Offrir le sourire aux personnes du 3ème âge

L’Institut National de la Sécurité Sociale ‘’INSS’’ et PJS (Partenariat et Justice Sociale)  ont  sensibilisé les Pasteurs de la CBCA à l’affiliation à l’INSS en vue  de bien préparer financièrement leur pension de retraite. C’est le Département de l’Administration de la CBCA  qui a invité les experts de ces deux institutions pour s’entretenir avec les pasteurs. Cette grande mobilisation s’est déroulée dans le temple de la CBCA OSSO KATO à Goma le 30 avril 2016.

La séance a commencé par une courte méditation dirigée par le Pasteur Balola Kazi Moto, Responsable de la paroisse CBCA Himbi I, qui a lu le livre d’Ephésiens 6 :10-18. Il a exhorté les participants de porter les armes de l’Esprit afin de pouvoir tenir ferme contre toutes les ruses du diable. Ces armes sont la vérité, le salut et la foi pour éteindre toutes les flèches enflammées du malin, a-t-il insisté.

Pour sa part, le Rév. Ndemesi Musekwa, Directeur du Département de l’Administration a montré aux Pasteurs qu’il est impérieux de s’affilier à l’INSS qui offre un sourire aux vieux. Ensuite il a présenté les experts, agents de l’INSS et de Partenariat et Justice Sociale ‘’PJS’’.

Les experts ont alors  sensibilisé les pasteurs à l’affiliation à l’INSS en montrant les nombreux avantages y relatifs. Les pasteurs ont posé beaucoup de questions d’éclaircissement.

de gauche à droite: Désiré MAVULA: Chargé de l'employeur et salarié. 2. MUBIEYI M.: Coordonnateur des Inspecteurs, 3. ADJILI FREDY: Responsable de bureau techniques des pensionnés et risques professionnels, 4. INNONCENT MATHE: Agent social au Bureau de PJS, 5. Rév. NDEMESI MUSEKWA: Secrétaire Communautaire de la CBCA, 6. Bienfait KAGHUMA: Agent Social au Bureau de PJS

De gauche à droite:  1.Désiré MAVULA: Chargé de l’employeur et salarié. 2. MUBIEYI M.: Coordonnateur des Inspecteurs, 3. ADJILI FREDY: Responsable de bureau techniques des pensionnés et risques professionnels, 4.INNOCENT MATHE: Agent social au Bureau de PJS, 5. Rév. NDEMESI MUSEKWA: Directeur du Département Administratif CBCA, 6. Bienfait KAGHUMA: Agent Social au Bureau de PJS

Avant de répondre à ces questions, le Coordonateur Mr Mubieyi a brossé l’historique de l’INSS. Il a rassuré les pasteurs en montrant que cette institution est dotée d’un personnalité civile et qu’elle est habituée à s’occuper des personnes mises en retraite. Mr Désiré Mavula a parlé de l’assujettissement et Mr Adjili Fredy les risques et accidents professionnels.

Le Coordonateur des Inspecteurs de l’INSS Nord-Kivu est revenu en bref sur le fonctionnement de l’INSS et certains avantages d’affiliation comme suit :

  • Dans le cadre des Cinq Chantiers de la République, l’intervention de l’INSS se situe au niveau de la réduction de la pauvreté par la prise en charge des bénéficiaires des prestations sociales.
  • La pension de vieillesse légale est celle qui est octroyée aux assurés sociaux ayant accompli l’âge requis déterminé par le législateur à une période considérée et remplissant certaines conditions nécessaires.
  • L’INSS rend disponible aussi la pension aux veuves ou orphelins, pour le cas d’un assuré décédé qui à la date de son décès aurait eu droit à une pension de retraite ou d’invalidité.
  • L’INSS immatricule tous les travailleurs assujettis au régime général de sécurité sociale et délivre à chacun d’eux une carte d’immatriculation biométrique portant un numéro attribué une seule fois et définitivement à un seul travailleur.

Adaptation de Kambale KAZI

Nécrologie

La Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique CBCA a la profonde douleur d’annoncer la mort de l’un de ses Pasteurs vaillants, le Révérend MBUSA KAMABU THALULIBA Manassé, mort survenue à Beni la   soirée du mercredi 27 avril 2016 après une longue maladie.

La CBCA s’est prononcé à ces mots sur ce décès:

« Le Révérend Manassé Mbusa Kamabu Thaluliba a rendu son âme à Dieu !

Le révérend Pasteur Kamabu Thaluliba Manassé, qui nous a quitté le 27-04-2016, de suite d’une longue maladie et de plusieurs opérations chirurgicales délicates, était un pasteur dévoué à la cause de l’Evangile et plein d’amour comme disciple du Christ. Avant d’être consacré au ministère pastoral, il a été longtemps enseignant de mathématiques et préfet d’étude à Goma, chef-lieu de la Province du Nord-Kivu, et termine sa mission comme cadre administratif d’université.

Ses amis sont en effet nombreux sur sa trajectoire d’enseignant du cycle secondaire, de pasteur de paroisse et mandataire en tant que Secrétaire Communautaire au sein de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (CBCA) et enfin de Secrétaire Général Administratif de l’Université Chrétienne Bilingue du Congo (UCBC).

Manassé, comme nous aimons amicalement l’appeler, a été un modèle d’amour, mais aussi de sérieux dans le travail et d’amitié dans la vie en société, un frère dont le sourire rend son visage rayonnant et accueillant, même au travers des souffrances dues à la maladie de ces dernières années.

La CBCA rend hommage à son pasteur, rend grâce à Dieu qui l’a consacré pour un ministère si fructueux et prie pour le soutien et la consolation de sa famille en tout point de vue.

Révérend Dr Samuel Ngayihembako M., Vice-président et Représentant Légal Suppléant.  »

En présence d’une grande foule sous une grande émotion, Le Rév. Manassé a été mis en terre le samedi 30 Avril 2016 au cimetière de Pasteurs à Katwa. il laisse derrière lui une veuve et 5 enfants.

Par Hulda Vagheni

La CBCA a un nouveau docteur en théologie.

La CBCA vient d’être enrichie d’un jeune Docteur en Théologie, Kavusa Kivatsi Jonathan. Ce jeune docteur du poste Goma est né le 5 Mai 1982. Après avoir obtenu en 2007 son diplôme de Licence à l’ULPGL avec Distinction et reçu le prix du meilleur étudiant de la Fondation Rawji, Jonathan a poursuivi ses études du niveau  Master’s à University of South Africa (UNISA) qu’il a aussi complété avec Cum Laude (Distinction) en 2013 et nominé meilleur Master. C’est toujours à UNISA que Jonathan vient d’obtenir son diplôme de Docteur en Théologie, avec l’honneur d’avoir présenté la Meilleure thèse de l’année 2016 du Collège des Sciences Humaines de UNISA. Cela constitue la fierté de la CBCA et de la

Un jeune docteur en théologie, Jonathan Kivatsi

Un jeune docteur en théologie, Jonathan Kivatsi

qualité d’enseignement reçu à l’ULPGL. Gloire à Dieu!

Dans sa thèse éco-théologique sur le potentiel positif et négatif de l’eau à la lumière des livres de Sagesse, Jonathan constate que l’eau y est décrite comme potentiellement source de la vie et de la mort. Comme théologien africain, il fait aussi remarquer que l’Afrique ne souffre pas forcément de la carence d’eau, mais de sa gestion. A la lumière de la vision pratique des livres de sagesse, Jonathan fait un appel à l’Eglise en affirmant « qu’il serait une contradiction de parler de la promesse de Dieu comme « l’eau de vie » si nous ne sommes pas préoccupés par le fait que beaucoup de nos peuples souffrent de problèmes liés à l’eau (exemple, les maladies comme la malaria ou le Cholera sont liées à l’hygiène hydrique)». Nous vous invitons à lire cette thèse à la bibliothèque de l’ULPGL-Goma.

Installation du 8ème Pasteur Surveillant de Poste Muku

Le Rév. Muhindo Mutarushwa Silvain a été installé Pasteur Surveillant du Poste Ecclésiastique de Muku ce dimanche 17 avril 2016. Licencié en Théologie avec une expérience pastorale appréciable, cet homme de Dieu est le 8ème  Pasteur Surveillant de ce poste qui fut dirigé pour la première fois par son père lors de sa création en 1974.

Poste Ecclésiastique Muku

Bureau administratif du Poste Ecclésiastique Muku

A titre de rappel, la succession des Pasteurs Surveillants se présente comme suit :

  1. Rév.Muhindo Bigenza Joseph (1974-)
  2. Rév.Munyangorore Rukara Godefroid (-1989)
  3. Rév.Milenge Mwenelwata (1990-1995)
  4. Rév.Bisimwa Nkunzi Jacques (1995-2002)
  5. Rév.Bubaka Cubaka Nkola (2002-2004)
  6. Rév.Ngombera Rugombosa (2004-2010)
  7. Rév.Byumanine Bisimwa (2010-2015)
  8. Rév.Muhindo Mutarushwa (2015 …).

Le Culte était officié par le Rév.Dr Samuel Ngayihembako,  Vice-Président et Représentant légal Suppléant; les cantiques d’ensemble étaient dirigés par le Rév.Kabamba Ruguduka, au moment où la prédication  et l’installation étaient faites par le Rév. Dr Kakule Molo, Président et Représentant Légal.

Jésus-Christ transforme et libère de tout ce qui pèse sur nous

Dans son homélie, le Prédicateur a d’abord félicité le Rév. Mutarushwa d’avoir accepté l’appel du Seigneur et l’a encouragé en disant que celui qui accepte de suivre et servir le Seigneur, Dieu lui-même le protège et le défend. Le Prédicateur du jour a insisté sur trois principaux points : Le changement, la guérison et la justice. (Esaie 58 :6-11; Mt 18 :15-20; Jacques 2:1-9). S’agissant du changement, il a indiqué que le vrai changement intervient lorsque la personne se convertit au Seigneur en abandonnant le Viel homme (Adam), c’est-à-dire la nature pécheresse et se confie au Seigneur Jésus le nouvel homme qui nous transforme et nous libère de tout ce qui pèse sur nous. C’est un tel changement qui apporte la guérison dans la vie de l’homme. Cette guérison suit un processus qui transforme aussi la personne guérie, rétablie à devenir un outil de valeur pour le royaume de Dieu tandis que, parler de la justice dans ce monde corrompu est très difficile parce que le monde n’a pas connu le Prince de la Paix. Ce qui est en contradiction avec la foi  en Jésus-Christ. Voici justement la responsabilité d’un pasteur Surveillant dans un poste comme celui-ci, a conclu le prédicateur.

Pendant la remise de cadeaux

Pendant la remise de cadeaux

Ce message a été suivi par la cérémonie proprement dite qui a commencé par la présentation de l’Evangéliste de poste, le Rév.Buyana Matandiko muté de Uvira à Muku où il avait déjà été installé. On a prié et offert des cadeaux pour lui. Ensuite, c’était Rév. Mutarushwa, pasteur à l’honneur. Après la liturgie d’installation faite par le Président, on a offert des cadeaux suivis des mots de circonstance de plusieurs personnalités qui ont tous salué la nomination du nouveau Pasteur Surveillant tout en le rassurant de leur soutien. Le moment est venu où lui aussi a pris la parole pour présenter les défis identifiés dans le Poste Muku:

  • Absence de vocation pour la formation pastorale
  • Manque de projet d’autofinancement
  • Sécheresse spirituelle
  • Pauvreté dans les familles
  • Insécurité partout dans les deux sections : Shabunda et Mwenga
  • Absence d’habitations en dur pour les pasteurs
  • Exode rural manifeste dans les grands centres
Prière pendant l'installation

Prière pendant l’installation

En dépit de tous ces défis, le Pasteur Surveillant  entrant  trouve sa joie et sa force dans les paroles de l’apôtre Paul «  Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous » (Romains 8 :31). Ainsi, le nouveau Pasteur Surveillant est convaincu qu’avec Dieu, ces exploits seront réalisés :

  1. Travailler sur l’amélioration de la vie des Pasteurs
  2. Continuer à annoncer la Bonne Nouvelle et prier pour les fidèles membres du Poste
  3. Construire des maisons d’écoute pour les personnes dont les cœurs sont brisés
  4. Créer des projets d’auto-prise en charge
  5. Entretenir des relations de collaboration avec les autorités politico administratives pour restaurer la paix dans cette partie du pays.

Rappelons que le Rév. Mutarushwa a déjà travaillé comme pasteur à Kalungu, Buchiro, Nyamirima, Bugarula sur l’Ile d’Idjwi, Kyeshero et Représentant du conseiller résident des ECP Kahehe Nord.

La cérémonie a été honorée par la présence de différentes autorités, à savoir L’Administrateur de territoire; la reine, épouse du Mwami de la chefferie appelée en mashi ‘’Makamba’’; des chefs des localités; des responsables des organisations locales (Trafca, Sikambi, CAPA,…) et des Eglises membres de l’ECC Sud-Kivu.

Les mandataires de la CBCA accompagnées de quelques  Directeurs étaient au rendez vous.

La cérémonie s’est terminée par une réception et visite éclair du projet de sécurité alimentaire avec l’administrateur de  territoire et la ‘’Makamba’’ de Ngweshe.

                                    Par le Rév.Ndemesi Musekwa.

Les Jeunes de la CBCA ont réconforté les prisonniers de Goma

Mille sept cent quatre vingt quinze prisonniers ont été réconfortés par les jeunes issus des clubs de paix de la commission Justice Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC/CBCA). Ces prisonniers de Munzenze ont reçu la parole de Dieu et des vivres ce dimanche 17 avril 2016.
Il était 13h quand 500 jeunes venus des différentes paroisses de Goma se sont rassemblés dans le temple

Mr Syamakuka, officiant du jour

Mr Syamakuka, officiant du jour

de la CBCA Virunga. Avant de concrétiser leurs visions, ils ont passé 60 minutes dans la présence de Dieu. Ces jeunes filles et garçons s’étaient engagés pour le changement, la justice et la réconciliation. Cinq chorales ont agrémenté ce moment par la musique de paix. L’officiant du jour, Evangéliste SYAMAKUKA, a rappelé aux jeunes que, visiter un prisonnier c’est visiter Dieu lui-même, selon Matthieu 25, 36 : ’’J’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez soigné. J’étais en prison, et vous êtes venus à moi’’.

Critères d’un jeune engagé pour la réconciliation

Dans sa courte prédication, le Pasteur Mugenyi a d’abord félicité ces jeunes engagés pour un grand

Rév. Pasteur Mugenyi, Prédicateur du jour

Rév. Pasteur Mugenyi, Prédicateur du jour

travail de réconciliation. Ensuite, il a rappelé les critères d’un jeune engagé pour le changement, la justice et la réconciliation. S’appuyant sur Esaïe 58 : 6-11, le Pasteur décrit que ce jeune doit être réconcilié avec Dieu avant de réconcilier d’autres. Il doit être libéré de l’esclavagisme du péché. Un aveugle ne peut pas conduire l’autre, a-t-il renchéri. C’est qui est surprenant c’est qu’il n’ya plus de différence entre certains jeunes de l’église et les païens. Ils commettent les mêmes péchés et portent les mêmes habits sexys, etc. Le Pasteur Mugenyi a souligné que seul le jeune né de nouveau et affranchi fait des choses avec précision. Il court non pas en battant l’air. Dieu a promis multiples bénédictions à celui qui a choisi le ministère de la réconciliation : d’abord Dieu répond à sa prière et le protège, il est comme un arbre planté au bord de l’océan et produisant des bons fruits. Le jeune affranchi a la passion des âmes qui l’anime d’aller vers les captifs, a-t-il insisté.

Comme si un tremblement de terre secouait la prison MUNZENZE

Vivres

Vivres

Les jeunes ont distribué des produits vivriers à 1.700 hommes, 50 mineurs et 45 femmes. Ils ont transformé la prison centrale de Munzenze en un lieu de louange, d’adoration et de prière. Les prisonniers accompagnaient les jeunes en battant le tambour. Un jeune intercesseur croyait qu’un violent tremblement de terre secouerait la prison et toutes les portent s’ouvriraient à l’instant même et les chaînes de tous les prisonniers se détacheraient, comme c’était le cas vécu par Paul et Silas dans la

Ok

En route vers la prison Centrale de  Munzenze

prison de Philippes. Néanmoins pendant ce moment dans la présence de Dieu, quoique les portes de la prison Munzenze ne s’étaient pas physiquement ouvertes, l’Esprit du Seigneur a pu délivrer plusieurs de leurs chaines spirituelles en leurs accordant le salut et la guérison de leurs blessures intérieures. A l’occasion, chaque jeune s’est entretenu avec au moins un prisonnier. Pendant ces entretiens plusieurs prisonniers ont pu se décharger, et ont pu faire la paix avec Dieu.

La vie en prison

Les conditions de détention au sein de la prison centrale de Munzenze à Goma sont déplorables.

Prison centrale de Munzenze

Prison centrale de Munzenze

Entassés dans la cour centrale de cette maison pénitentiaire, certains détenus tentent d’apaiser leur faim, en se nourrissant chaque jour de cinq cuillères de haricots qu’ils négocient auprès d’autres détenus. Comme toutes les cellules de la prison sont occupées, on laisse les autres détenus dehors comme troupeaux des chèvres. Qu’il pleuve ou qu’il neige, ils sont là-bas». Seul le bloc qui abrite les femmes et les adolescents semble respecter les conditions minima de détention. Pourtant ces hommes, femmes et adolescents sont nos frères, nos sœurs, nos mères, nos enfants, nos pères; et sont dignes de notre amour et de notre respects. A tout moment que nous pouvons prier, manger, boire, gagner quelque argent, dormir paisiblement ou nous habiller confortablement, pensons aux prisonniers.

Du reste, nous supplions les autorités de notre pays à penser aux prisonniers par l’amélioration de leurs conditions carcérales et par l’administration juste et rapide de la justice en vue de la restauration de leur humanité ainsi que de la guérison de leurs blessures.

Par Noëlla Kyamutsongeri
Sous la Supervision de Me Kambale Sondirya Christian

Deux nouveaux Doctorats dans la CBCA

Les Révérends Kambale Musamba Jonas et Kavasya Kule Basile ont été proclamés Docteurs en Théologie le 16 mars 2016. C’était après 5 ans d’étude à «Carey Theological College» de Vancouver au Canada qui a son extension à Nairobi.

Dans le cadre de renforcement des capacités des serviteurs des églises partenaires de Canadian Baptist Ministries (CBM), la CBM avait sollicité le Carey Theological College pour organiser une classe détachée au Kenya où il pourrait former les Docteurs en Ministère. Trois pasteurs de la CBCA étaient sélectionnés à savoir: Rév. Jonas Kambale Musamba, Rév. Kavasya Kule Basile et Rév. Lipandasi Bahavu Jacob. Ce dernier sera collé après avoir fini sa thèse. Depuis 2010, les pasteurs se rendaient au Kenya pour suivre les cours à l’Université précitée et recevoir des orientations relatives à la rédaction de leurs thèses, en plus de celles leur communiquées pourvoie électronique.

Rév. Jonas Kambale Musamba a présenté sa thèse intitulée : La Mission du Pasteur dans un contexte de violence: Soins holistiques aux victimes des violences en République Démocratique du Congo (RDC). Dans sa thèse, il a présenté d’abord la situation de violence en Afrique en général et en RDC en particulier.

La thèse vise à étudier la pastorale dans le contexte de  violence avec une approche holistique qui considère les relations entières brisées pendant les faits de violence. Il décrit comment une approche pastorale de soins holistiques peut être utilisée afin de rétablir des relations de la victime avec soi, d’autres, la création et Dieu.

Cette étude propose que ces quatre relations doivent être prises en compte au cours de la mission pastorale car elles déterminent la guérison globale pour les victimes de la violence. En pratique, ce projet suggère que les pasteurs devraient utiliser une approche de la pastorale d’écoute dans des lieux appropriés comme des maisons d’écoute et une approche pastorale de groupe dans les Communautés Ecclésiales de base. L’approche pastorale d’écoute aide le pasteur à comprendre les déconnexions relationnelles que la victime a eues lors des événements traumatisants afin de commencer le processus de reconnexion. L’approche pastorale de groupe aide le pasteur à réinsérer la victime dans la société. Cette approche a quatre stades: l’écoute, la découverte de déconnexions, l’analyse herméneutique et la réhabilitation de la victime. En utilisant cette approche de soins holistique aux victimes de violence, les pasteurs seront en mesure d’accomplir leur mission dans des contextes de violence.

Le résumé de la thèse du Rév. Kavasya Kule sera présenté sous peu. Le culte de collation des grades de doctorats a été organisé au Centre de Conférence de Limuru, à l’Ouest de Nairobi, au Kenya, dans l’après midi du 14 mars 2016. C’est dans ce culte que Rév. Jonas Kambale Musamba et Rév. Kavasya Kule ont été proclamés docteurs en théologie. Notons que leurs collègues de classe étaient ressortissants du Kenya, du Rwanda, de la République Démocratique du Congo,  du Soudan du Sud,  de l’Inde et du Canada.

Précisons que ce culte a connu la participation d’autres étudiants de la CBCA qui sont au Kenya notamment : Rév. Kehya et son épouse, Mr Elias Muhongya et son épouse, Mlle Mapendo et d’autres qui sont venus soutenir leurs collègues pasteurs.

     Par Dr Jonas Kambale Musamba

Les jeunes congolais et rwandais à l’école de la paix.

Soixante et un jeunes chrétiens de Goma et de Gisenyi se sont réunis dans la Grande salle du Centre d’Accueil Protestant Tuneko à Goma ce 26 mars 2016 sous les auspices de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création de la CBCA. Au menu de  cette rencontre : « l’engagement de la jeunesse chrétienne pour la réconciliation, la justice et la paix transfrontalière ».

Nyiramahoro sur podium

Nyiramahoro sur podium

Tout est parti en début de la journée par une méditation biblique tirée du livre de 2 Corinthiens 5 :17-21. Mme Nyiramahoro Sibomana, messagère du jour, a demandé aux jeunes de s’impliquer dans la paix. Nous devons suivre l’exemple de Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même et d’autres croyants par Christ. Dans notre ministère de la réconciliation, a-t-elle- conclu,

Dans son mot de circonstance, le Rév. Baleke Badesire, Directeur du Département des Jeunes et des Enfants, a fait remarquer aux jeunes qu’ils sont l’avenir et l’espoir de la société. Aujourd’hui la société est devenue le théâtre de violations des droits humains. Les jeunes sont appelés à lutter pour

Rév.Baleke exhorte les jeunes

Rév.Baleke exhorte les jeunes

restaurer la paix, a-t-il dit. Si les jeunes veulent changer cette société, ils ne devraient pas être acteurs de la division; plutôt ils devraient étudier, travailler dur, et demeurer ensemble. Le Rév. Baleke a étayé  son propos en disant que « les frères et  sœurs de Jésus sont ceux qui font la volonté de son Père (Matthieu 12 :50)».

La frontière brisée

Le premier orateur, Monsieur Norbert MUSHENGE, un adventiste engagé, a parlé de  l’identité et la mission de la jeunesse dans l’église et dans le monde. Il a fait remarquer de par, son exposé que le concept identité est source de malentendus

Faciliatauer

Facilitateur

en Afrique, car dit-il, a une connotation tribale et ethnique.

Selon Mr Norbert, l’identité est comme ce qu’on nous a dit  être, ce que nous croyons être ou ce que nous pensons être. Ainsi de par sa définition,  la jeunesse chrétienne doit s’identifier au Christ et concevoir la paix au sens de Dieu, mais pas comme le monde le pense.

Faisant allusion à la frontière, l’orateur a fait savoir que Jésus-Christ est venu briser les frontières. Et donc, avec Jésus-Christ, il n’y a plus de frontières entre nous, car nous sommes un en Christ.

L’importance de la formation de la jeunesse 

Nobert ConferencierDans sa deuxième intervention Monsieur Norbert MUSHENGE s’est appesanti sur le fait que Le jeune chrétien doit être bien formé et  informé.  Les jeunes viennent d’endroits différents, de diverses confessions religieuses  et d’origines différentes, mais ils ne doivent pas oublier que Jésus-Christ  les a rendus « UN ». Si les jeunes veulent changer des mentalités, ils doivent avoir la culture des champions, mais aussi et surtout avoir des connaissances suffisantes. La crainte de l’Eternel est le lancement de la sagesse, de la connaissance et de la science.

Le jeune doit avoir une vision en termes d’objectifs à atteindre; savoir son point fort; savoir travailler pour ce qu’il veut devenir; affronter les obstacles,…car  « plus on sue à l’entraînement, moins on gagne le combat ».

Aspects essentiels qui nécessitent une attention particulière

Mlle Noëlla Kyamutsongeri a développé son sujet sur les aspects essentiels qui nécessitent une attention particulière. Elle a fait remarquer que l’estime est une valeur avec laquelle on prend l’autre et que l’acceptation mutuelle c’est l’esprit de la compréhension, soit un antivirus  de la discrimination.

La réconciliation vient là où il y a la division. Revenant à ce thème, elle a plaidé que les jeunes doivent oublier ce qui s’est passé entre nos pays et construire ensemble un avenir meilleur, gage d’une unité et paix durable.  Il peut arriver que l’on se réconcilie, mais il y a des blessures internes qui peuvent être dues aux mauvaises choses passées auparavant. C’est pourquoi une vie en paix impose une guérison. Cette dernière peut amener le développement et la paix.

Noêlla Kyamutsongeri

Noêlla Kyamutsongeri

Parlant de la reconnaissance de la minorité, Mlle Noëlla a insisté sur le fait que la réconciliation doit aussi passer par la reconnaissance de la minorité et la prise en considération de ses idées. Ainsi les jeunes doivent s’interdire de préjugés en vue d’une réconciliation réussie.

Les jeunes ont été regroupés en deux carrefours celui des jeunes du Rwanda et l’autre pour ceux du Congo. Ces jeunes ont réfléchi sur des questions cherchant à de celer les sources de leurs conflits et ont proposé des pistes de solutions.

A ce sujet, les jeunes ont égrené des sources de conflits en l’occurrence : mauvaise analyse et mauvais enseignement de l’histoire ;  mauvaise transmission de l’information ; corruption ;  pauvreté ; conceptions reçues de la part des parents; guerres récurrentes soutenues par certains voisins; rumeurs et  préjugés; instrumentalisation et  manipulation des jeunes.

Eu égard à cette situation, les jeunes ont proposé des pistes de solutions à savoir : bien analyser les faits historiques; ne pas considérer toutes les informations comme vraies ; lutter contre la corruption ; sensibiliser  la jeunesse à l’amour, du travail; à la crainte de Dieu et au respect de l’être humain; promouvoir la réconciliation et le pardon; multiplier les rencontres et/ou séminaires entre les jeunes chrétiens du Rwanda et ceux de la RD-Congo ; lutter pour le changement de mentalité et promouvoir l’amour.

De ce travaux en carrefours, les jeunes ont formulé quelques suggestions et  recommandations à savoir:  avoir la culture du pardon et de l’unité, gage d’une paix durable; promouvoir la collaboration entre les jeunes; lutter contre les antivaleurs, obstacles une paix durable ; organiser régulièrement des séminaires, des formations sur la paix et la réconciliation ; promouvoir les activités culturelles, sportives et scientifiques entre les jeunes du Rwanda et ceux de la RD-Congo;  créer un comité de pilotage pour pérenniser les acquis de cette rencontre.

Rév. Baleke et Noêlla reçoivent LE GRAND ESPOIR

Rév. Baleke et Noêlla reçoivent LE GRAND ESPOIR

Pour qu’on mette fin au trafic d’armes et à l’exploitation sauvage des jeunes, les participants ont pensé qu’il faut un engagement de tous pour lutter contre ces abus.

Séance tenante, le Professeur NELSON, a distribué la littérature Chrétienne à tous les participants, il s’agit d’un livre intitulé  » LE GRAND ESPOIR ». L’auteur de ce livre de 473 pages,  (Ellen G. White)  présente un regard révélateur sur qui va gagner la bataille entre le bien et le mal.

Témoignages de certains participants

Impressionné par l’activité, Mr NICO  FAUSTIN témoigne : « Je suis natif  du Rwanda est  ma plus grande joie est de me retrouver aux cotés des jeunes congolais à la recherche de la paix. Le problème de la cohabitation pacifique et la consolidation de la paix entre les Jeunes congolais et Rwandais nous tient en cœur. Nous sommes traumatisés  et  vivons dans un monde  sans espoir d’avoir un jour la paix entre ces deux pays, mais comme la Jeunesse  tient la balle au bond pour mener à bon port le bateau de la réconciliation et de la paix, il y a lieu d’espérer ».

Pour le congolais AKSANTI BAHATI Joseph : Avant de découvrir aujourd’hui que la Jeunesse est une force,  j’avais une grande confusion en ce qui concerne l’identité.  Je m’engage à prendre la décision de faire la paix, et de chercher la paix et rien que la paix.

Chorale des jeunes de club de paix

Chorale des jeunes de club de paix

Signalons que les travaux de cet atelier ont été agrémentés par la chorale de club de paix de la paroisse CBCA Osso Kato. Les participants étaient sélectionnés dans diverses confessions religieuses. Ainsi, les presbytériens, les pentecôtistes, les baptistes, les adventistes, les anglicans et les catholiques ont été édifiés et se sont engagés à être des ambassadeurs de paix au sein de leurs églises respectives.

 

                               Par Noëlla Kyamutsongeri

                                                           Sous la supervision de Me KAMBALE SONDIRYA Christian

 

Première visite du Pasteur Surveillant de Goma dans la Section de Kitshanga

Après son retour de la Section Idjwi, le Pasteur Surveillant de la CBCA Poste Goma, Rév. KAMBALE KILUMBIRO Martin, a repris son bâton de pèlerin en direction de Kitshanga. Il a quitté la ville de Goma le matin du lundi 14 mars 2016, accompagné de membres du staff de sonRPS visite Kitshanga bureau.

Arrivée à 10h45’, la délégation a commencé la visite à la paroisse de Rujebeshe où elle a été chaleureusement accueillie. La Section Kitshanga est la Section la plus vaste du Poste Goma; elle compte 18 Paroisses et chapelles viables.  Le soir du même jour, la délégation quitte Rujebeshe pour aller passer la nuit à Burungu, un site missionnaire important. Ici, le Pasteur Surveillant retrace à nouveau l’itinéraire à suivre tout au long de cette mission qui avait comme objet de connaître la situation géographique de chaque paroisse de la section ainsi que ses réalités et ses particularités.

Averti par les dirigeants de la Section sur l’état d’insécurité dans le milieu, le Pasteur Surveillant décide de travailler dans des pools. Aussi, au lieu d’arriver dans chaque Paroisse, ce sont les dirigeants des Paroisses qui le rencontrent dans un milieu où la situation sécuritaire est rassurante.

C’est dans ce contexte que la délégation du Poste Goma a travaillé dans les sites essentiels la période du 14 au 20 mars 2016 à savoir : les paroisses CBCA Rujebeshe, Burungu, Butare, Mweso, Katovu, Bumbasha, Bushanga, Murorwa, Luhanga, Busumba, Chemchem, Bweramfula, Lwama, Kitshanga, Bitsi, Mulimbi, Kahira. Enfin le Pasteur Surveillant s’est entretenu avec les responsables du Centre de Santé de Référence de Kitshanga, du Centre d’Accueil Protestant de Kitshanga et de l’Ecole Primaire et Secondaire de Kitshanga.

rps sur terrainDans tous les sites visités, le Révérend Pasteur Evangéliste, Rév. Byumanine Bisimwa Justin, exhortait la congrégation chrétienne par la Parole de Dieu.

A travers le débat avec les différents dirigeants, ont a trouvé que les défis majeurs de la Section CBCA Kitshanga sont les suivants :

  • L’insécurité à l’Est et à l’Ouest de la Section freine la croissance qualitative et quantitative des Paroisses qui y sont implantées ;
  • Le chômage et la pauvreté diminuent la capacité des fidèles de donner les offrandes comme il le faut pour l’avancement de l’œuvre du Seigneur ;
  • Les mariages entre les jeunes non commémorés ni à l’église ni à l’état civil. Plusieurs fidèles, même certains responsables des services, se trouvent dans cette situation;

Pendant la visiteLes points positifs trouvés dans cette Section sont nombreux. En effet, nous avons noté que :

  • Les chrétiens de la Section de Kitshanga sont très courageux ;
  • Le sol de cette partie du Poste est fertile pour l’agriculture et très adapté à l’élevage ;
  • Les temples sont bien entretenus à grande majorité ;
  • Plusieurs concessions des Paroisses sont protégées par des titres fonciers.

Satisfait par la détermination des fidèles de toutes les Paroisses de la Section Kitshanga pour faire avancer l’œuvre du Seigneur, le Pasteur Surveillant Kambale Kilumbiro Martin promet dans le culte du dimanche 20 mars 2016 à la Paroisse Kitshanga Centrale que bientôt, la Section Kitshanga sera élevée au rang de Poste Ecclésiastique. Les chrétiens ont reçu cette promesse avec des applaudissements.

templeLe RPS s’est convenu avec les fidèles présents au culte que, dans cinq ans au maximun, le Département de l’Evangélisation et Vie de l’Eglise viendra hisser Kitshanga à ce statut de Poste Ecclésiastique. Toutefois, il a posé les conditions d’achever la construction du temple, bien construire les résidences des Pasteurs Surveillant et Evangéliste, construire le bureau Poste, bien entretenir le Centre de Santé de Référence et le Centre d’Accueil Protestant.

Cette première visite du Révérend Pasteur Surveillant Kambale Kilumbiro Martin lui donne l’impression que les fidèles de Kitshanga sont déterminés à travailler en franche collaboration avec lui tout au long de son ministère au sein du Poste Goma.

 

Par Kakule Mwindikwa Baudouin,

Président MJC Poste Goma

Les femmes chrétiennes, politiciennes et militaires à la recherche de la paix.

Le service du genre de la Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC/CBCA) a réuni à Goma 55 femmes au Centre Rudolf le 26 mars 2016, autour du thème ‘’ l’autonomisation de la femme dans la recherche de la paix’’. C’était à l’occasion du mois de la femme. Les participantes sont les femmes leaders de la CBCA, de la société civile ainsi que les femmes militaires de la garnison de Goma. Il était question de réfléchir davantage sur les pistes de solutions pour la consolidation de la paix et le rôle de l’Eglise.

Après la méditation biblique et la prière d’ouverture dite par Mme Masika Kanyali, Me Kambale Sondirya Christian, Directeur de Cabinet du Président et Représentant Légal de la CBCA, a fait
Direcabcomprendre à ses interlocutrices qu’elles sont capables de faire mieux là où les hommes ont échoué. Les femmes ont le pouvoir qu’elles ignorent, disait-il. Il a illustré son propos en soulignant les exploits de Déborah et Ruth, deux personnages bibliques qui ont laissé des traces sur leurs parcours. La motivation de cette rencontre était que l’Eglise joigne ses efforts à ceux menés par les pouvoirs publics pour la restauration de la paix et la promotion de la dignité de la femme, et répondre à la nécessité de renforcer les relations de cohabitation civilo-militaire.

La paix n’a pas de prix
Au cours de ces assises, les participantes ont échangé avec Madame Asynath VAKALAMA, conseillère de la Ministre Provinciale du genre et famille, sur les défis et les opportunités dans la construction d’une paix durable dans les milieux environnants. Dans son intervention, Madame la conseillère a partagé son expérience en matièrConseilleree politique. Inspirée par feu Enock Muvingi Nyamwisi, elle avait exprimé le vœu d’être formée à l’académie militaire à l’âge de 17 ans. Après la mort de Nyamwisi et Laurent Désiré Kabila, Asynath fait la politique timidement. Elle a souligné que les femmes échouent à cause de la peur pour certaines et l’analphabétisme pour d’autres. Madame la conseillère s’est souvenu de la participation de la femme au sein d’un parti politique. Sur 100 femmes membres de ce parti, il y avait 1 licenciée, 3 graduées, 10 Diplômées d’Etat et d’autres ne savaient même pas écrire leurs noms. Donc, pour réussir, la femme doit étudier et renoncer à la peur, la paix n’ayant pas de prix, insiste-t-elle.

La vision et l’action de la CBCA pour la contribution de la paix
Mme Kavira Nganza, Directrice du Département Femme et Famille de la CBCA, a partagé la vision et l’action de la CBCA concernant la contribution de la paix. Concrètement, à part la consécration, la CBCA Kavira Nganzafait participer la femme dans la gestion de l’Eglise à tous les niveaux. Elle donne des bourses d’études sans discrimination des sexes. Ce qui permet aux femmes d’accéder à l’emploi, à certains postes de direction et à la gestion des ressources. La CBCA initie des programmes d’accompagnement des femmes victimes des violences sexuelles et violences basées sur le genre. C’est une façon de donner la paix individuelle. Toujours pour contribuer à la paix et pour aider les femmes à ne plus dépendre totalement de leurs maris, la CBCA initie des activités génératrices des revenus où les femmes sont organisées en petites associations leur permettant de mettre ensemble leurs efforts afin de s’entraider mutuellement à travers des caisses d’épargne et de crédit.

La paix n’est pas l’absence de la guerre
Pour sa part, Me Nzanzu Tumaini Marthe a insisté sur la capacitation de la femme qui doit être actrice Tumainide paix dans le contexte de conflit et d’insécurité. Se basant sur Esther 3:8-14 et 4 :10-17, l’oratrice a démontré comment la paix n’est pas l’absence de la guerre ni le contraire de la guerre, non plus l’absence de la violence. Elle a cité Joël Kovel qui définit, la paix comme un état d’existence ou un monde dans lequel les besoins fondamentaux des êtres humains sont satisfaits. Me Tumaini a martelé que les femmes et les filles sont les premières victimes des hostilités perpétrées par les forces négatives. Les violences sexuelles sont les causes directes de la pauvreté. Il a été constaté que dans ce monde il y a toujours eu l’inégalité liée aux sexes et à la gestion financière. Pour faire face à cette situation, toute actrice de paix doit être capable de produire un document de stratégie de plaidoyer. Me Tumaini a conclu en ces termes : ‘’En tant qu’actrices de paix, nous devons briser le silence et la peur et travailler en association. A part la prière, il faut agir et cela avec stratégie’’.

L’expérience de la jeune fille dans les clubs de paix de la CBCA
NollaMademoiselle Noëlla Kyamutsongeri témoigne que la jeune fille membre du club de paix en ville de Goma milite pour la paix. Elle sait distinguer les rumeurs de la vraie information; elle a dépassé l’étape des préjugés. Grâce aux clubs de paix, la jeune fille a découvert ses talents, elle est devenue responsable de ses propres actes. Elle influence son entourage positivement. Elle aime tout le monde sans discrimination. Elle assure la promotion de la paix auprès des jeunes qui ne sont pas de son église. Les clubs de paix sont implantés dans certaines paroisses et écoles de la CBCA. Chaque club de paix compte 30 jeunes, filles et garçons.
Ces jeunes font le counselling auprès d’autres jeunes et organisent des activités de réconciliation de leurs camarades. Se confient aux médias, Mlle Odette, membre du club de paix de Katoyi, affirme avoir mené une enquête sur les causes de ruptures de certaines fiançailles des jeunes garçons et filles. Après la découverte des causes (immoralité et problème de groupe sanguin), Mlle Odette a eu le courage de contacter un Pasteur et le médecin Directeur de l’hôpital de Virunga. Ensemble ils ont trouvé la solution qui consiste pour les jeunes à respecter les principes de continence et connaître leurs groupes sanguins avant le mariage. C’est ainsi qu’aujourd’hui il n’ya plus de cas décevants parmi les jeunes de la CBCA Katoyi.

La paix, un moteur du Développement
Mme VeroniqueLa dernière intervenante, Mme Kahindo Kavuo Véronique, a focalisé son exposé sur les pesanteurs culturelles et la façon de rendre effective l’autonomisation de la femme pour qu’elle contribue effectivement à la construction de la paix. Utilisant la projection, l’oratrice est partie de la vie de Deborah, décrite dans le quatrième chapitre de livre de Juges comme une actrice faisant le plaidoyer pour répondre aux besoins de son entourage. Elle a appelé les participantes à imiter la vie de DEBORAH qui à son époque a su faire le plaidoyer. La paix c’est le moteur du Développement, renchérit-elle. Mme Véronique a conclu en proposant aux organisateurs de la rencontre d’aller de l’avant pour que cet atelier ne soit pas considéré comme une lettre morte, mais plutôt le début d’un réseau d’artisans de la paix.

impressionImpressionnée par l’atelier, Mme ANNIE PENGELE, Vice-Présidente de la société civile en ville de Goma, a remercié les organisateurs de cet atelier. Elle a donné son appréciation en ces termes :’’ C’était encore une occasion de découvrir ce que la CBCA font. Il serait bon de trouver l’accompagnement du gouvernement car ce que la CBCA est en train de faire s’inscrit dans les cinq chantiers du Chef de l’Etat’’.

Par Noëlla Kyamutsongeri

La nouvelle approche de l’aumônerie scolaire à 7 ans

La CBCA a sept ans d’expérience avec la Nouvelle Approche Rédemptrice Transformationnelle (NART) de l’aumônerie scolaire. Cette approche s’expérimente dans 16 écoles pilotes de la CBCA, mais elle est déjà présente dans une quarantaine d’écoles du pays. Il s’agit d’un modèle intégral où l’aumônerie dispose de deux agents et prend en charge tous les besoins spirituels, émotionnels, relationnels…de la communauté scolaire. Mardi 23 février 2016 dernier les préfets des études et aumôniers de Goma ont pu se rencontrer pour dresser le bilan de la nouvelle approche et effectuer une mise au point en vue de mieux s’accommoder la vision.

En guise d’introduction, Rev Fataki Dedani, Secrétaire du Département de l’Evangélisation et de la Vie de l’Eglise, a exhorté l’audience sur base de Tite 1:6-9 à être modèle et à cultiver la capacité de transmettre la saine doctrine et refuser l’erreur. La communauté scolaire n’a pas besoin de beaux discours; l’éducateur qui réussit est celui qui s’efforce de rendre la présence de Dieu visible. Nous sommes des intendants de la grâce de Dieu, à qui nous allons rendre compte.

Aumoniers, Prefets et Directeurs des éutudes après un atelier sur la nouvelle approche de l'aumônerie.

Aumôniers, Préfets et Directeurs des études après un atelier sur la nouvelle approche de l’aumônerie scolaire.

Diapositives à l’appui, Jean-Pasteur Katavo, Chef du Service de l’Education Chretienne, a montré la Nouvelle Approche Rédemptrice Transformationnelle, avec tous ses éléments essentiels, à savoir : la vision, la mission, l’engagement de l’ensemble de la communauté scolaire, le statut de l’aumônier, la théorie de la transformation, les stratégies d’action, les signes de la transformation ainsi que l’auto-évaluation. Ainsi la nouvelle approche a-t-elle atteint sa forme pleine, supérieure. Au terme de cette première phase d’élaboration réussie, il est donc temps de consolider la NART en lui donnant un centre de gravité approprié qui lui permettra de passer à l’étape de l’expansion.

Rév Dr Samuel Ngayihembako, Vice-Président de la CBCA et Directeur du Département de l’Evangélisation et Vie de l’Eglise, lui, a insisté sur le caractère intégral de la pastorale scolaire.

Un autre temps fort et très réjouissant de cette importante manifestation a été le marché de connaissances et d’expériences où les différents instituts ont vendu et acheté des perles très précieuses. En effet, cinq instituts ont partagé avec les autres des expériences réussies.

Ainsi, l’Institut Visoke a évoqué la bonne collaboration qui existe entre le préfet des études, l’aumônier et le professeur de Religion ainsi que la collecte en faveur de l’E.P. Tuha de Beni qu’il organise chaque année. L’institut Majengo a une expérience similaire ; chaque enseignant libère 10 $ en faveur de la collecte des fonds pour l’Institut Muzinduo du poste Buyinga.

La caisse sociale de l’Institut Béthanie à laquelle chaque prof contribue à raison de 1$, ainsi que le geste de reconnaissance des finalistes à la rentrée scolaire sont très appréciés par l’aumônerie scolaire. En toute humilité, le préfet des études de l’IEM Virunga a partagé leur expérience d’adhésion à l’idée d’aumônerie. Très réfractaire au début, l’Institut d’Enseignement Médical Virunga a fini par réaliser la nécessité de ce service. L’aumônier travaille dans un beau bureau actuellement et reçoit un appui considérable de la direction de l’école.

L’institut Himbi, le dernier, a évoqué les expériences suivantes : le financement de l’aumônerie grâce à l’impression du logo sur les uniformes des élèves, l’assistance aux vulnérables grâce aux amis, l’apport du préfet à l’identification des amis qui peuvent contribuer à la construction de la grande salle de l’aumônerie; l’organisation de l’activité spirituelle du corps professoral parallèle au culte scolaire des élèves, l’implication de l’aumônier pendant les examens grâce à de brefs messages avec lesquels elle encourage les élèves à l’intégrité intellectuelle dans des tours de classes, la promotion de l’intégrité morale à l’école, le développement de la vision missionnaire, l’encadrement du groupe des orphelins, l’encouragement reçu de la part des visiteurs qui ont évoqué l’originalité de la nouvelle approche de l’aumônerie.

Le dernier temps (mais pas le moindre !) du forum a été dominé par une consultation sur une dizaine de questions de la vie de l’aumônerie scolaire sous la modération de l’officiant du jour, Rév. Jonas Musamba, Evangéliste Communautaire. L’un des points à l’ordre du jour s’avère être le renforcement des capacités des aumôniers.  Il y a urgence. Seule une formation solide permettra à l’aumônerie de s’aligner sur la vision de transformation de la CBCA et des signataires de la convention scolaire.

Par Kahindo Katavo Jean pasteur