Atelier de formation sur la promotion de la culture de paix

La CBCA à travers sa commission Justice Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC) a réuni ce 28 Nov. 2018  au Cap Tuneko, les leaders du ministère de jeunes des paroisses de la CBCA  ville de Goma ainsi que quelques formateurs et acteurs de la JPSC, autour d’une réflexion sur la culture de la paix. Les participants à cette formation ont été renforcés en capacités comme formateurs sur l’approche holistique de l’éducation à la paix, ainsi que les modes alternatifs de résolution des conflits pour qu’ils soient capables d’accompagner les autres responsables paroissiaux des jeunes dans cette approche dans les jours à venir.

leaders de jeunes

Cet atelier s’inscrit dans la perspective de consulter le travail de paix dans les écoles de la CBCA et dans nos paroisses, se référant à l’expérience d’installation de clubs de paix depuis mise en place depuis 5ans, clubs qui visaient à amener la jeunesse à s’impliquer dans les actions de construction de la paix.  Dans ce contexte où les jeunes ont été victimes des actes de violences, des conflits, de manipulation et utilisés souvent comme auteurs dans des conflits et autres actes violents, l’église a pensé investir dans la jeunesse pour qu’elle acquière des valeurs et développer des attitudes de paix, lui permettant de s’assurer de la construction d’un avenir fort et promettant. C’est la raison d’être de clubs de paix dans les écoles et de paroisses.

CT Nzanzu Tumaini

Trois exposés donnés par Mme CT Tumaini Nzanzu coordo de la faculté de droit à l’ULPGL Goma ainsi que le Rév. Pasteur David Kayumba, étaient au centre de réfections:

  • Définition des concepts de base : Paix, conflit, culture de la paix
  • Education à la paix à travers la promotion des droits humains
  • Résolution pacifique des conflits et non-violence

Face à la persistance des défis liés au contexte de violence et de méfiance, il s’avère que les jeunes membres des clubs de paix ont une responsabilité dans la prévention de la violence et la résolution pacifique des conflits. Cela implique leur renforcement des capacités en matière de la construction de la paix d’une part et d’autre part le soutien de leurs initiatives pour la promotion de la paix.

Me Jacques Nzanzu/ JPIC CBCA

Sous la houlette de Me Jacques Nzanzu, cet atelier d’un jour a motivé les leaders de la jeunesse qui se sont dits boostés pour  revitaliser les clubs de paix à leur responsabilité pour un impact positif.

 

Par Hulda Vagheni

Actions d’anticipation de catastrophes naturelles : cas des éruptions volcaniques en Ville de Goma et ses environs.

24  personnes hommes et femmes ont pris part à une formation de 3 jours autour d’un jeu dénommé HAZAGORA, au Lycée Amani du 21 au 23 Nov 2018 en Ville de Goma. Les participants à ce renforcement de capacités sont composés des enseignants de de géographie et des sensibilisateurs communautaires œuvrant dans les écoles secondaires situées dans les 4 quartiers à haut risque en Ville de Goma vis à vis du Volcan Nyiragongo, il s’agit du quartier: Majengo, Murara, Virunga, les volcans ainsi que le territoire de Nyiragongo.

Cette activité entre dans le cadre du projet d’Actions d’anticipation de catastrophes naturelles, coordonné conjointement par 3 partenaires internationaux CAFOD,  Christian AID et ACTION AID,  et localement par Caritas Goma, CBCA et AFDI.

Dans le cadre de cette formation autour du jeu Hazagora, l’objectif est de pouvoir sensibiliser les élèves du niveau de 4e, 5e et 6e année secondaire, les amener à avoir une réflexion autour du risque naturel de façon à ce qu’ils intègrent les informations qu’ils acquièrent à travers le cours de géographie, développer des moyens de sauvetage et de prévention qu’ils auraient discuté en jouant Hazagora et qu’ils arrivent à les transmettre au sein de leurs familles voir même leurs quartiers. De cette manière les informations sur comment se préparer à une future potentiel catastrophe se diffuseront petit à petit et prendront un sens au moment où une crise pourrait subvenir.

 

Quid HAZAGORA ?

HAZAGORA est un jeu éducatif, un jeu de société qui se joue autour d’un plateau, visant à développer une communauté durable sur une île régulièrement frappée par des catastrophes naturelles, une communauté durable capable à subvenir aux besoins de chaque famille et capable de réagir promptement et intelligemment face à des aléas d’origine naturelle.

« Hazagora est une île imaginaire sur laquelle vivent cinq personnages: un Bûcheron, un agriculteur, un pêcheur, un guide touristique et le maire. Ces 5 personnages évoluent sur l’île en fonction des zones privilégiées identifiées à travers leurs activités et développent leur famille en construisant des routes, des maisons. Ils évoluent sur l’île pour plusieurs années, ils reçoivent leur salaire, nourrissent leurs familles et peuvent faire des investissements. Parmi les investissements ils reçoivent des cartes de protection car sur l’île survienne régulièrement plusieurs catastrophes comme le séisme, glissement de terrain, inondation ou une éruption volcanique ».

L’objectif du jeu Hazagora est de sensibiliser les joueurs aux risques naturels et aux catastrophes. Quand survient une catastrophe, on prend du temps pour expliquer les mécanismes de l’aléa qui est en jeu, mais également discuter des impacts et de comment se préparer à ce genre d’événement (ex : écouter les informations données par les autorités, suivre les indications pour l’évacuation…). L’objectif commun de tous les joueurs est de pouvoir développer une communauté résiliente, une communauté qui soit capable de faire face à différents types de catastrophe.

Il est à noter que cette formation a été animée par Mme Caroline Michellier, géographe en provenance de la Belgique qui travaille avec une organisation appelée MRAC-GeoRiskA. Depuis des nombreuses années l’organisation MRAC-GeoRiskA travaille dans la région et en ville de Goma notamment autour du risque volcanique. En collaboration avec l’OVG cette organisation étudie les activités et fonctionnement du volcan Nyiragongo. Après avoir mené un projet qui s’intéressait également à l’impact que pourrait avoir ce volcan sur la population, elle a décidé d’organiser des activités de sensibilisation, de façon à pouvoir fournir à la population des informations qui lui permette de prévoir son attitude, prévoir comment se comporter si une crise volcanique survenait.

Satisfaits de acquis de cette formation, le service de résilience CBCA ensemble avec les participants à ce jeu vont mener des descentes dans les écoles des quartiers cibles pour se rassurer que le jeu est à la potée de tous avant de l’étendre dans d’autres écoles, a mentionné le responsable de la protection civil. Le volcan Nyiragongo est une réalité, le connaitre est une évidence.

Par Hulda Vagheni

Photos par Jérémie Ndabo

 

Tenue des assises de la 39e Assemblée Générale de la CBCA, du 04 au 08 Nov 2018

4 jours des assises de la 39e Assemblée Générale de la CBCA en ville de Butembo au Centre Uhai Kikyo, plus de 150 personnes ont pris part à cette rencontre. Les assises proprement dites ont été précédé par l’ordination de 31 Pasteurs suivi du comité exécutif qui a siégé lundi 5 Novembre 2018. Chaque matin les activités étaient précédées par des moments de méditations agrémentées par des cantiques de différentes chorales de la CBCA en ville de Butembo. A ce qui concerne les assises du comité Exécutif, plusieurs éléments étaient à l’ordre du jour parmi lesquels la validation de mandats de nouveaux Pasteurs surveillants de Postes Ecclésiastiques Bambo, Buyinga, Busaghala et Bukavu, mais également les nouveaux membres effectifs et comité exécutif du Poste Uvira et Buyinga. Il sied de savoir qu’ils ont été validés Pasteurs surveillants :

  • Rév. Muhindo Kataka pour le Poste Bambo en remplacement du Rév. Kilala

    de Gauche à droite: Rév Mushagalusa, Rév. Kyose, Rév. Kataka, Rév Masungu pendant la prière à leurs faveur

  • Rév. Kamate Masungu pour le Pose Busaghala en remplacement du Rév. Wangahemuka
  • Rév. Dr Baciyunjuze Mushagalusa Timothée pour le Poste Bukavu en remplacement du Rév Kabamba
  • Rév. Katembo Kyose Esau pour le Poste Buyinga en remplacement du Rév Mahindule
  • Est validé membre du comité exécutif pour le Poste Uvira, Rév. Ngombera Rugombosa Jonas, ancien Pasteur Surveillant du même Poste Ecclésiastique.

Sont validés membres effectifs du Poste Uvira :

  • Mme Neema Boninga Bonane
  • Mr Maungano Kiyoka Robert
  • Mr Mateso Songolo Jérémie
  • Mr Mbiliza Malagila Moise

Sont validés Membres effectifs du Poste Buyinga :

  1. Rév Kasereka Sondirya
  2. Mr Tadey Kwirakiwe (à la fois nommé membre exécutif du même Poste)
  3. Mme Masika Wanganaghenda
  4. Me Kambale Sondirya Christian
  5. Rév. Katembo Kyose Esau, RPS

Notons que le Vice-Président et Représentant Légal de la CBCA, Rév. Kilumbiro Martin a été ajouté et validé comme membre effectif du Secrétariat Général.

Du séminaire sur EBOLA

Rappelons que l’Assemblée Générale a eu lieu à Butembo dans le grand nord du Kivu, un endroit qui fait actuellement face à une épidémie de la maladie en virus ebola, déclaré à Mangina-Beni par le ministère de santé depuis aout 2018. Pour cette fin, les membres de l’assemblée ont été briefé sur Ebola dans un séminaire ce lundi 5 Nov 2018. Dans sa présentation,  Dr Chako le coordonnateur du programme de la RIPOSTE  contre Ebola, a révélé que ce virus est une réalité car il existe depuis les années 1976 avec comme origine principale les animaux sauvages et plus particulièrement la chauve-souris frugivore.

Les experts de santé impliqués dans la riposte contre cette épidémie ont donné des informations sur l’histoire, le danger et la prévention, ceci dans le cadre de sensibiliser et amener les participants à prendre conscience et connaissances des informations sûres et certaines du dit virus.

Pour ce qui est de la ville de Butembo, le premier cas positif a été constaté le 4 Septembre 2018 à la clinique universitaire de Graben chez une personne à provenance de Beni. Notons que jusque-là 38 cas positifs ont été constatés dans la ville de Butembo dont la pluparts de cas viennent d’ailleurs  et 5 cas des autochtones. Afin de bien lutter contre ce virus, le coordonnateur a signalé qu’il faut impliquer toute la communauté et avoir un leadership national compétent. Le lavage de mains régulier est l’un des facteurs préventifs les plus efficaces.

Vu que la contamination actuelle en ville est plus due aux contacts physiques entre hommes, il faut éviter les contacts car le virus car il se transmet à travers toutes les liquides biologique humaines (salive, sueurs, spermes, secrétions vaginales…). Si la personne est guérie, le virus peut être gardé dans le sperme de l’homme pendant 6 á 12 mois a-t-il conclu avant de répondre à plusieurs questions de membres de l’AG présents.

Parlant du leadership, le Dr Nguomoja a briefé l’AG sur les notions de base d’un bon leadership tout en encourageant les serviteurs et leaders à deve

Du nouveau comité de l’AG

Il est de coutume dans les assises de l’AG de la CBCA, de mettre à place un comité qui va diriger les assises/Pour cette année 2018, il a été élu :

  • Président de l’AG : Rév.Dr Mushagalusa Timothée
  • Vice-Président de l’AG : Rév. Dr Kamabu
  • Secrétaire : Dr Véronique Kabuo
  • Sec Adjoint : Mme Midiburo

De la reforme budgétaire : après exposé sur l’évaluation des échanges et de tournés effectuées par les dirigeants de l’église à ce qui concerne la mise à place de la reforme budgétaire dans la CBCA, il est à signaler que ce plan a été approuvé par l’Assemblée Générale, outil qui va servir à relever les conditions de vies de pasteurs de la CBCA, facteur leur permettant de bien servir. A plus de la réforme, le vice-président et représentant Légal a présenté l’approche de discipolat que le département d’évangélisation et vie de l’église préconise promouvoir dans la communauté Baptiste au Centre de l’Afrique. former les disciples doit être au centre d’une mission d’église. la CBCA se veut être une communauté qui fait des disciples et non des fidèles à l’instar de Jésus Christ, a-t-il martelé.

L’église étant porteuse de la mission prophétique dans ce monde perverse, la CBCA n’a pas gardé silence d’après tout ce qui se pense en RDC, le Kivu en général et Beni en particulier. Une déclaration a été dite devant les médias et les membres de l’AG, signe de solidarisation et de dénonciation de toutes les calamités de guerre et épidémiques dans les quelles traverse la population Congolaise, plus particulièrement la province du Nord Kivu en ville de Beni. Trouvez l’intégralité de la déclaration en cliquant sur le lien sur site de la CBCA www.cbca-kanisa.org

 

La CBCA vient d’ordonner 31 nouveaux Pasteurs à l’occasion de ses assises de la 39e Assemblée Générale en ville de Butembo

C’était dans une ambiance céleste qu’un culte d’ordination de Pasteurs a été organisé ce dimanche 4 Novembre 2018 dans la cours de la Paroisse CBCA Katwa en ville de Butembo. Ils étaient 31, les jeunes Rév Pasteurs ordonnés en ce jour spécial qui a réuni près de 4000 fidèles venus de plusieurs coins, participer à ce grand événement. Dans son message le Rév. Dr Samuel Ngayihembako, Président et représentant Légal de la CBCA a exhorté les fidèles et nouveaux Pasteurs, s’inspirant de textes tirés de livres de Jos 1 :1-9, Luc 5 : 7-11, 2tim 3 :16-27. «  Soyez serviteurs de la Parole, écoutez, obéissez et pratiquez. On prêche ce qu’on croit. La parole enseigne, elle corrige, elle certifie le salut. La parole de Dieu oriente et transforme celui qui la prêche et ceux qui l’écoute. Pour être un bon serviteur il faut prêcher la bonne nouvelle qu’on connait, et qu’on pratique. Plusieurs serviteurs prêchent l’évangile de prospérité, ils se mettent à critiquer les autres   au lieu de prêcher la bonne nouvelle de Christ. Christ révélé à son peuple est LA PAROLE qui atteste la vérité et la puissance divine, l’évangile qui témoigne Christ et sa résurrection, voilà sa parole. Une parole écoutée, et honorée comme parole de Dieu a une puissance merveilleuse sur la vie de l’homme. La parole de Dieu est une parole de vérité, de foi, de la vie éternelle. Le ministère pastoral est un ministère de la PAROLE. »

Il a également exhorté aux fidèles de reconnaitre qui les a prêcher la bonne nouvelle, mettre la parole en pratique, prier pour ces serviteurs, les soutenir et de les encourager toujours et toujours. Dans son mot de circonstance, il a adressé un message de réconfort à tous les participants à ce qui concerne la situation sécuritaire et épidémiologique en ville de  Butembo et dans le territoire de Beni, situations qui sèment la désolation depuis un bon moment et qui endeuille plusieurs. Tout en présentant ses condoléances aux familles éprouvées, il a donné la raison de la tenue de l’Assemblée Générale dans cette ville qui n’est autre que compatir avec la population.

Dans son mot d’ouverture officielle des assises de la 39e Assemblée Générale, le Président de l’Assemblée, Dr KAMABU exhorté les fidèles à comprendre et accepter que la maladie en Virus Ebola est une réalité et qu’elle tue sans pitié.  La parole de Dieu étant une lampe qui éclaire nos sentiers, il est important de savoir que la Parole a une puissance. Elle peut construire  et détruire au même horriblement. Le Dr Kamabu a renforcé à demandant aux fidèles de ne pas céder aux pourparlers mais d’observer les mesures hygiéniques et préventifs dans cette période épidémiologique. L’ignorance tue a-t-il souligné s’appuyant sur le passage de Osée 4 : 6 « Mon peuple périt par manque de connaissance ». Le Dr Kamabu a encouragé les fidèles sur place à observer et appliquer toutes les  orientations données par le ministère de la santé parmi lesquels le bon  lavage de mains régulier, un tout petit geste mais qui sauve. Il a  enfin présenté ses condoléances aux familles éprouvées par  cette épidémie ainsi que par les massacres perpétrées en ville de Beni depuis 2014 jusqu’à nos jours, a-t-il conclu avant de déclarer officiellement ouvert, les assises de la 39e Assemblée Générale de la CBCA qui vont du 04 aux 08 Novembre 2018.

Mentionnons également que cette cérémonie a été honorée par l’autorité politique et administrative de la ville de Butembo le maire de la ville, accompagné de son adjoint, l’ancien maire de ville, un bourgmestre et certains officiers de l’état. C’est dans une atmosphère de joie et de remise de cadeaux aux membres de l’AG que les activités se sont clôturées, sous la modération du Rév. Kambale Mangolopa Moise qui a conduit, juste après le culte, l’épisode historique autour de l’arbre planté le jour de l’octroi du statut de la CBCA. Dieu vient de se choisir ses serviteurs, qu’il lui plaise de les utiliser pour sa gloire.

 

Par Hulda Vagheni

Des civilités à la Mairie de Butembo par les mandataires de la CBCA

A gauche, le maire de la Ville de Butembo, à droite le Président et représentant Légal de la CBCA.

C’est ce samedi 03 Nov 2018 que le Président et représentant Légal de la CBCA, le Dr Samuel Ngayihembako, accompagné de son Direcab, de ses collaborateurs, Le Rév Kambale Kilumbiro Martin Vice-Président, Mr Pascal Munoka , trésorier communautaire ainsi que Me Christian Sondirya Secrétaire Communautaire, tous mandataires de cette communauté se sont rendu à la mairie de Butembo pour une prise de contact avec le N°1 de la ville, signe de civilités pour annoncer et confirmer la tenue de l’Assemblée Générale de Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique. Dans son partage, il a partagé des informations générales sur le plan sécuritaire de la Ville de Butembo, sa demographie face au danger d’Ebola etc. Il a encouragé aux mandataires de la CBCA de sensibiliser les membres à être vigilant et de ne pas céder aux rumeurs qui font croire à la population qu’Ebola n’est pas réel. Parlant de l’insécurité et plusieurs autres aspects sensibles dans l’actualité de la ville, le maire de la ville a rassuré de son soutien pour la sécurité des délégués à l’AG dans cette ville qui est relativement calme actuellement.

Cette activité de l’AG qui va du 04 au 08 Octobre sera précédé , ce dimanche 04 Nov, d’une grande cérémonie de culte d’ordination de ses Pasteurs. Plusieurs délégations en p

Equipe de mandataires de la CBCA au bureau du maire

rovenance de tout le Kivu sont  Tout est déjà PRET pour que la cérémonie d’ordination se passe dans le calme.

Le trauma intégration comme approche communautaire

La CBCA  à travers son Département de diaconie et développement (DDD)  organise du 29 au 31 Octobre 2018 en ville de Goma,  un atelier régional d’échange  et de réflexion sur  la lutte contre  le traumatisme et la dépression en faveur des personnes impliquées dans l’accompagnement et la prise en charge des personnes traumatisées psychologiquement tels que, les aspects santé mentale, les femmes violées, les enfants de l’école, les victimes de guerres admis ou suivi par les structures sanitaires etc. Les participants à cet atelier proviennent des  écoles, des projets/programmes, des paroisses, des structures sanitaires du Burundi, du Rwanda, de la RDC (Butembo, Bukavu, Goma ) ainsi que de l’ Allemagne. L’idée qui sous entend l’organisation de cette activité est de permettre aux différentes  parties prenantes d’échanger sur leur approche de prévention et de prise en charge  des traumatismes  dans leur communauté de base selon leur contexte.  L’objectif est de contribuer à la  prévention et à la réduction  de cas de  traumatisme par l’approche Communautaire en période post-conflit dans la région de grands lacs ; partager les expériences de lutte contre le traumatisme, le changement réalisé et les défis rencontrés ; présenter l’expérience d’accompagnement des projets de crise post traumatique et de formation de base en matière de trauma intégration, comprendre les rôles des  ONG et  des églises, quel méthodes et stratégies ? Développer le concept ressource oriented Trauma Therapy. Ce renforcement des capacités constituera  un réseau d’acteurs dans la lutte contre les traumatismes psychologiques et d’amélioration de la santé mentale dans la Région des Grands Lacs.  Appuyée techniquement et financièrement par Pain pour le monde, la formation est facilitée principalement par Mme Barbara, une spécialiste en psychothérapie en l’Allemagne et du Couple Dr Wolfgan Woeller, Consultants de Pain pour le Monde.

La région des grands Lacs est l’un des parties de l’Afrique de l’Est les plus touchées par les atrocités qui Génèrent des graves traumatismes dans la communauté dues aux guerres, viol, crimes etc. De loin ou de prêt, tout le monde qui habite cette région est traumatisé est un besoin énorme de prise en charge se manifeste à plusieurs niveau. Se référant à Jésus qui a accompli plusieurs miracles dans l’exercice de son ministère, le Rév. Dr Samuel Ngayiemabako, représentant Légal de la CBCA dans son message tiré du livre de Marc 4 :5-7, a focalisé son message sur le fait que, les églises à travers ses fidèles et ses différents acteurs placés dans divers programmes sont appelés à opérer des miracles non seulement comme on l’entend dire ou faire, mais plutôt en accompagnant le message qu’on donne à ce peuple souffrant, des actions ou gestes concrets soulageant ainsi la communauté dans cette région affectée. Parlant de la femme, Rév. Dr Samuel a démontré combien le poids de la misère, de l’insécurité, des viols, des atrocités dans le ménage et partout ailleurs, dans la campagne comme dans la ville pèsent sur cette femme porteuse de vie, dans la société et qu’elle mérite une attention particulière dans la prise en charge des personnes les plus traumatisées.

Le besoin est immense dans notre société, il est souhaité à l’église d’être modelée sur des principes basés sur le modèle du Christ  a-t-il conclu, avant de déclarer officiellement, l’ouverture de cet atelier de formation étalé sur trois jours, réunissant plus de 40 personnes au Centre d’accueil Protestant Tuneko en Ville de Goma.

Par Hulda Vagheni

Urgences et premiers secours : des gestes qui sauvent

Agents du Secrétariat Général en tenue de sport pour des exercices du secourisme

Chaque année, 10 000 vies pourraient être épargnées si 1 personne sur 5 est connaissait premier les gestes d’urgence à poser. Mais malheureusement un grand pourcentage de la population est sous informée. Quels sont ces gestes qui sauvent ? Comment réagir face à un accident à la maison, au travail ou sur la route ?  A connaitre d’urgence.

Facilitateurs en pleine explication d’un cas accident AVC ou routier

C’est dans cette optique que les agents du secrétariat général de la CBCA ont été renforcés sur les gestes de premiers soins d’urgences au bureau du SG en date du 23 Oct 2018. Vu le contexte dans lequel la communauté vit aujourd’hui, il est important de mettre un accent particulier sur le comportement à adopter lorsqu’il s’agit d’un accident, catastrophe, incendie, etc. Dans ce cadre, la CBCA a fait appel à 3 acteurs humanitaires de la croix rouge pour former les agents sur les gestes à poser devant un danger soit dans les mesures de prévention pour sauver des vies. Il s’agit de donner correctement l’alerte, aider une personne inconsciente ou sur le point de s’étouffer, protéger les victimes d’un accident de la route en attendant les secours…

Certains gestes simples peuvent sauver des vies s’ils sont pratiqués rapidement et correctement, bien que rien ne remplace la pratique. SÉCURISER, SURVEILLER, ALERTER ET AGIR, principe à noter.

Les facilitateurs ont focalisé parmi plusieurs, sur les gestes à poser d’urgence quand il s’agit :

  • D’un accident routier
  • D’une fracture au niveau de la colonne vertébrale, la tête, etc
  • Accident d’une femme enceinte
  • D’une AVC
  • Crise épileptique
  • Incendie
  • Brulure
  • Etranglement au niveau de la gorge
  • Piqure par un animal venimeux
  • Saignement ou blessure
  • Hémorragie etc

Prenons un exemple des gestes à poser lorsqu’il y a saignement :

Lorsque le sang coule de façon continue de la plaie, une pression doit être exercée directement sur celle-ci afin d’arrêter le saignement :

  • Eviter, si possible, tout contact avec le sang de la victime : demandez-lui de comprimer elle-même sa blessure.

    Agents dans la grande salle en pleine séance

  • Sinon, exercez une pression directement sur la plaie avec vos mains protégées (gants jetables, sac plastique ou linge).
  • Allongez la victime en position horizontale.
  • Demandez à une personne présente d’alerter les secours ou faites-le vous-même si vous êtes seul.
  • Si la plaie continue de saigner, comprimez-la encore plus fermement.
  • Poursuivez la compression sur la plaie jusqu’à l’arrivée des secours.
  • Si vous devez vous libérer (par exemple pour aller donner l’alerte), appliquez un tampon relais pour remplacer votre compression manuelle.
  • Laver les mains après avoir effectué ces premiers secours.

La formation était tellement pratique de telle manière que les agents ont eu à s’exercer les uns après les autres. La matière était d’actualité, riche et intéressante. Une proposition d’organiser une autre session a été émise par tous les participants motivés d’acquerir plus d’information car dans plusieurs cas, on a difficile à intervenir car on ne sait pas ce qu’il faut faire à premier. Débutée à 9h00, la formation a pris fin à 13h00, sous la houlette conjointe du Secrétaire Communautaire Me Christian Sondirya et le Dr Muyonga, Directeur du Département de la Santé CBCA.

Par Hulda Vagheni

Renforcement des capacités de sensibilisateurs communautaires sur le viol, une préoccupation pour le département Femme et famille de la CBCA

« Lutte contre les violences sexuelles basées sur les genres » tel est le thème qui a été développé dans la formation des relais communautaires au CRK en ville de Goma le 24 octobre 2018 en faveur 15 personnes des relais communautaire en provenance de Kitchanga, Kibati, Luonga, Kinge et Goma. Organisée par le département femme et famille cette activité  vise à renforcer les capacités des relais dans la communication de lutte les violences, d’échanger les expériences entre les relais communautaires et enfin sensibiliser sur la  lutte contre la maladie à virus Ebola.

Parlant de la maladie en Virus EBola, Mr Bwira Muhombo, premier intervenant à l’atelier, après avoir donné les informations générales sur ce qu’est la Maladie en Virus Ebola MVE, a focalisé son message sur les techniques de prévention qui ne sont autres que l’appropriation d’un comportement sain en termes d’hygiène.   Il a marteler sur le lavage régulier des mains avant de manger, de préparer  les aliments, de faire téter l’enfant, après avoir quitté aux toilettes, après la lessive des linges sales etc. parlant du lavage de mains, le facilitateur a appris aux participants les bonnes techniques de lavage de mains tout en suivant les étapes reconnues comme garantissant l’élimination des microbes sur les mains, entre les doigts, sur la pomme de main, sur le dos de mains et.  A la fin de la prestation, les participants intéressés par la présentation se sont passés engagés à mettre en pratique les acquis de cet exposé pour prévenir cette maladie, bien comme d’autres maladies de mains sales.

En ce qui concerne le deuxième exposé, l’intervenant a  présenté quelques types des violences basées sur le genre dont : les abus sexuels, agression sexuelle, mariage précoce, violence physique, violence psychologique, le déni des ressources etc. Deux  points ont été épinglés pour faire face à ces problèmes :

  • Organiser une campagne d’information,
  • Eduquer la population sur les violences sexuelles basées sur les genres.

Scindés en deux groupes, les participants ont partagé leurs expériences et discuter les questions entre autre les barrières auxquels les relais doivent faire face avant toutes séances de sensibilisation, le moment précis pendant lequel les relais doivent organiser les campagnes de sensibilisation sur les Violence Sexuelles Basées Sur le Genre, donner les principes directifs à suivre par le relais communautaire dans le processus de sensibilisation.

Remerciant le Département Femme et famille pour cette rencontre à leur bénéfice, les participants ont suggérés une multiplicité de réunions de ce genre tout en recommandant au département de disponibiliser les outils leurs permettant de bien exercer leur métier.   Débuté à 8h, l’activité a pris fin à 16h.

la rédaction

Briefing sur la défense des droits humains

C’est dans le cadre de faire le suivi auprès des organisations partenaires du service civil qu’une dizaine des agents du secrétariat Général de la CBCA, ont été briefés sur la sécurité et la protection des défenseurs des droits humains ce Lundi 22 Oct 2018.

Facilité par Mr Edward Ebiringanine de la protection de défenseurs et appuyé par l’ONG belge protection international dont le bureau national est établi à Goma, Cette séance de suivi a consisté à faire le briefing  aux staffs du DDD et JPSC et ensuite travailler avec Me Jacques, chargé de la JPIC,  sur la fiche d’activités qui ont été planifiées après l’atelier tenu à Bukavu dans le même angle. Les bénéficiaires à ce briefing ont reçus plusieurs informations en matière de la manière d’intégrer la dimension de sécurité dans tous les aspects de la vie (sécurité physique, organisationnelle, professionnel…)

Vu que dans le Nord Kivu nous vivons dans une situation tendue, les informations sur la sécurité et le droit humanitaire sont très capitales à tout le monde.

Le facilitateur a apporté une nuance entre les concepts clés souvent mal utilisés par plusieurs dont : la sécurité, la Protection et la défense des droits humains. Globalement, il a été dit ce qui suit : « On protège l’autre, on se sécurise ».

Quant à la défense des droits humains, il a énuméré 3 catégories ou génération des droits humains. Il s’agit des droits civils et politiques, droits économiques et sociaux culturels et les droits collectifs, environnement sain et solidarité.

Il faudra comprendre ici que le travail de droit de l’homme est un sacrifice et scindé en  3 catégories, la défense des droits civils a plus des risques.

Il a insisté sur l’analyse du contexte.  Avant d’intervenir dans toute situation de défense des droits de l’homme, il faut se rassurer correctement du contexte. L’analyse du contexte est l’un des éléments les plus importants dans la sécurité et la protection de défenseurs des droits humains. Toute imprudence porte atteinte à notre sécurité. Chaque aspect du contexte continue à la sécurité et donc on est invité à la précaution avant toute action ou parole à lancer n’importe où. L’adaptation du contexte au changement est capitale.

De l’analyse et de la gestion du risque :

Il s’agit ici de l’action de comprendre le risque, la menace, les capacités et la vulnérabilité. Tout défenseur de droit de l’homme peut être exposé à un risque mais tous ne réagissent pas de la même manière. L’analyse de risque consiste à se méfier des éloges pour ne pas tomber dans les pièges ; découvrir les actes probables portant atteinte à l’intégrité physique d’un défenseur des droits humains, évaluer le degré d’exposition à un risque ou à une menace et de découvrir les forces sur lesquelles on peut compter pour faire face à une vulnérabilité. Faut-il conclure que plus on réduit la vulnérabilité, plus on augmente la capacité.

Intéressé par ce briefing, la séance qui a duré plus d’une heure  été clôturée par le Secrétaire communautaire qui a présenté ses remerciements au formateur et à l’équipe, tout en annoncent une future formation sur le même thème, à l’intention de tous les agents. Commencé à 10h, la formation a pris fin vers 13h sous une grande satisfaction de participants.