du Rwanda.  La rencontre a développé 6 modules suivants:

  • L’éducation aux principes et valeurs du protestantisme
  • L’éducation à la paix et aux droits humains
  • L’éducation à la gestion et à la sauvegarde de la biodiversité
  • La résolution pacifique des conflits
  • Le savoir vivre ensemble
  • L’approche biblique des droits humains

En effet, la position géographique frontalière du Rwanda, du Nord et Sud-Kivu, en RD Congo nécessite un rapprochement durable des populations locales. Malheureusement, l’histoire et les guerres à répétition dans la sous-région n’ont pas favorisées la cohabitation pacifique. Les différentes sensibilités se sont, depuis toujours, manifestées au niveau des relations inter communautaires et même entre les populations Rwandaises et Congolaises et constituent un véritable obstacle à la cohésion sociale dans la sous – région. Cette situation n’est pas restée sans conséquences. Il s’agit entre autres des préjugés, des stéréotypes, de la méfiance, l’intolérance, la haine, la peur, la violence sous toutes ses formes, etc.

Pour cette raison, il s’avère opportun de réfléchir sur des mécanismes éducatifs mettant en avant plan les jeunes et enfants dans leurs écoles du Rwanda et de l’Est de la RD Congo (Nord et Sud-Kivu), responsables de demain.

C’est dans cette perspective que les coordinations des écoles protestantes au Rwanda et en RD Congo, Nord et Sud Kivu se sont mises ensemble et ont conçu le présent projet  de Promotion de la culture de la paix et des Valeurs protestantes  conformément à la célébration des 500 ans de la réforme protestante, visant ainsi à contribuer à l’éducation de qualité intégrant la culture de la paix et les valeurs protestantes dans les écoles protestantes du Rwanda et de la RD Congo dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Dans 30 écoles protestantes ciblées du  Nord-Kivu,  Sud-Kivu en RD Congo et au Rwanda, les préjugés et les craintes largement rependus sont réduits en faveur d’un climat de tolérance et d’ouverture ». A part  les documents exploités pendant la rencontre va suivre la restitution  des acquis des rencontres précédentes, la création des clubs de paix, la plantation d’arbres dans différents établissements et concessions d’écoles.

Par Hulda .V

Les jeunes et enfants en action contre les changements climatiques (JACC)

Initiative de la CBCA Bukavu pour un cadre commun concernant  les enfants, les jeunes et  les changements climatiques, la jeunesse est mobilisée dans ce programme à mettre à jour le potentiel d’atténuation et à inciter les jeunes à réagir rapidement face aux défis environnementaux.

Parlant de la lise en jour du potentiel d’atténuation, faut-il comprendre que c’est l’une des interventions humaines afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre par les sources locales afin de favoriser leur élimination de l’atmosphère par des systèmes de « puits ».

On appelle « puits » une forêt, une végétation ou un sol capable de réabsorber du CO2 (Le dioxyde de carbone qui est le principal gaz contribuant à l’effet de serre).

En ce qui concerne l’incitation de jeunes à réagir face aux défis environnementaux, quelques objectifs sont assignés notamment :

  • Encourager les modifications des styles de vie, des attitudes et des comportements nécessaires pour favoriser le développement durable et préparer les enfants, les jeunes, les femmes, les handicapés et les communautés populaires à s’adapter aux incidences des changements climatiques.
  • « Si les changements climatiques constituent la force qui transforme l’état naturel de notre planète, les jeunes ont le pouvoir de mettre cette transformation sur des rails plus durables.
  • Faire savoir à la communauté que tous les problèmes liés au réchauffement climatique affecteront plus l’émergence à tous les niveaux de l’avenir, une alerte à la réaction responsable et urgente de toutes les parties prenantes.

La participation des jeunes de Bukavu au programme RED+  vise à inciter la jeunesse congolaise à participer à  la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, en particulier dans la province du Sud-Kivu. Le projet a pour objet la promotion de la conservation et de la gestion durable des forêts et le renforcement des stocks de carbone forestier.

Ces jeunes impliqués dans ce programme sont initier à planter, Protéger, conserver l’arbre ; rendre disponible les outils en énergies renouvelables: PANIER THERMOS fours Solaires, Foyers améliorés, etc.

Le principal objectif est de promouvoir la consommation et les modes de vie durables chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans grâce à l’éducation, au dialogue, à la sensibilisation et au renforcement des capacités.

La célèbre chaque 09 Déc une journée dénommé “CBCA YOUTH CLIMATE DAY », une initiative partagée avec ses églises partenaires de la Mission Evangélique Unie; une journée de sensibilisation et de conscientisation sur les éco-gestes d’ici et d’ailleurs; une occasion d’améliorer les prestations de jeunes de la CBCA et ses églises amies en tant que jeunes patriotes et gestionnaires fiables de biens de Dieu, ainsi qu’une occasion pour la jeunesse de prendre des décisions sincères d’écologiste.

L’organisation de Jeunes Volontaires de Grands Lacs pour l’Environnement est un besoin sur laquelle l’église doit porter beaucoup plus d’importance pour un futur meilleur.

 

Par Rév Dr. Jacob Lipandasi

 

Atelier de formation sur la promotion de la culture de paix

La CBCA à travers sa commission Justice Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC) a réuni ce 28 Nov. 2018  au Cap Tuneko, les leaders du ministère de jeunes des paroisses de la CBCA  ville de Goma ainsi que quelques formateurs et acteurs de la JPSC, autour d’une réflexion sur la culture de la paix. Les participants à cette formation ont été renforcés en capacités comme formateurs sur l’approche holistique de l’éducation à la paix, ainsi que les modes alternatifs de résolution des conflits pour qu’ils soient capables d’accompagner les autres responsables paroissiaux des jeunes dans cette approche dans les jours à venir.

leaders de jeunes

Cet atelier s’inscrit dans la perspective de consulter le travail de paix dans les écoles de la CBCA et dans nos paroisses, se référant à l’expérience d’installation de clubs de paix depuis mise en place depuis 5ans, clubs qui visaient à amener la jeunesse à s’impliquer dans les actions de construction de la paix.  Dans ce contexte où les jeunes ont été victimes des actes de violences, des conflits, de manipulation et utilisés souvent comme auteurs dans des conflits et autres actes violents, l’église a pensé investir dans la jeunesse pour qu’elle acquière des valeurs et développer des attitudes de paix, lui permettant de s’assurer de la construction d’un avenir fort et promettant. C’est la raison d’être de clubs de paix dans les écoles et de paroisses.

CT Nzanzu Tumaini

Trois exposés donnés par Mme CT Tumaini Nzanzu coordo de la faculté de droit à l’ULPGL Goma ainsi que le Rév. Pasteur David Kayumba, étaient au centre de réfections:

  • Définition des concepts de base : Paix, conflit, culture de la paix
  • Education à la paix à travers la promotion des droits humains
  • Résolution pacifique des conflits et non-violence

Face à la persistance des défis liés au contexte de violence et de méfiance, il s’avère que les jeunes membres des clubs de paix ont une responsabilité dans la prévention de la violence et la résolution pacifique des conflits. Cela implique leur renforcement des capacités en matière de la construction de la paix d’une part et d’autre part le soutien de leurs initiatives pour la promotion de la paix.

Me Jacques Nzanzu/ JPIC CBCA

Sous la houlette de Me Jacques Nzanzu, cet atelier d’un jour a motivé les leaders de la jeunesse qui se sont dits boostés pour  revitaliser les clubs de paix à leur responsabilité pour un impact positif.

 

Par Hulda Vagheni

Actions d’anticipation de catastrophes naturelles : cas des éruptions volcaniques en Ville de Goma et ses environs.

24  personnes hommes et femmes ont pris part à une formation de 3 jours autour d’un jeu dénommé HAZAGORA, au Lycée Amani du 21 au 23 Nov 2018 en Ville de Goma. Les participants à ce renforcement de capacités sont composés des enseignants de de géographie et des sensibilisateurs communautaires œuvrant dans les écoles secondaires situées dans les 4 quartiers à haut risque en Ville de Goma vis à vis du Volcan Nyiragongo, il s’agit du quartier: Majengo, Murara, Virunga, les volcans ainsi que le territoire de Nyiragongo.

Cette activité entre dans le cadre du projet d’Actions d’anticipation de catastrophes naturelles, coordonné conjointement par 3 partenaires internationaux CAFOD,  Christian AID et ACTION AID,  et localement par Caritas Goma, CBCA et AFDI.

Dans le cadre de cette formation autour du jeu Hazagora, l’objectif est de pouvoir sensibiliser les élèves du niveau de 4e, 5e et 6e année secondaire, les amener à avoir une réflexion autour du risque naturel de façon à ce qu’ils intègrent les informations qu’ils acquièrent à travers le cours de géographie, développer des moyens de sauvetage et de prévention qu’ils auraient discuté en jouant Hazagora et qu’ils arrivent à les transmettre au sein de leurs familles voir même leurs quartiers. De cette manière les informations sur comment se préparer à une future potentiel catastrophe se diffuseront petit à petit et prendront un sens au moment où une crise pourrait subvenir.

 

Quid HAZAGORA ?

HAZAGORA est un jeu éducatif, un jeu de société qui se joue autour d’un plateau, visant à développer une communauté durable sur une île régulièrement frappée par des catastrophes naturelles, une communauté durable capable à subvenir aux besoins de chaque famille et capable de réagir promptement et intelligemment face à des aléas d’origine naturelle.

« Hazagora est une île imaginaire sur laquelle vivent cinq personnages: un Bûcheron, un agriculteur, un pêcheur, un guide touristique et le maire. Ces 5 personnages évoluent sur l’île en fonction des zones privilégiées identifiées à travers leurs activités et développent leur famille en construisant des routes, des maisons. Ils évoluent sur l’île pour plusieurs années, ils reçoivent leur salaire, nourrissent leurs familles et peuvent faire des investissements. Parmi les investissements ils reçoivent des cartes de protection car sur l’île survienne régulièrement plusieurs catastrophes comme le séisme, glissement de terrain, inondation ou une éruption volcanique ».

L’objectif du jeu Hazagora est de sensibiliser les joueurs aux risques naturels et aux catastrophes. Quand survient une catastrophe, on prend du temps pour expliquer les mécanismes de l’aléa qui est en jeu, mais également discuter des impacts et de comment se préparer à ce genre d’événement (ex : écouter les informations données par les autorités, suivre les indications pour l’évacuation…). L’objectif commun de tous les joueurs est de pouvoir développer une communauté résiliente, une communauté qui soit capable de faire face à différents types de catastrophe.

Il est à noter que cette formation a été animée par Mme Caroline Michellier, géographe en provenance de la Belgique qui travaille avec une organisation appelée MRAC-GeoRiskA. Depuis des nombreuses années l’organisation MRAC-GeoRiskA travaille dans la région et en ville de Goma notamment autour du risque volcanique. En collaboration avec l’OVG cette organisation étudie les activités et fonctionnement du volcan Nyiragongo. Après avoir mené un projet qui s’intéressait également à l’impact que pourrait avoir ce volcan sur la population, elle a décidé d’organiser des activités de sensibilisation, de façon à pouvoir fournir à la population des informations qui lui permette de prévoir son attitude, prévoir comment se comporter si une crise volcanique survenait.

Satisfaits de acquis de cette formation, le service de résilience CBCA ensemble avec les participants à ce jeu vont mener des descentes dans les écoles des quartiers cibles pour se rassurer que le jeu est à la potée de tous avant de l’étendre dans d’autres écoles, a mentionné le responsable de la protection civil. Le volcan Nyiragongo est une réalité, le connaitre est une évidence.

Par Hulda Vagheni

Photos par Jérémie Ndabo