Assises du 71e comité exécutif de la communauté Baptiste au Centre de l’Afrique

Depuis le 25 au 27 février 2019, le centre d’accueil Cap Tuneko a servi de cadre des assises du comité exécutif de la CBCA, autour du thème : Uwakili na ufuasi bora kwa ajili ya matengenezo ya Kanisa, 1Chroniques 29 :10-20 ( bonne gestion de l’église pour la réforme sociale et spirituelle). Ces assises entrent dans le cadre d’évaluer le niveau d’exécution de décisions de son Assemblée générale  tenue en ville de Butembo en 2018.

Dans un culte chaleureux de ce 26 février tenu au temple Virunga, les membres ont été accueillis par plusieurs fidèles de la  CBCA, culte qui a constitué le début d3s activités de cette rencontré.  Dans son message de méditation,  le Président et représentant légal de la CBCA, le Rév. Dr Samuel Ngayihembako a exhorté les participants à ce culte à vivre la vie du disciple de Jésus en exerçant le service aux autres, chercher les intérêts des autres en premier et à apprendre à aimer et se pardonner mutuellement pour qu’ainsi le monde parvienne à croire que Dieu est vivant. Prenant la parole,  le Dr Timothée Mushagalusa, président de l’Assemblée Générale de la CBCA a présenté ses remerciements aux fidèles, au Poste Goma pour cet accueil réservé aux membres, tout en présentant avec plus de détails les objectifs, avant de déclarer officiellement ouvert ces assises du comité exécutif. Parmi les éléments saillants de l’ordre du jour de ces assises était figurée la remise du certificat d’honorariat au Rév. Dr Kakule Molo pour avoir servi avec dynamisme et excellence, la CBCA pendant plus de 12 ans ; l’évaluation de la reforme déjà mise en application dans la CBCA, mais également un exposé sur l’échange d’expérience sur le discipolat à Nairobi, échange tenu à Nairobi avec la participation d’une équipe de 13 serviteurs en provenance de la CBCA. Il est à noter qu’une conférence sur la situation politique du pays, la RDC a été présentée par le Prof Kennedy, prof de l’ULPGL Goma. Les assises du comité exécutif de la CBCA ont été sanctionnées par la lecture d’une déclaration politique de la CBCA, en ce moment où la RDC connait pour la première fois depuis son accession à l’indépendance, le transfert du pouvoir au sommet de l’Etat, d’une manière paisible, dans un contexte épidémiologique, la présence de la maladie à Virus Ebola dans l’un de ses provinces, le Nord Kivu qui connait aux mêmes moments des tueries et massacres répétitifs de sa population.

Plus de 50 personnes ont pris part à ces assises de deux jours allant du 26 au 27 février 2019,  parmi eux les pasteurs surveillants de 18 Postes ecclésiastiques de la CBCA, les membres exécutifs, les directeurs de départements et quelques membres du staff du Secrétariat Général de la CBCA.

 

 

Effectivité du jumelage entre les paroisses CBCA Mutiri et Durba

Visiste à l’EP Baraka. De droite à Gauche: Rév Gérome, Ancien ORTIZ, Rév Baraka Masumbuko

C’est dans le cadre d’une mise au point du jumelage entre les Paroisses CBCA Mutiri et CBCA Durba  que le Réverend Kambale Masumbuko Baraka accompagné de l’un des anciens de l’église Mr ORTIZ Mukono, tous de la CBCA Mutiri ont piétiné le sol de Durba en province Oriental/RDC ce 11 Fév 2019 pour rendre effective la coopération en terme de Jumelage entre les deux paroisses. En effet, ce jumelage a été décidé dans la 38e  Assemblée Générale de la CBCA tenue en ville de Goma/NK, une proposition de la commission technique d’évangélisation (CTE).

Les pourparlers se poursuivent pour mettre en place un plan détaillé de ces deux paroisses, plan qui permettra à identifier dans quel domaine d’intervention vont se concentrer les termes d’échanges. Ce qui encourage est que ; la Paroisse CBCA Durba s’est déjà tapée un bon temple qui réunit entre 300 à 400 personnes chaque dimanche, son temple moderne est au niveau de travaux de finissages. Elle applique déjà les mesures de la reforme dans la CBCA, elle organise plusieurs activités tant spirituelles que social. Certes, elle a encore besoin d’un appui pour sa croissance et son développement intégral.

Paroisse CBCA Watsa en Province oriental

Plusieurs descentes dans différents sites et paroisses environnantes ont été effectuées par les serviteurs en provenance de la Paroisse Mutiri, conduits par le Rév. Pasteur Gérôme Muhiwa, responsable de la Paroisse CBCA Durba.

La Paroisse CBCA Watsa situé à environ 14km de Durba connait encore des difficultés énormes pour son évolution en général. Etant reconnue comme la paroisse qui supervise Durba, elle n’arrive pas encore à se construire un bâtiment plus ou moins acceptable. Jusqu’à présent, elle fonctionne dans un temple construit en roseaux seulement, la CBCA watsa connait parfois des difficultés lors des saisons pluvieuses ou même des saisons sèches à cause de la poussière qui se déverse au temple parfois en plein service. C’est parmi les défis à relever.

EP Baraka CBCA Durba

La délégation a également visité l’EP Baraka à Watsa, un soulagement pour la population de voir combien la CBCA s’implique dans l’éducation des enfants en organisant des écoles dans des milieux supposés lointains. Néanmoins, les autorités de l’école tendent la main de demande de soutien pour appuyer le personnel car parfois il est très difficile que ces serviteurs perçoivent un moindre salaire alors qu’ils sont en train de faire un grand travail, former les enfants. Le besoin de matériel est aussi énorme, les jumelages entre les écoles serait aussi souhaitable pour soutenir ces activités.

Revenant sur la Paroisse CBCA Durba, elle compte actuellement 316 fidèles permanents et 178 fidèles dans sa chapelle appelé CBCA Dwembe.

Le Rév Masumbuko au temple CBCA Durba

Cette visite officielle qui rend effective le jumelage entre les paroisses CBCA mutiri de Butembo et Durba de la Province orientale a chuté dimanche 17 Février dans un culte dominical à la Paroisse CBCA  Durba ou plusieurs fidèles en provenance de la Paroisse Watsa et Dwembe se sont joint pour écouter la parole de Dieu de la part du Rév. Masumbuko Baraka qui a partagé un message sur « la vie de disciple même quand les choses ne vont pas tel qu’on le veut. »

Avec l’assurance que ce jumelage s’annonce bien et encourageante, il se fonde sur la foi dans les perspectives d’aboutir à des résultats qui porteront des fruits pour le royaume de Dieu. C’est avec une grande satisfaction que les fidèles de Durba ainsi que les

De Gauche à droite: Le Rév Derome CBCA Durba, Rév Masumbuko Baraka CBCA Mutiri

serviteurs de Dieu y affectés ont salués cette visite de jumelage.

Par Rév. Masumbuko Baraka

 

 

La radio Télé Evangélique de Développement Hermon RTEDH de nouveau suivie sur les ondes

C’est depuis le 25 Janvier 2019 que la RTEDH FM, une radio de la CBCA émettant depuis l’agglomération de Kiwanja sur 94.5mhz en territoire de Rutshuru, N-K à L’est du pays la RDC, vient de relancer son signal après un bon bout de temps de silence. Pendant tout au plus 8 mois, la Radio Télé Evangélique de Développement Hermon a connu une panne grave avec conséquence de ne plus être opérationnelle dans son agglomération. Depuis lors, cette chaîne de radio a été la plus préférée en territoire de Rutshuru à cause de son éditorial, son riche programme qui constituait une réponse aux préoccupations communautaire. Elle a été une radio qui répond aux attentes de cette population de Rutshuru et ses environs, longtemps englouti par des conflits armées, les tueries, la haine, la discrimination ; les kidnappings et les viols. Elle est une réponse favorable à travers ses émissions réconfortantes, ses séquences musicales, ses émissions qui prônent la paix et la cohabitation pacifique, le développement de tout l’homme etc.

Bref sur son histoire 

Avec une équipe active, cette radio s’est dotée d’un émetteur télé fabriqué localement par l’expertise des Ingénieurs locaux en provenance de Butembo (CETROBO) en 2008. En date du 27 juillet 2009, la Rtedh lance son signal télé en territoire de Rutshuru. C’est la première à être lancée ce jour-là dans le territoire. Les habitants suivaient les antennes de cette télé locale en couleur se servant des antennes papillons ; tout

kiwanja captait cette télé.

L’avènement du M23 a constitué une chute libre pour la RTEDH. Tout est endommagé, certains matériels dont jusqu’à ce jour restent non fonctionnelle (la télé). Cette chute a fait de la Rtedh un pas très en arrière et une détérioration progressive malgré les multiples efforts locaux, c’est alors qu’elle va aussi connaitre une grande panne de son deuxième émetteur et faire face au chaos.

Une implication rapide du Poste CBCA Buturande chapeauté par le Révérend Nganza Syayikomya en collaboration avec le staff de la radio, particulièrement le rédacteur en chef, a redonné espoir dès lors qu’il a rendu disponible les moyens financiers pour acquérir ce nouvel émetteur avec le concours de partenaires sollicités.

En mi-juillet 2018  la RTEDH ne pouvait couvrir que 100m carré et cela difficilement, facteur qui a prouvé de l’impossibilité de cette chaine de continuer à fonctionner, il fallait décider de suspendre toutes les antennes.

En date du 25 Janvier 2019, la Rtedh relance son signal aux environs de 13h heures de kiwanja. Trente minutes après le lancement, le rapport d’écoute pouvait redonner espoir via les points les plus hauts d’écoute qui sont désormais : Toute la chefferie de Bwito et celle de Bwisha ; Kitshanga dans le Masisi ; Lubero: Kirumba, kitsombiro, kamandi, musenda, mubana, kipese, kaseghe, kasando, vutsorovia, mighobwe; et une partie de pays voisins, l’Ouganda et du Rwanda.

Actuellement la RTEDH est en bonne position d’écoute car son signal est bien capté. Les remerciements s’adressent au service de communication de la CBCA pour son appui technique, formation, conseils et orientations qu’il ne cessait de prodiguer quotidiennement. Coup de chapeau à la CBCA de faciliter cette trompette évangélique d’avoir des partenaires disponibles pour des avancées significatives et bonne gestion du personnel.

Ce nouvel élan de réouverture de la Radio Télé de Développement Hermon donne un  nouveau souffle à ses auditeurs, son staff ainsi qu’à son Poste CBCA Buturande. Les mains restent tendues pour quelconque voudra soutenir cette chaîne qui se veut relancer également la télévision dans les jours à venir.

Par Vianney Watsongo

Rédacteur en chef RTEDH

Culture de paix et la non violence dans les écoles

Comment installer dans nos écoles la culture de la paix au vu du contexte particulièrement difficile qui prévaut à l’Est de la RDC ?

Tel a été la thématique autour de laquelle ont tournées divers présentations et exercices de groupe dans un atelier tenu au Cap Tuneko du 3 au 6 Fév. 2019 en ville de Goma; réunissant les Coordinateurs des écoles conventionnées Protestantes ECP, les agents des Coordinations, les Chefs d’Etablissements scolaires, les enseignants,  les Aumôniers scolaires ainsi que certains élèves, tous des du Nord et Sud-Kivu à l’Est de la RDC.

Dans sa méditation Biblique dite avant l’ouverture officielle de cette activité, le Président et représentant Légal de la CBCA, le Rev Dr Samuel Ngayihembako a parlé du « paradoxe de la progéniture dans nos familles congolaises ». Il a tiré son message du livre des Psaumes 127 : 3-5 « des enfants, voilà les vrais biens de la famille ».

En effet,  en Afrique on veut avoir des enfants, mais que faire des ces enfants dont la plupart sont abandonnés.  L’image de flèches dans la main d’un guerrier  réfère à une bonne éducation qui les prépare à devenir des responsables  et non pas l’image que nous vivons aujourd’hui. « Heureux l’homme qui peut en remplir son carquois », ce que nous observons ce sont de classes pléthoriques qui constituent une forme de violence. Ce passage se réfère plutôt à la robustesse intellectuelle (des enfants bien instruits), et physique (bien nourris, soignés).

«  Il ne risque pas d’être humilié quand il plaide contre ses adversaires », le spectacle est désolant car la guerre avec les milices, les enfants mal nourris, pourchassés de leurs villages qui subisse de violence.

De la violence en milieu scolaire : le système scolaire présente aussi de formes de violences, les enfants ont peur d’échouer, d’être grondés ; le cas d’apprentissage de langues apparaît comme une forme de violence : l’enfant est contraint d’apprendre non seulement le français, l’anglais, le swahili et l’exigence de la langue vernaculaire.

De la main de sa tendre maman pour aller vers…. L’école doit devenir rassurante

Si l’école peut devenir pour nos enfants un lieu de refuge, alors les enfants deviendront une bénédiction. A-t-il conclu avant de lancer officiellement les activités de cette formation.

Prenant la parole, Mme Julia a donné l’orientation historique, l’étude et objectifs de la rencontre, elle a rappelé l’importance de l’éducation à la paix et la transformation des conflits dans les écoles.

L’atelier consistait à avoir une idée plus globale dans l’accompagnement des écoles et l’implication dans  la prévention de la violence en milieu scolaire et renforcer la culture de la paix, mettre à niveau les participants sur le contenu de l’étude de base, dénoncer les défis de la prévention  de la violence.

Les discussions se sont articulées autour de :

  • La typologie des conflits et de la violence,
  • Gestion des conflits dans nos écoles,
  • Partenaires et autres acteurs parascolaires,
  • Quatre sujets de recommandation,
  • Planification de l’atelier sur les méthodes différentes

 

Parlant de la notion du triangle de la violence, Mme Julia a fit. Ce triangle a été élaboré par Johan SALTUNG. D’après cet auteur, il ya la violence directe, la violence structurelle et la violence culturelle.

  • La violence directe : attaques verbales, psychologiques, physiques et les formes de violences liées à la discipline comme les insultes, le dénigrement, etc.
  • La violence structurelle : c’est la violence créée par des structures politiques, économiques, voire religieuses. Elle se manifeste à travers les discriminations fondées sur le racisme, tribalisme, les idéologies, discrimination liée au genre, etc), la stigmatisation des groupes marginalisés, les injustices entre les riches et les pauvres. La violence structurelle est souvent la base de la violence directe.
  • La violence culturelle : elle est souvent utilisée pour justifier ou légitimer la violence directe et se manifeste à travers de symboles et langages. Il existe beaucoup de liens entre la violence structurelle et la violence culturelle.

L’exemple du colonialisme dont les structures étaient fondées sur le racisme et a développé le concept de civilisé et de non civilisé et cela a justifié les formes de violences causées par le système colonial.

« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix » dit Jésus. L’apôtre Paul dit que Christ est notre paix : c’est lui qui nous réconcilie avec le père et qui nous aide à nous réconcilier avec les autres.

C’est au travers de l’enseignement de Jésus que la culture de la paix est semée dans nos cœurs. Il a donc rappelé l’importance de l’enseignement dans l’enracinement de la culture de la paix. Le remède contre la violence n’est pas la violence mais plutôt l’enseignement de la paix. Enfin, le prédicateur a lu le passage de l’épitre aux Philippiens chapitre 4, verset 7 « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. » ; avant de prononcer la prière de bénédiction. A conclu le Président et représentant Légal de la CBCA, Dr Samuel Ngayihembako, après la remise de certificats aux participants à cette formation.

Redaction

Les personnes de troisième âge à l’école de l’auto-prise en charge

Dans le cadre de l’accomplissement de sa mission holistique, la CBCA, à travers son Département de Diaconie et Développement,  accompagne techniquement les personnes de 3 Age dans 3 Postes ecclésiastiques de la CBCA  dont Kitsombiro, Buturande et Goma.

Pour ce début de l’an 2019, deux activités ont été organisées successivement en ville de Goma et à Kiwanja et  en faveur de cette cible d’où, en ville de Goma 38 personnes parmi eux 26 hommes et 12 femmes  ont été réunis vendredi 31 Janvier à la paroisse Mabanga sud en ville de Goma. A la paroisse Kiwanja Buturande c’était plutôt dimanche 3 fév. 2019 où 42 personnes parmi eux  28 hommes et 14 femmes.

L’objectif de ces activités est de préparer la mise en  œuvre  des actions d’appui aux initiatives d’auto prise en charge  des personnes de 3ème  âge à Goma, Buturande et Kitsombiro. Les activités initiées par les bénéficiaires sont les suivants : Le jardinage, l’Elevage des lapins, chèvres, cobayes, et  des volailles etc.

Notons que les initiatives de  50 bénéficiaires selon le besoin de chaque Poste, seront appuyées, et le concept de diaconie de renforcement de capacité et non celui de la dépendance sera bien vulgarisée et assimilé par la cible pour se rassurer d’une appropriation concrète.

Dans tous les deux sites, les personnes de 3e âge se disent satisfaites de cet appui technique et financier à leur faveur de la part de l’église, un acte diaconal qui vient de les marquer davantage. Elles se disent encagés à travailler en initiant des activités pouvant les faciliter à lutter contre le chômage dans leur vieillesse.  Mme Christine en charge de la diaconie dans la CBCA se dit encouragée de voir ces activités être dynamisées dans ces Postes ecclésiastique et rassure que la CBCA est déterminée pour voir les personnes de troisième âge être indépendantes même quand elles sont déjà vieux ou vielles.

Rédaction CBCA

 

Alerte…Injection de la drogue: une nouvelle forme de vol en pleine journée en ville de Goma

La coordination des Ecoles Conventionnées Protestantes dénonce la croissance de l’insécurité en ville de Goma depuis janvier 2019.
Un réseau de bandits opère désormais en utilisant des drogues somnolentes depuis quelques semaines dans certains coins  de la Ville de Goma en pleine journée, déplore la CBCA. Des sources locales rapportent, mardi 29 Janvier 2019, que deux cas d’extorsion de l’argent et des téléphones portables, de vol en mains armés se sont observés depuis la semaine dernière où un pasteur de la CBCA et trois autres agents des Ecoles Conventionnées Protestantes de la CBCA en ont été victimes. Il s’agit premièrement de l’un de Pasteurs de l’une de  paroisses de la CBCA  en ville de Goma qui quittait sa maison tôt le matin de ce mardi 29 pour aller conduire un culte de levée de deuil. Il a été surpris par des hommes non autrement identifiés, qui lui ont injecté un produit, le laissant à même le sol après lui avoir pris son portable. Avec l’aide de ses voisins, il a été dépêché au Centre Hospitalier Bethesda CBCA Ndosho où il est sous traitement médical.  Le cas suivant est celui d’un enseignant de l’une des écoles de la CBCA à Kiwanja qui est tombé dans le piège de bandits déguisés en motard ce même mardi 29 Janvier 2019. La victime était en ville de Goma pour le retrait du salaire chez Caritas, pour le paiement des enseignants de 3 écoles de son entité. Ne sachant pas que les bandits se sont déguisés en motard, il a pris une moto juste à la sortie de la banque et brusquement un autre monsieur vient se placer derrière lui sur la même moto alors qu’ils démarraient déjà, sollicitant qu’on le dépose à un restaurant situé à près de 200m et promettant ajouter 200FC au motard. Du coup, il sera piqué par une seringue et injecté d’un produit affaiblissant et somnolant. Il s’est retrouvé endormi par terre du côté de l’instigo plusieurs heures plus tard. Interrogé par des personnes qui le trouvaient bizarre le considérant de soulard, il a commencé à chercher son sac tout en expliquant qu’il était sur moto et qu’il ne sait pas comment il se retrouve sur ce lieu. Dépêché au bureau du secrétariat Général de la CBCA par des passants, il a constaté qu’une somme de Pres de deux millions de francs congolais lui a été extorquée. Faible et traumatisé, il a été amené à l’Hôpital Général de Référence de Virunga pour les soins appropriés. Faut-il mentionner que ceci arrive 3 jours après l’incident observé samedi 26 Janvier lorsque l’un des chauffeurs de la CBCA qui était du côté de la base Monusco de RVA dans ses courses quotidiens  vers 15h, brusquement il a reçu une piqûre dans son épaule gauche et on lui a pris son argent et téléphone. Blessé et frustré par la menace, il a été vite conduit à Heal Africa pour les soins d’urgence. Les auteurs de ces actes terroristes se servent des seringues, ils piquent fortement dans l’épaule y injectent des produits qualifiés de drogue, extorquent les biens de victimes selon qu’ils les veulent. Rappelons également le cas de l’un de conseillers des écoles primaires à la coordination des ECP CBCA, qui a été visité dans une nuit par des bandits en mains armés la semaine du 13 au 19 Janvier 2019. Ils ont tout emporté, lui laissant la maison presque vidée. Cette situation inquiétante est une menace sécuritaire à la communauté et à la population entière de la ville de Goma. La CBCA en appelle aux autorités compétentes de s’impliquer concrètement dans la sécurité de la population et ses biens, et mettre la main sur les auteurs de ces actes de barbarie pour qu’ils subissent la rigueur de la loi.

Rédaction CBCA

Réseau de la jeunesse des églises membres de la Mission Évangélique Unie

Du 20 au 22 janvier 2019, treize (13) dirigeants de la Jeunesse de 13 Eglises membres de la Mission Évangélique Unie se sont réunis à Dar es Salaam, en Tanzanie. La réunion vise en premier lieu à évaluer dans quelle mesure les recommandations de l’Afra (African Regional Assembly) 2017, en particulier celles proposées par la pré-assemblée des jeunes, ont été mises en œuvre. Deuxièmement, elle a visée également à lancer le Réseau de la jeunesse africaine, qui aidera les jeunes à partager leur expérience et leurs talents malgré la distance qui les séparent.

Organisée par le bureau régional de la MEU qui a son siège à Dar es salaam, les églises suivantes ont été représentées : la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique CBCA de la RDC, Eglise Presbytérienne du Rwanda EPR, Eglise Anglicane du Rwanda EAR, Eglises de la Tanzanie luthérienne ELCT / KAD, ELCT / NWD, ELCT / DPE, ELCT / NED, ELCB, ELCRN, Eglise du Christ au Congo ECC de la RDC,  et RCSA. Tous les participants ont eu le temps de raconter et de partager leurs expériences relatives aux activités génératrices de revenus pour les jeunes (projets entrepreneuriat), comme dans leurs églises membres respectives.

Dans ses mots d’introduction et d’ouverture de la réunion, le secrétaire exécutif adjoint de la région Afrique a rappelé aux participants jusqu’à quel point la mise en œuvre des recommandations AFRA de 2017 par MEU ont été supervisée. Elle a mentionné la réussite de divers soutiens aux églises membres, les formations et les ateliers en faveur de jeunes en matière entrepreneuriat, projets génératrices de revenus pour les jeunes. Ceux-ci comprennent: la production de chèvres et de vaches laitières (méthode de multiplication), le projet de pépinière d’arbres fruitiers, le projet de production de volaille, la production de légumes et de fruits, le projet de broderie, le projet de production de poissons et de lapins, le projet de fabrication de savon etc.

Malgré le succès remarquable, certains défis ont été mentionnés:

  • Fonds insuffisants pour une bonne prise en charge des projets de jeunesse
  • Écart de communication entre les jeunes des zones rurales et urbaines
  • Manque de sensibilisation sur les compétences de la vie en matière d’entrepreneuriat

En réponse aux problèmes susmentionnés, les recommandations suivantes ont été formulées:

  • Que les églises membres continuent à soutenir et à impliquer les jeunes dans les activités génératrices de revenus pour leur auto prise en charge.
  • Les projets existants dans les églises membres doivent être supervisés et surveillés afin de générer des revenus pour la jeunesse et le développement de l’église.
  • Les responsables de jeunesse doivent partager les rapports d’avancement des projets de jeunesse avec le bureau régional de l’UEM
  • Que la MEU continue de soutenir les projets de jeunes entrepreneurs de jeunes

Comme indiqué précédemment dans les objectifs de la réunion, un réseau de jeunes était nécessaire. Par conséquent, les responsables de la jeunesse ont mis en place un réseau de jeunes dénommé African Youth United in Mission (AYUM). Ce réseau réunira les jeunes de la région Afrique et les aidera à partager leurs talents, leurs ressources, expériences à travers ce réseau, quelles que soient leurs distance et leurs diversité. Il sera dirigé par une équipe de cinq jeunes leaders qui travailleront également sur le document qui expliquera le fonctionnement du réseau.

Direction:

  • coordinateur : Marcel Sebahire, EAR, Rwanda
  • Vice coordinateur : Daniel Lukas, ELCRN, Namibie
  • Secrétaire : Paulin Mugisho, CBCA, RD Congo
  • Responsable des relations publiques : Aron Twinomkama, ELCT-NWD, Tanzanie
  • Membre : Carin Libango, CDCC, RD Congo
  • 7 membres supplémentaires des conseillers (un pour chaque pays membre), personnes à nommer ultérieurement.
  • Une personne de contact au bureau de la MEU

 

Rédaction

 

Formation des formateurs sur l’approche « Do no harm » au Cameroun

La CBCA représentée par Me Jacques Nzanzu de la comission Justice Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC) et Mr Augustin Mufumu du CAPA Bukavu, a participé du 03 au 12 Décembre 2018, à l’atelier de formation sur l’approche « Do no harm », organisé par Pain Pour le Monde en partenariat avec l’ONG Zenu Network, dans la ville de Mbalmayo à 40 km de Yaoundé Cameroun. Au total 42 personnes issues des organisations partenaires de Pain Pour le Monde et membres du Réseau Service Civil pour la Paix, SCP en sigle du Cameroun, de la RDC de l’Allemagne et de la France  ont pris part à cette formation des formateurs. L’atelier qui s’est tenu au Centre d’Accueil du diocèse catholique de Mbalmayo avait pour objectif de renforcer les partenaires PPLM dans l’approche « Ne pas nuire », afin qu’ils soient sensibilisés dans leur attitude à réduire les  effets négatifs et découvrir les options positives.

Sur le plan méthodologique, l’équipe de formateurs a recouru à diverses approches pédagogiques, notamment les jeux des rôles, les simulations, les focus groups, les exposés, le partage d’expériences, etc.

 

Les facilitateurs sont revenus sur le module relatif à la gestion du cycle de projet qui se résume en l’identification des besoins, la planification, la mise en œuvre et l’évaluation. Ils ont abordé l’analyse du contexte selon l’approche « Do no harm », l’analyse de diviseurs (les facteurs et les acteurs qui constituent un frein à la paix) et des connecteurs (les facteurs et les acteurs qui constituent des opportunités de paix) selon une approche dénommée « SAVES », c’est-à-dire Structures et institutions, Attitudes et actions, Valeurs et intérêts, Expériences, Symboles et événements.

Le module sur l’analyse du programme ou du projet selon l’approche « Do no Harm » a permis aux participants de comprendre qu’à chaque étape du projet, il faut tenir compte des connecteurs et des diviseurs.  L’impact du projet sur le contexte consiste à analyser les actions et le transfert des ressources, ainsi que l’analyse de comportements des acteurs selon l’approche RAFT (Respect, Accountability ou rédevabilité, Fairness ou équité et Transparency ou transparence). Il convient d’analyser si les interventions et les comportements auprès de bénéficiaires renforcent les capacités de paix ou  les divisions.

 

D’autres modules ont porté sur la gestion de stress, la cartographie des acteurs ou Actors mapping analysis qui analyse la relation entre différents acteurs dans une certaine région de conflits et le profil historique qui est un outil permettant de retracer les événements passés, favorise la compréhension du contexte et contrôle l’évolution de l’environnement et des comportements. Une introduction de l’approche RPP ou Reflections on Peace Practices qui est un processus d’apprentissage provenant des expériences dans la mise en œuvre du projet de prévention et résolution des conflits dans le but de promouvoir l’efficacité des actions.

 

Etant donné que l’atelier a consisté à former les formateurs dans l’approche « Do no harm », une journée pédagogique a été consacrée à l’application où 84 leaders des organisations oeuvrant dans le domaine de la paix et du développement en provenance de Yaoundé et de Mbalmayo ont pris part à une formation présentée par six équipes constituées de formateurs parmi les participants à l’atelier.

 

Satisfaits des acquis de la formation, une journée a été consacrée à l’excursion où les participants ont visité certains sites, tels que l’Ecole nationale des eaux et forêts, le monastère catholique et la tombe du célèbre écrivain Alexandre Biyiki connu sous le nom de Mongo Beti.

 

Me Jacques Nzanzu 

 

Pillage au CS CBCA Kibirizi dans le Bwito/Poste Bambo

Le centre de santé de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique, (CBCA) de Kibirizi dans la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru a été systématiquement pillé par des hommes armés. Des rebelles (FDLR) sont mis en cause, ont indiqué des sources locales mercredi 12 décembre, précisant que depuis lors, ce centre ne fonctionne plus.

Tous les médicaments, le matériel médical, dont ceux de la maternité, et plusieurs autres biens, ont été emportés par des hommes armés. Même les malades sous perfusion ont vu leurs sérums arrachés, selon le fonctionnaire délégué du gouverneur à Kibirizi.

Il était 19 heures locales, quand ces hommes armés considérés comme des FDLR, ont commencé à opérer au centre de santé de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique. Après leur forfait, ils se sont retirés en toute quiétude.

Selon les sources sur place, ces assaillants sont venus uniquement pour se ravitailler en médicaments. L’armée, dont le campement est situé à quelque 2 km de Kibirizi, est intervenue, mais en retard. L’autorité militaire placée à ce lieu sollicite par ailleurs un renforcement des effectifs militaires dans la zone.

Le centre de santé CBCA a ouvert ses portes ce mercredi, mais aucun malade ne s’est présenté, a expliqué l’infirmier titulaire.

Plusieurs groupes armés opèrent autour de Kibirizi, notamment les FDLR/Foca, FDLR/Rudi ainsi que les Maï-Maï Mazembe. Ces groupes sèment la terreur dans la région où la population rurale ne sait plus à qui se vouer.

Rappelons que ce centre fonctionne dans le Poste CBCA Bambo, Poste faisant face à une insécurité insupportable, facteur qui a fait que le bureau déplacé son siège jusqu’à Kanyabayonga depuis 2 ans.

 

Rédaction

 

86 arbres plantés dans la cours de l’Institut Majengo en ville de Goma

La rencontre régionale sur la promotion des valeurs protestantes et de la culture de la paix dans les écoles protestantes de la sous-région de grands lacs, tenue du 03 au 06 en ville de Goma a été sanctionnée par une activité environnementale. Il s’agit de planter les arbres dans la concession de l’Institut Majengo en ville de Goma, geste posé par  les participants à cette rencontre qui a réuni pendant 4 jours, 106 personnes dont les élèves, enseignants et experts pédagogues du Nord et du sud Kivu de la RDC et  ceux du Rwanda.

En effet à la lumière de Martin Luther, à chaque rencontre régionale dans ce projet, la protection de l’environnement est prioritaire d’où planter un arbre est un acte responsable de contribuer à la paix dans cette région de grands lacs, a dit le coordonnateur des ECP CBCA, Mr Kasereka Lutswamba dans un exposé qui a éclairci l’objectif de cette activité environnementale sur ce site tout en soulignant le fait que, préserver la nature est l’une des valeurs protestantes. Prenant la parole, le Rév Pierre Claver Nkurunzinza du Rwanda a rappelé que la biodiversité comprend les espèces animales et végétales, et a insisté sur le fait qu’il y a interaction harmonieuse entre l’homme et la nature. En protégeant la nature, on se protège soi-même. Depuis la création, l’homme a été créé en dernier lieu non par hasard ; l’homme dépends plus de la nature. L’air que l’humanité respire dépend des arbres d’où, l’homme ne peut pas vivre sans la nature mais la nature peut exister sans l’homme.  « Il a toujours été traité insensée, toute personne qui peut couper la branche sur laquelle il est assis. » A-t-il conclu

86 arbres fruitiers et autres espèces dont les goyaviers, les avocatiers, le pommier ont été plantés dans la concession de l’institut Majengo et CBCA Katoyi qui d’après son histoire présentée par son chef d’établissement Mr Nzughundi, cette école est opérationnelle depuis 1977 et a déjà produit plus de 1300 diplômés.

Cette activité a été suivie par une cérémonie de clôture au centre de formation pédagogique, lieu où s’est tenue la rencontre. Elle a été honorée par plusieurs autorités politico-administratives et ecclésiastiques parmi eux l’envoyé du ministre Provincial Mme Adel Bazizane, ministre de l’éducation, de la jeunesse et des enfants ; des inspecteurs de la province du Nord Kivu, de Révérends Pasteurs parmi eux le Rév. Dr Samuel Ngayihembako, Président et représentant légal de la CBCA. . Faut-t-il mentionner qu’à plus des modules de la formation distribués à chaque école représentée, tous les 75 élèves présents dans la rencontre ont reçus chacun un dictionnaire anglais-français, cadeau de la coordination des écoles conventionnées protestantes de la CBCA pour renforcer les capacités linguistiques de cette pépinière.

Après différents mots, la remise de certificats et des cadeaux ont bouclés cette activité dans une ambiance de danses culturelles de divers tributs de la région de grands lacs, danses présentés par les élèves.

Par Hulda Vagheni

La rencontre régionale sur la promotion des valeurs protestantes et de la culture de la paix dans les écoles protestantes de la sous-région de grands lacs, tenue du 03 au 06 en ville de Goma a été sanctionnée par une activité environnementale. Il s’agit de planter les arbres dans la concession de l’Institut Majengo en ville de Goma, geste posé par  les participants à cette rencontre qui a réuni pendant 4 jours106 personnes dont les élèves, enseignants et experts pédagogues du Nord et du sud Kivu de la RDC et  ceux du Rwanda.

En effet à la lumière de Martin Luther, à chaque rencontre régionale dans ce projet, la protection de l’environnement est prioritaire d’où planter un arbre est un acte responsable de contribuer à la paix dans cette région de grands lacs, a dit le coordonnateur des ECP CBCA, Mr Kasereka Lutswamba dans un exposé qui a éclairci l’objectif de cette activité environnementale sur ce site tout en soulignant le fait que, préserver la nature est l’une des valeurs protestantes. Prenant la parole, le Rév Pierre Claver Nkurunzinza du Rwanda a rappelé que la biodiversité comprend les espèces animales et végétales, et a insisté sur le fait qu’il y a interaction harmonieuse entre l’homme et la nature. En protégeant la nature, on se protège soi-même. Depuis la création, l’homme a été créé en dernier lieu non par hasard ; l’homme dépends plus de la nature. L’air que l’humanité respire dépend des arbres d’où, l’homme ne peut pas vivre sans la nature mais la nature peut exister sans l’homme.  « Il a toujours été traité insensée, toute personne qui peut couper la branche sur laquelle il est assis. » A-t-il conclu

86 arbres fruitiers et autres espèces dont les goyaviers, les avocatiers, le pommier ont été plantés dans la concession de l’institut Majengo et CBCA Katoyi qui d’après son histoire présentée par son chef d’établissement Mr Nzughundi, cette école est opérationnelle depuis 1977 et a déjà produit plus de 1300 diplômés.

Cette activité a été suivie par une cérémonie de clôture au centre de formation pédagogique, lieu où s’est tenue la rencontre. Elle a été honorée par plusieurs autorités politico-administratives et ecclésiastiques parmi eux l’envoyé du ministre Provincial Mme Adel Bazizane, ministre de l’éducation, de la jeunesse et des enfants ; des inspecteurs de la province du Nord Kivu, de Révérends Pasteurs parmi eux le Rév. Dr Samuel Ngayihembako, Président et représentant légal de la CBCA. . Faut-t-il mentionner qu’à plus des modules de la formation distribués à chaque école représentée, tous les 75 élèves présents dans la rencontre ont reçus chacun un dictionnaire anglais-français, cadeau de la coordination des écoles conventionnées protestantes de la CBCA pour renforcer les capacités linguistiques de cette pépinière.

Après différents mots, la remise de certificats et des cadeaux ont bouclés cette activité dans une ambiance de danses culturelles de divers tributs de la région de grands lacs, danses présentés par les élèves.

Par Hulda Vagheni