Nord-Kivu/reprise des cultes : “Des équipes seront sur terrain pour se rassurer du respect des gestes barrières dans les églises ” (Gouvernement provincial Nord-Kivu)

À quelques jours de la reprise des cultes dans les églises, le gouverneur intérimaire, les ministres provinciaux de la santé, celui de la justice ainsi que quelques responsables des églises en ville de Goma se sont réunis mardi 11 août 2020, dans le chef-lieu du Nord-Kivu pour étudier la faisabilité de la reprise des cultes tout en évitant la propagation de la pandémie du coronavirus.

Dans un commun accord, les participants se sont engagés à briser la chaîne de contamination de la maladie dans la province en respectant les gestes barrières.

Pour ce faire, plusieurs mesures ont été adoptées, notamment le port obligatoire des masques de protection par tous les participants aux cultes, le lavage de mains à l’entrée et sortie de l’église, le prélèvement de la température et ainsi que le respect de la distanciation sociale.

Devant les responsables des confessions religieuses, le ministre provincial de la santé, Dr Kakule Kanyere Moïse a promis de mettre sur terrain des équipes pour se rassurer du respect de ces gestes barrières dans toutes les églises.

Rappelons qu’au cours de son discours sur le déconfinement en RDC, le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé la reprise des cultes pour le 15 août 2020, ce, après plus de trois mois d’interdiction des activités réunissant plusieurs personnes.

La Coordination des ECP CBCA distribue les outils sonores dans les écoles

Education de qualité dans un environnement pacifique dans nos écoles

Dans le cadre de l’éducation à la paix qui vise l’éducation qualité et la promotion du genre dans les écoles, le Département de l’Education a distribué dans 6 écoles, un kit d’instruments qui faciliterons le bon fonctionnement des activités liées au programme de la paix. Les écoles concernées par ce programme sont : l’Institut Visoke et l’Ep Bwakya à Goma, l’Institut Mulwa du Sud Kivu, l’Institut de Katwa à Butembo, l’Institut Kirumba à Kirumba, l’Ecole Primaire Kilokwa à Beni. Notons qu’il y avait également dans ce kit, un matériel pour la section Math Physique.

Appuyé financièrement par PPLM (Pain pour le Monde), le kit distribué par la coordination des écoles de la CBCA était composé de :

Etant donné que la bonne formation d’un élève, sa réussite et son épanouissement même, dépendent de l’environnement dans lequel cet enfant étudie, il est important de souligner que, la création des espaces et des moments où les enfants peuvent s’exprimer, sensibiliser, s’amuser, s’éduquer par le jeu et autre, sont très capitale dans le KIVU, un milieu rongé par plusieurs événements atroces liés à la guerre et à l’insécurité depuis des années.

 

Uvira: La CBCA au chevet des victimes des innondations

La CBCA vient d’assister 427 ménages victimes des catastrophes naturelles à Uvira en vivre et non vivre, à travers les collectes des biens pendant la semaine de diaconale dans toute la CBCA! L’équipe déléguée était composé de deux Réverends Pasteurs Surveillant du Poste CBCA Bukavu le Rév Dr Timothée Mushagalusa et le Rév. Bertin Mutarushwa du Poste CBCA Muku, accompagnés de deux animateurs de dévéloppement.  une visite guidée a suivi  dans différents milieux affectés comme le lieu où le débordement du lac Tanganyika avait emporté des maisons aux enletours ainsi qu’une grande partie du marché central d’uvira appelé Mulongwe.

Diaconie et Développement: le Staff du DDD dans une tournée de 25 jours dans le grand Nord

Dans le cadre de Suivie des activités, le staff du Département de Diaconie et de Développement a organisé une mission de service couvrant 25 jours du 03 au 28 Juin 2020au 2020. Cette descente se focalisera sur le suivi des activités du département dans les postes ecclésiastiques du Grand Nord et le suivi des projets réalisés sur terrain, l’organisation de la Commission Technique de Développement du pool Nord. Ceci sera une opportunité pour la Directrice, Mme Christine Musongya, de s’imprégner de la réalité sur terrain dans ces postes, dès lors que cette descente s’inscrit aussi dans sa première sortie de tournée depuis qu’elle a pros le bâton de conduite de ce département.

La délégation sur terrain a visité le centre qui accompagne actuellement 37 associations des cultivateurs se spécialisant dans la production de la farine fine de manioc sans amidon, leCRPA à  Kirumba,  le centre de recherche pour la promotion de l’agriculture, l’école en construction à Lusuli dans le Poste Bambo à 42 km de Kanyabayonga, école construite avec le financement de la Monusco ainsi que le projet d esécurité alimentaire à Bugharama.

Cette visite a commencé à Béni et sommes maintenant à Bambo. Sachez que l’équipe va visiter l’école en construction par le DDD à Lusuli avec le financement de la Monusco. Notons que les travaux de la commission technique de développement CTD se tiendra à Kitsombiro.

Coronavirus: en RDC journée d’action des médecins pour réclamer leur prime de risque

En République démocratique du Congo (RDC), le secteur sanitaire secoué par la grogne en pleine crise mondiale de coronavirus. Dans plusieurs villes du pays, les médecins ont manifesté hier mercredi pour réclamer le paiement de leur « prime de risque » pour les deux premiers trimestres de l’année, ce qui constitue l’essentiel de leurs faibles revenus.

Blouses blanches, masques sur le visage et rameaux à la main, plusieurs centaines de médecins ont déferlé sur le boulevard du 30 juin en direction de la primature.

Ils se plaignent de ne pas avoir touché de prime de risque, soit environ 500 dollars, comme Narcisse, âgé d’une trentaine d’années, qui est dans le secteur public hospitalier depuis cinq ans et ne touche rien. « C’est regrettable ! », nous confie-t-il.

Une situation qui plonge ces médecins et leur famille dans la précarité, ce qui est inacceptable pour le corps médical. Pour boucler leurs fins de mois, beaucoup d’entre eux comme Regina et Patient travaillent également dans le privé. « Nous tenons grâce à des extras dans de petits centres privés, explique Regina. Ca nous rapporte cinquante, cent dollars ». Mais « mes enfants en ont marre, ils ne me voient presque plus », regrette Patient selon qui « le gouvernement (leur) impose de vivre dans la médiocrité ».

Près de 8000 médecins sont concernés par cette question à travers le pays.

Devant la primature, sa blouse blanche repliée sous ses bras, Miguel Milambo, le coordonnateur des grévistes est catégorique. « Nous comptons faire le siège de ce site jusqu’à l’obtention d’une note claire instruisant le ministre du Budget de payer les budgets !»

La colère des grévistes ne faiblit pas. Tous se disent déterminés à ne plus se contenter des promesses du gouvernement. À Bukavu et à Kisangani, la marche a été réprimée par la police. A Bandundu-ville et Beni, les manifestants ont marché sans incident.

Dans la capitale Kinshasa, sous un soleil accablant, les grévistes qui faisaient le siège de la primature n’ont pas été reçus par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga. « C’est une preuve de plus que le mépris est manifeste, nous sommes négligés », proteste l’un des chefs de file des grévistes.

@RFI

 

LA JPSC INITIE LES JEUNES A L’APPRENTISSAGE DES METIERS PENDANT LA COVID-19

Dans l’objectif de contribuer à l’encadrement de la jeunesse en cette période de la Covid-19, la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC en sigle) a organisé une série de formations d’apprentissage des métiers dans le domaine de la coupe et couture, fabrication des paniers et sacs à main pour dame. Cette série de formations a été lancée ce mercredi 8 juillet 2020 à 8h00, à l’Eglise CBCA Shabaa et où ont pris part 27 personnes, parmi lesquelles 21 filles et 6 garçons, tous membres du Club de Paix CBCA Shabaa.
Dans cette séance de lancement de la formation, divers mots d’encouragement et d’orientation ont été présentés successivement par le représentant du Ministère provincial de la Culture et Art, le Formateur du Club de paix Grace Madihano ainsi que le Formateur Darcy Sikwaya qui est délégué de la Coordination JPSC-Secrétariat généal à cette séance d’ouverture. Dans son allocution, ce dernier a exhorté les participants à l’assiduité, au courage et à la discipline pendant ces quelques jours de formation, afin qu’ils ne sortent du lieu de formation comme ils y sont entrés, mais plutôt transformés et ayant acquis des nouvelles connaissances pouvant leur être utiles pas seulement pendant cette période de la Covid-19, mais bien plus après.  Il a insisté sur la capitalisation des acquis de la formation, car dans cette période de la Covid-19, les métiers et différents travaux faits à la main jouent un rôle on ne peut plus important et non à négliger, a-t-il conclu. Une photo de famille a sanctionnée la fin de cette séance lancement.

Cette série des formations va se poursuivre jusqu’au 10 juillet 2020 à la CBCA Shabaa et au Secrétariat général de la CBCA, dans le strict respect des mesures barrières contre la pandémie à Corona Virus.

 

Fin officielle de la dixième flambée d’Ebola en République Démocratique du Congo

Maintenir la vigilance face aux résurgences et continuer de soutenir les survivants, c’est la lutte qui reste

Le ministre de la Santé, Dr Eteni Longondo, a annoncé jeudi 25 juin 2020, la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri et au Nord-Kivu, renseigne Cas-info.ca

Selon Eteni Longondo, aucun nouveau cas n’a été confirmé pour le 57ème jour consécutif, c’est pourquoi cette 10e épidémie qui avait connu une résurgence à Beni le 10 avril 2020 dernier est déclarée finie.

L’OMS félicite toutes les personnes qui ont participé au travail pénible et souvent dangereux nécessaire pour venir à bout de la flambée. L’Organisation rappelle néanmoins qu’il faut rester vigilant. Dans les mois à venir, il sera essentiel de continuer à soutenir les survivants et de maintenir des systèmes solides de surveillance et de riposte pour endiguer les éventuelles résurgences.

Nous saluons aujourd’hui la fin de la dixième flambée de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Il n’aurait pas été possible de surmonter cet épisode long, complexe et difficile sans le leadership et l’engagement du Gouvernement de la RDC, qui a pu compter sur le soutien de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’une multitude de partenaires et de bailleurs de fonds et, plus encore, sur les efforts déployés par les communautés touchées par le virus.

« Cette flambée nous a tous mis à rude épreuve, en particulier la population de la RDC, mais nous en sommes sortis armés d’enseignements et d’outils précieux. Le monde est désormais mieux équipé pour riposter à Ebola. Un vaccin a été homologué et des traitements efficaces identifiés », a indiqué le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« L’heure est aux réjouissances, mais nous devons résister à la tentation de l’autosatisfaction. Les virus ne prennent pas de pause. Au final, la meilleure défense contre toute flambée consiste à investir dans un système de santé plus solide qui serve de fondement à la couverture sanitaire universelle. »

Cette flambée, qui s’est déclarée le 1er août 2018 dans le Nord Kivu, a été la deuxième au monde par son importance et a présenté des difficultés particulières du fait qu’elle est apparue dans une zone de conflit actif. On a dénombré 3 470 cas, 2 287 décès et 1 171 survivants.

Au cours des 22 mois qu’elle a duré, la riposte – dirigée par le Gouvernement de la RDC et le Ministère de la santé avec le soutien de l’OMS et des partenaires – a supposé la formation de milliers d’agents de santé, l’enregistrement de 250 000 contacts, la réalisation de tests pour 220 000 échantillons, la mise à disposition des patients d’un accès équitable à des traitements de pointe, la vaccination de plus de 305 000 personnes avec le vaccin rVSV-ZEBOV-GP qui a fait preuve d’une grande efficacité, ou encore l’offre de soins pour tous les survivants après leur guérison.

Cette riposte était d’autant plus forte qu’elle bénéficiait de la participation et du leadership des communautés touchées. C’est grâce à leurs efforts que cette flambée n’a pas eu une portée mondiale. Ainsi, plus de 16 000 intervenants locaux de première ligne ont collaboré avec les plus de 1 500 personnes déployées par l’OMS. De même, l’appui apporté par les donateurs a été essentiel, tout comme le travail des institutions partenaires du système des Nations Unies, des ONG nationales et internationales, des réseaux de chercheurs et des partenaires envoyés sur le terrain par l’intermédiaire du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie. Le travail acharné mené pour consolider les capacités de préparation dans les pays limitrophes a également réduit le risque de voir la flambée prendre de l’ampleur.

Le travail va se poursuivre pour tirer parti des avancées réalisées dans le cadre de cette riposte et ainsi faire face à d’autres enjeux sanitaires, comme la rougeole et la COVID‑19.

« Au cours des presque deux années que nous avons passées à combattre le virus Ebola, l’OMS et les partenaires ont contribué à renforcer les capacités des autorités sanitaires locales à gérer les flambées », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

« La riposte que la RDC peut désormais apporter à Ebola n’en est que meilleure, plus judicieuse et plus rapide. Il s’agit là d’un acquis durable qui vient soutenir la riposte à la COVID-19 et à d’autres épidémies. »

À l’heure où les pays du monde entier font face à la pandémie de COVID-19, la riposte à Ebola en RDC offre des enseignements précieux. Beaucoup, parmi les mesures de santé publique qui sont parvenues à arrêter Ebola, sont celles-là mêmes qui sont désormais essentielles pour enrayer la COVID‑19 : trouver, isoler, tester et prendre en charge chaque cas et chercher sans relâche chaque contact.

En RDC, les agents communautaires ont été formés et équipés d’une application de collecte de données pour téléphone portable qui leur a permis de rechercher les contacts et de les communiquer en temps réel, plutôt que de remplir des rapports papier fastidieux. Même lorsque les violences ont contraint les villes à se replier sur elles-mêmes, les agents communautaires, dont beaucoup sont des femmes de la région, ont continué à rechercher les contacts à l’aide de l’application, ce qui a été essentiel pour venir à bout de cette flambée.

Cette dixième flambée en RDC s’est certes terminée, mais la lutte contre Ebola se poursuit. En effet, le 1er juin 2020, sept cas de maladie à virus Ebola ont été notifiés dans la ville de Mbandaka et dans la zone de santé voisine de Bikoro, dans la province de l’Équateur, ce qui a conduit à déclarer une onzième flambée. L’OMS soutient la riposte dirigée par les pouvoirs publics par le déploiement de plus de 50 membres de son personnel et l’administration d’un vaccin à plus de 5 000 personnes.

L’OMS rend hommage aux milliers d’intervenants héroïques qui ont combattu l’un des virus les plus dangereux de la planète dans l’une des régions les plus instables du monde. Certains agents de santé, dont des experts de l’OMS, ont payé ce combat au prix fort en sacrifiant leur vie pour lutter contre Ebola.

OMS