Tenue de la réunion de membres Effectifs du Secrétariat Général de la CBCA en ville de Goma

Dans le cadre des préparatifs des assises de l’Assemblée Générale de la CBCA session 2020 prévue du 22 au 28 Nov 2020 en ville de Goma, 22 Membres effectifs du secrétariat Général de la CBCA se sont réunis ce 16 Octobre 2020 au Centre d’Accueil Protestant Tuneko.

L’objectif de la rencontre était d’évaluer le niveau d’exécution des résolutions de l’Assemblée Générale 2019, examiner certains défis saillants auxquels a fait face l’église, mais également réfléchir et proposer les points à l’Assemblée Générale à venir. Sous la houlette du Président et RL de la CBCA, le Rév Dr. Samuel NGAYIHEMBAKO, les échanges se sont poursuivis dans un atmosphère de paix et objectif. 22 personnes ont pris part à cette réunion dont parmi eux 5 femmes.

Débuté à 9h, cette réunion a pris fin à 15h, chutée par une visite au lieu où est en train d’être érigée, la résidence officielle du Président et RL de la CBCA, projet de construction figurant sur les priorités de l’agenda de ce mandat en cours.

L’amélioration de la qualité de soins, une préoccupation du Département de la Santé CBCA

Tenue du Conseil Technique de la Santé CBCA en Ville de Goma 

67 personnes hommes et femmes formés de médecins responsables de structures sanitaires, les superviseurs de base et des administrateurs gestionnaires des institutions de santé de la CBCA en provenance de tout son rayon d’action, prennent part à une rencontre technique de la santé organisée en ville de Goma du 15 au 17 Octobre 2020 par le Département de la Santé CBCA.

Sous la houlette du Dr Isaac Muyonga, Directeur du Département, l’objectif assigné à cette rencontre est celui d’améliorer la qualité de soins dans les structures de la CBCA, mais également la discussion sur les défis retrouvés dans ces différentes structures selon chaque contexte. Pour y arriver, l’organisation a consacré deux jours au renforcement des capacités sur les sujets suivants :

  • Les facteurs favorisants le bien être en milieu de travail ( à l’hôpital)
  • Les urgences gynéco-obstétrique
  • Les urgences médico-chirurgicales
  • L’administration d’un hôpital (gestions des ressources et des questions juridiques)
  • La place de la psychologie clinique dans un hôpital
  • Et la maintenance préventive d’un équipement biomédical

Cette riche rencontre va chuter par la commission technique de la santé proprement dite, pour analyser les acquis de la formation et échange de deux jours précédente, partager différents rapports de chaque supervision de base. Pour rappel, la CBCA compte 12 supervisions de bade dans le Nord et le Sud Kivu.

« Vous êtes des disciples de Jésus. Dieu vous a placé dans les structures de santé pour guérir les vies, et en faire des disciples. Vous avez occasion de les soigner doublement. Christ nous appelle à un service pour les autres, ce qui s’explique par aimer Dieu de tout son cœur, haïr sa famille, porter sa croix chacun dans le contexte où Dieu lui a placé. Le seigneur nous appelle à marcher avec lui sur ce chemin tortueux mais aussi salutaire, il nous invite, nous acteurs de la santé, de dresser des disciples sur cette route qui n’es pas nécessairement spacieux, mais qui par le fruit de l’endurance et du respect au maitre, il soutiendra toujours ». Propos du Président et Représentant Légal de la CBCA, Dr Samuel Ngayihembako avant de lancer officiellement, en cette date du 15 Octobre 2020, les travaux de cette rencontre technique de la santé CBCA, au le temple de la Paroisse CBCA Goma Ville où se tient la formation.

FACE AUX JEUNES, L’EGLISE PLANTE UNE GRAINE DANS LA REVENDICATION PACIFIQUE DES CONFLITS EN RDC.

« Dans le pays comme la République Démocratique du Congo(RDC), il est encourageant de réunir les jeunes et les expliquer la non-violence pour qu’ils agissent humainement face à un conflit…. Notre histoire est caractérisée par beaucoup d’affres qui affecte beaucoup des jeunes dans leurs manières d’agir ». Cette phrase est de John Anibal, militant de la Lucha, un groupe pro-démocratie de renommé internationale. Il s’est exprimé en date du 24 septembre 2020, après sa participation dans une journée de réflexion sur la Non-violence active à Goma dans l’Est du pays.

Organisée par la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (CJPSC/CBCA) ; en marge de la célébration de la Journée Internationale de la Paix célébrée le 21 septembre de chaque année, cette journée de réflexion a connu la participation des jeunes des mouvements associatifs ainsi que  des mouvements citoyens (Lucha, Filimbi, Génération positive, …), et des jeunes issus des communautés religieuses toutes confondues (catholique, protestant, église de réveil, musulman, …).

La RDC a connu une histoire de guerre depuis presque 20 ans. Les conséquences sont énormes sur l’état psychique des Congolais.  Selon la Chef de Travaux Marthe Tumaini, l’une des oratrices du jour : « On voit circuler des images des personnes en état de vulnérabilité sur les réseaux sociaux, des cas des justices populaires… et cela semble normal pour certains ». Cela n’est pas normal conclut-elle et encourage la CJPSC/CBCA d’avoir réuni ces jeunes leaders et échanger sur la violence.

Certaines méthodes de la non-violence ; tirées de Mahatma Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela, … ont été rappelés aux jeunes. Mais face aux craintes de certains jeunes participants qui estiment que la non-violence est une forme de passivité qui risque de laisser persister le problème ; Les orateurs ont répondu : « La non-violence n’est pas une passivité mais une manière d’être et d’agir qui visent à régler les conflits, lutter contre l’injustice, construire une paix durable »

Me Jacques Nzanzu ; Chargé de programmes à la CJPSC, croit en la « graine » qu’ils viennent de planter dans la communauté à travers ces jeunes, dans le domaine de la revendication et la résolution non violente des conflits ; ses propos illustrent sa conviction : « Ils sont des leaders ces jeunes, et leurs actes influencent sur leurs paires. »

Au sortir de la journée de réflexion, les jeunes ont promis capitaliser les acquis de cette journée et surtout renforcer le respect des méthodes d’intervention non-violentes dans les différentes actions de revendication.