Conflict related to Land grabbing, land management and minorities protection: Church role

From July 4th to 9th 2018, a very first workshop on land grabbing and minorities issues has been held in Goma Democratic Republic of Congo, gathering 25 delegates of African UEM member churches including: CBCA; EPR; EAR; ELCT/KAD; ELCT/NWD; ELCT/ECD; ELCT/ NED and ECC attended this think tank. Organized by UEM Africa region and hosted by the Baptist Church in the Centre of Africa (CBCA) at Rudolf Center guest houses belonging to the church, participants are discussing on a theme “Think tank on conflict related to land management, land grabbing and protection of minorities”, with an opened participatory method that allows all participants to share about specific experiences from their own context. Different presentations were scheduled as follow:
– Land issues in the theology of land,
– Experiences exchange on DRC, Rwanda and Tanzania Churches,
– Minorities and land issue,
– State, land, Economy, population, church and minorities: a permanent conflict of interest (a particular topic that will be facilitated by His Excellence Nzanzu Kasivita the North Kivu Provincial land affairs minister.)

All the discussions answered to a couple of questions like:
How church obtain land in missionary time, after the missionaries and today, how the church assure his land ownership ( process, different authorities involved, legal documents and cost, What does law or land regulation stats about these issues and the description of Problems and challenges faced by the church in these particular cases.

This workshop has been a boosting activity that has pulled the attention of participants who have reveal challenges and the role that could be played by the churches in solving issues of land and how to prevent. Presenting on theology of the land, Dr Kahongya focused on how the land is a place for all creature. Having the right of possessing the land should guarantee the right of others to also have access on land. Rich and Powerful people will never live alone on the land. Poor, foreigners, minorities, servants and powerless have the same right of life on the same land.
For God shall greatly bless you in the land he has given as an inheritance to possess it. Deut 15:2-4, he concluded.

Some good discussion came out whereby, Church can be seen both as an oppressor and a victim in cases since, it happens to churches in DRC where, church members have owned church lands as far as they were granted to them by missionaries as a hospitality action. On the other hand, churches have ignore the obligation of valuing their lands according to the state law, relaying on kingship certificates and the result turn to the loss. This is some of problems that are creating great conflict within churches. How then will both church and community build a bridge of understanding for these specific land grabbing issues?

The meeting was honored by the presentation given by Hon Minister Nzanzu Kasivita who focused his presentation on how the church has the obligation to know legislation law, understand the necessity of protecting church lands but also find legal papers for all lands especially those acquired as gift from church members or any other person. It happen to many churches to have 30 Ha of a land without any certificate. Honorable ended by this saying, “It’s better for a church to sell 2Ha out of 30Ha in order to protect the land than keeping the 30 Ha not protected to end up losing all.”
Dr. Nagaju Muke, the Deputy Executive Secretary of UEM for Africa Region encouraged participants to build strong awareness, put down recommendations and objective thinking in resolving land problems as far as church is considered to be a place where people could find solace and rescue and not a place to be oppressed. Recommendations from this workshop will help the UEM member churches to advocate and grant fruitful resolutions resolving problems stated during the 4 days’ workshop period.
By Hulda Vagheni

Lutte contre la violence domestique et la violence contre les femmes dans les conflits armés

Dans un atelier très riche en couleur et en fond, 59 hommes et femmes en provenance des églises membres de la Mission Evangélique Unie (Rwanda, DRC), le délégué de la Police et celui de la MONUSCO, ont été réunis du 25 au 30 Juin 2018 en Ville de Goma-RDC, au Centre d’Accueil Protestant TUNEKO CBCA.
Conjointement organisé par la MEU et le Département Femme et Famille de la CBCA, Cet atelier entre dans le cadre de la « campagne de la Mission Evangélique Unie pour les droits de l’homme 2018 : NE ME FORCE PAS », campagne éclairée par les saintes écritures tirées du livre de 2samuel 13, 12.
Cette campagne : Ne me force pas, vise à construire un réseau de dirigeants africains de différentes Eglises, organisations et circonscription de la société civile, à surmonter la violence faite aux femmes, élaborer un plan stratégique de plaidoyer pour les femmes, analyser les causes, les formes et les conséquences de violences sur la femme au niveau de sa raison, psychologie, et de son intégration dans la société. A différents niveaux dans des exposés et pannels, les participants ont renforcé leurs capacités pour mieux défendre les droits des femmes et les protéger contre toutes sortes d’abus pour enfin élaborer de nouvelles stratégies de protection des femmes dans les conflits armés.
Notons que le harcèlement sexuel, violence sexuelle, abus sexuel faites aux enfants dans divers secteurs : éducation, professionnel, médical, militaire, familial, religieux, secteur privé sont une réalité.
Sous la houlette du Rév. Dr Kahongya Bwiruka, en charge de la JPIC au bureau de la MEU Afrique, les participants à cet atelier se sont dits disponibles pour contribuer à l’évaluation de l’équilibre de genre et de la masculinité positive, de la conscience, de la résistance, du rejet, du progrès de la femme et le réseautage pour un plaidoyer sur le crime sexuel et esclavage sexuel dans les conflits armés. Soutenir la vision de guérir les femmes du traumatisme de la violence et en transformer en histoires et témoignages réussis est un atout pour le changement, le développement et l’épanouissement de la femme dans son ensemble.

L’Hôpital Général de Référence de Virunga dans la dynamique de réforme pour améliorer le confort des patients

Lundi 18 Juin 2018, le Trésorier Communautaire, Mr Pascal Munoka, au nom du Président et Représentant Légal de la CBCA, a procédé à la pose de la première pierre du bâtiment administratif et des urgences de l’Hôpital Général de Référence de Virunga à Goma. Une cérémonie d’inauguration et dédicace de travaux de construction a eu lieu en présence de plusieurs invités parmi lesquels les mandataires de la CBCA, les Directeurs des Départements de la CBCA, le Staff du Département de la Santé CBCA, le Conseil de Gestion de l’hôpital, les dirigeants des autres institutions sanitaires de la CBCA en ville de Goma, le partenaire EQUITY BANK et le personnel dudit Hôpital.
Le Rév. NDemesi Musekwa, Pasteur Surveillant du Poste Goma, s’inspirant de passages bibliques de Matthieu 9 :35 et colossiens 4 :17 a exhorté les participant et plus particulièrement le personnel soignant à exercer leur fonction non pour les intérêts égoïstes, mais pour le Seigneur. « La CBCA est une communauté qui se donne pour la proclamation de la bonne nouvelle, organise des activités à caractère social notamment l’ouverture des écoles, les structures de santé et de développement selon sa vision et sa mission. Jésus lui-même a joué ce même rôle de soignant. Pour cette raison, le travail du personnel soignant n’est pas profane mais plutôt évangélique. Faisons donc tout au nom du Seigneur ». a-t-il conclu.

A son tour, le délégué de Equity Bank partenaire de l’hôpital Virunga, a montré son sentiment de joie de participer à ce lancement de travaux de construction tout en présentant la détermination de son institution à accompagner et le soutenir l’hôpital jusqu’au finissage des activités du projett. Soulignant que cette Banque vise à aider la population à améliorer les conditions de vie, il a encouragé les autres institutions à collaborer avec Equity BanK qui reste disposéà étendre ses actions à tout hôpital qui le sollicite.
Dans son mot, le Directeur du Département santé, Dr Isaac Muyonga démontré combien la réussite cache souvent des souffrances, des peines et sacrifices. Il est difficile de comprendre ce que les initiateurs ont accourues. « La construction de ce bâtiment demande un esprit de sacrifice pour que la génération future puisse jouir d’un bijou que les pionniers que vous êtes auront laissé. Quand on joue au football, les joueurs réalisent des tirs cadrés et non cadrés. On tire plusieurs fois mais il est possible de faire un grand match très fatigant pour avoir un résultat nul. Ça demande donc du temps pour qu’un TIR devienne BUT ou GOAL ». Dans plusieurs rencontres de santé nationales ou internationales, l’Hôpital Général de Référence de Virunga est toujours cité pour ses infrastructures incofortable qui ne répondent plus aux standards modernes, facteur qui décourage plusieurs partenaires désireux de nouer des relations viables avec nous. « Les gens ont changé, le monde évolue en vitesse et les institutions sanitaires doivent s’adapter à ce changement. La pose de cette première pierre est un grand jour pour commencer une série de transformations des infrastructures au sein de l’HGR Virunga. Prions que pour les prochains matchs, les tirs soient aussi bien cadrés et transformés en BUT afin d’ alourdir la marque » ; sa conclusion.
Prenant la parole, le délégué du Président et Représentant Légal de la CBCA, Mr Munoka a précisé que l’amélioration de conditions de travail dans une institution est un vecteur de réforme et félicite sincèrement l’équipe du personnel de l’HGR Virunga. Il a particulièrement remercié toutes les femmes de la CBCA pour le courage et la dynamique dans plusieurs initiatives de développement dans cette communauté tout en mentionnant certains éléments saillants qui marquent l’histoire de la femme dans la CBCA. Il a alors rappelé que cet hôpital de Virunga est une initiative des femmes. Avec leur dynamisme, leur courage et disponibilité, une société ou une communauté peut impacter le monde, a-t-il argumenté. Il a ensuite remercié et félicité l’équipe dirigeante de l’hôpital pour cette initiative de marque qui s’inscrit dans la dynamique de la réforme, initiative qui va améliorer non seulement les conditions de travail, mais aussi la production et la participation à la réalisation de la mission intégrale de la CBCA. Notons ici que son message a été suivi d’un moment de mobilisation de fonds qui a produit 71 sacs de ciments et quatre-vingt dollars américains cash.
La séance de la pose de la première pierre conduit par le Trésorier communautaire de la CBCA a conclu cette cérémonie, en présence de tous les invités ainsi que l’équipe de construction du bâtiment, tous ayant répondus favorablement à ce rendez-vous. Débuté à 9h30, l’activité a été clôturée à 11h45 sous la modération du Dr Alain Mangolopa, le Superviseur Principal du Département de la Santé CBCA.
Par Hulda Vagheni

Processus électorale en RDC : Initiation à la machine à voter au Secrétariat Générale de la CBCA

Processus électorale en RDC : Initiation à la machine à voter au Secrétariat Général de la CBCA
Lundi 18 Juin 2018, les agents du Secrétariat Général de la CBCA ont été initiés à l’utilisation de la machine à voter, outil prévu par la CENI pour les élections en RDC/Décembre 2018. Organisée par la Commission Justice Paix et Sauvegarde de la Création, JPSC en sigle, cette activité entre dans le cadre de l’éducation civique et électorale, un programme conduit par cette commission, la JPSC.
Mme Koko Mwenge, la Chargée de la sensibilisation électorale au Nord-Kivu, circonscription de Goma, a soulevé la problématique actuelle de l’utilisation des réseaux sociaux dans lesquels on retrouve toute sorte d’information constructive ou nuisible à la portée de la population, le monde est devenu plus petit que, l’information circule à une vitesse très accélérée. Trois points ont été au centre de sa présentation : les innovations apportées à la loi Congolaise, les grandes dates du calendrier électoral et l’initiation à l’utilisation de la machine à voter. Elle a martelée sur le fait que l’église est la force de la CENI à tout point de vue dans ce processus électoral en RDC car le moment n’est pas du tout facile, il ya trop de tensions partout avec des nouvelles diversifiées. La CENI est décidée à accomplir sa tâche, sensibiliser la population, partager le calendrier électoral, informer sur ce qui a changé dans la loi, former sur l’utilisation des outils mise en place pour que les élections en RDC se passent dans le calme et la transparence, a-t-elle conclue avant de passer aux démonstrations de l’utilisation de la machine à voter et quelques exercices pratiques par certains agents du Secrétariat Général de la CBCA.
Plusieurs questions ont suscité la curiosité de participants, la séance d’échange questions réponses a été reportée pour vendredi 22 Juin 2018 pour plus d’éclaircissement et de compréhension. Plus de 45 agents ont pris part à cette activité qui est allée de 8 :00 à 9 :45, sous la houlette de Me Christian Sondirya, Secrétaire Communautaire.
Par Hulda Vagheni

Une lumière sur l’histoire de la CBCA

Deux jours des séances de premières assises de la Commission de l’histoire de la CBCA ont eu lieu au bureau du Secrétariat Général de la CBCA en ville de Goma, du 11 au 12 Juin 2018. C’est à l’issu des assises de la 38e Assemblée Générale de la CBCA tenue à Goma en Aout 2017, qu’il a été décidé la mise en place d’une Commission spéciale de rédaction de l’histoire de la CBCA ayant pour but d’harmoniser les différentes données existantes sur l’histoire de la CBCA, et rédiger un ouvrage officiel de la CBCA, dès sa genèse à nos jours. Cette commission travaille sous les auspices du Département d’administration de la CBCA.
Deux grands points à souligner étaient à l’ordre du jour :
• L’identification des différentes sources orales (témoignages, histoires), une liste de personnes ressources a été établie et les sources écrites (documents, PV de grandes réunions, différentes correspondances, rapports de tous les Présidents et Représentants Légaux, les documents officiels de la CBCA etc);
• Le plan de travail. Subdivisé en 4 parties avec chacune 3 chapitres, pour rassembler les éléments portant sur les origines, l’évolution, l’organisation structurelle et l’engagement social de la CBCA dans son histoire.
Il a été recommandé aux différentes personnes de la CBCA de mettre à la disposition de la Commission, les images ou documents qui peuvent enrichir cette œuvre d’archivage et historique de la CBCA.
Les participants se sont repartis différentes thématiques selon le plan approuvé dans l’objectif de nourrir et enrichir le contenu selon les différentes sources identifiées, pour ainsi préparer le rapport à présenter à l’Assemblée Générale prévue pour Aout 2018.
Ont pris part à cette rencontre, dix personnes parmi lesquelles, le Rév. Kambale Mangolopa Moise, Président de la commission, le Rév. Dr. Timothée Mushagalusa, Secom Christian Sondirya, Rév. Joseph Nyondo, RPS Ndemesi Musekwa Moise, RPS Bitonde Yubusa, Mr Safari, Rév. Elias Muhongya, Mr Kahindo Musongya et Me Jacques Nzanzu, intervenant dans le cadre du secrétariat technique. Il a été empeché pour le pool Butembo , l’Ass Gerome Kanyitondi.
Les assises se sont clôturées par une visite à la fois historique et de courtoisie au domicile du Rév. Bakulu Lawi Bilikoliko, Premier Représentant légal de la CBCA, et reconnu comme celui qui a reçu le document de la personnalité civile de la CBCA par le gouvernement congolais à Léopoldville capitale de la République du Congo, (actuelle Kinshasa, capitale de la RDC) en 1964.

Visite du responsable du service de résilience dans la Paroisse CBCA Shabunda

Dans l’optique d’évaluer les domaines qui demandent un accompagnement de proximité dans ce champ d’évangélisation, le responsable du service de Résilience et Actions humanitaires, Mr Donat Malemo a effectué une descente dans la Paroisse CBCA Shabunda du 9 au 10 juin 2018.
Dépuis l’implantation de la CBCA à Shabunda en 1991, pour la toute première elle a recu un agent en provenance du Secrétariat Général, biensur à part les visite effectuées précédemment par les Pasteurs Surveillants du Poste CBCA Muku, entre autres Rév Jonas NGOMBERA en 2005, Rév BYUMANINE en 2013 et du Rév MUTARUSHWA, l’actuel Pasteur Surveillant en 2016.
La particularité de cette descente revet un caratère particulier qui s’inscrit dans la logique d’une évaluation multisectorielle. Ce grand décalage entre les visites s’explique par l’exocentrisme de Shabunda-centre qui est situé à 360km du bureau poste Muku et du chef-lieu de la Province du Sud-Kivu. Pour y arriver, seule la voie aérienne est pratiquée, malheureusement à un prix élevé par rapport au cout de vie de la population locale.
Une rencontre technique avec les 3 Révérends pasteurs actifs de ce secteur a eu lieu, entre autres Rév KUMBUSA MULAMBA Clément de Shabunda-centre, Rév MUPENDA TABENA Gaspard de KATSUNGU et Rév TALUSA PATAULE de NZOVU. Bien qu’installés dans un Territoire enclavé suite à l’absence de routes pratiquables, quelques aspects ont attiré l’attention du responsable de resilience :
– Construction du grand temple en matériaux durables à Shabunda-centre,
– Participation active des fidèles aux cultes,
– Liturgie du culte véritablement Baptiste,
– L’initiation d’un centre d’apprentissage professionnel et artisanal avec des formateurs qui ont fini au CAPA-Bukavu dans diverses filières. Ce centre dénommé MAISON CAPA 3è CBCA/SHABUNDA, et a reçu son agreement signé à Bukavu, le 23/6/2016 signé par le chef de division provinciale de la culture et art du Sud-Kivu ; ce qui lui confère le droit de fonctionner librement.
– Des serviteurs de Dieu engagés à l’œuvre du Seigneur, ceci s’explique par le fait que pour venir à Shabunda-centre, le Pasteur MUPENDA Gaspard doit effectué un voyage de 50km et le Rév PATAULI en fait 200km à pieds suite à l’absence des routes.
– L’existence d’une émission « ECHO DE LA CBCA » à la Radio MUTANGA de 18h15 à 18h50 chaque dimanche moyennant un paiement mensuel de cette espace.
– Une bonne collaboration entre les pasteurs de la CBCA et les autorités de l’administration du Territoire,
Malgré les multiples défis auxquels la contrée en générale et la CBCA en particulier font face, le souhait des serviteurs de Dieu et des fidèles membres de la CBCA dans le Territoire de Shabunda est de voir le secrétariat général multiplier des visites dans ce rayon d’action et au besoin les inviter à des grandes rencontres des départements pour plus de renforcement de leurs capacités en vue de les rendre capables à faire face aux défis du moment.

Tout en remerciant le Poste CBCA Muku, le Secrétariat Général de la CBCA pour leur contribution très remarquable lors de la construction des temples de Shabunda-centre et de KATSUNGU, les pasteurs ainsi que les fidèles ont exprimé le vœu de voir des personnes de bonne volonté leur venir en aide pour :
– Appuyer les travaux de finissage du temple de Shabunda-centre ainsi que la construction de nombreuses paroisses dans le Territoire,
– Financer le centre d’apprentissage professionnel et artisanal pour un encadrement responsable de jeunes, dont la plupart sont des démobilisés des groupes armés et des carrés miniers,
– Doter la Paroisse de Shabunda-centre d’une pirogue motorisée en vue de leur permettre des transactions pour le pont aux nombreux passagers sur la rivière ALINDI de plus de 100 m de largeur,
– Achat d’une tronçonneuse pouvant faciliter la production des planches de construction, activité d’auto prise en charge
– L’organisation des séminaires de renforcement des capacités des membres de la CBCA sur divers thématiques comme : Les principes de leadership, la protection, le genre et l’entrepreneuriat etc.

La CBCA se lance dans l’approche de la gouvernance participative

La Commission Justice, Paix et Sauvegarde de la Création (JPSC) de la CBCA, exécute conjointement avec le Département de Diaconie et Développement (DDD), depuis juin 2017 le projet intitulé « Promotion des stratégies pour une intervention efficace des Organisations de la Société Civile (OSCs) en faveur du peuple congolais », lequel bénéficie de l’appui financier et technique de l’Union Européenne, via l’ONG Britannique Christian Aid. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la gouvernance participative consistant dans la mise en place d’un cadre réunissant les Organisations de la Société civile et les autorités administratives locales et visant le rapprochement entre les gouvernants et les gouvernés autour de la prise en charge des problèmes de communautés locales. C’est dans ce cadre que la CBCA avec l’appui de Christian Aid a lancé la formation des acteurs des OSCs en début du mois de juin 2017, afin de les restructurer en réseau dans le but de constituer un noyau fort de plaidoyer. Ce noyau travaille à travers la Cellule de Liaison Parlementaire (CLPP) dont la mission est de :
– Mener des actions auprès de l’Assemblée Provinciale sur base des besoins et des aspirations des communautés locales collectées par les bureaux de développement et la JPSC de la CBCA pour qu’enfin, les édits ou autres actes réglementaires votés, prennent en compte les desideratas de la population,
– Vulgariser les décisions prises qui reflètent les opinions de la base (population) aussi bien au bureau de développement qu’a la population toute entière,
– Créer une bonne interaction entre la Cellule de Liaison Parlementaire Provinciale (CLPP) et les élus provinciaux/nationaux ou autorités locales en vue de baliser le chemin pour ses actions mais de rapprocher les élus de leur base ainsi que les gouvernants de leurs gouvernés car il y a un trou béant entre les gouvernants et les gouvernés.
Les CLPP ont été mises en place dans le cadre dudit projet dans la Province du Nord-Kivu (Goma et Butembo), du Sud-Kivu (Bukavu), et de la Tshopo (Kisangani) ; et plusieurs activités ont été organisées, entre autres les séances d’analyses sociales.
C’est ainsi qu’en date du 27, 31 Aout et 08 Septembre 2017, des séances d’analyses sociales ont été organisées en Communes de Goma et Karisimbi en ville de Goma. Plusieurs problèmes ont été relevés, notamment :
– Pénurie d’eau potable et factures élevées de la Regideso ;
– conflits fonciers parcellaires et d’héritages ;
– insécurité récurrente, vols à mains armées et kidnappings (enlèvements) ;
– incendies et absence des véhicules anti-incendie et des voies d’accès pour éteindre le feu ;
– insalubrité liée a l’absence d’une politique de gestion des déchets et immondices ;
– insuffisance du courant électrique et factures élevées de la Snel ;
– politisation et éthnicisation des établissements supérieurs et universitaires publics dont l’UNIGOM, l’ISTA, l’ISC, l’ISTM, l’ISTOU, ce qui est a la base des conflits récurrents entre étudiants ;
– absence des parkings et de stationnement des véhicules ;
– manque d’aménagement des axes routiers des quartiers ;
– tapage nocturne et diurne des chambres de prière et des buvettes ;
– sursaturation des cimetières, il est important de lotir un nouveau cimetière ;
– prolifération des Instituts Supérieurs détruisant la science ou l’éducation ;
– prolifération des buvettes, servant des maisons de tolérance pour les viols des mineurs ;
– etc
Enfin, les cahiers des charges concernant ces problèmes (au total 33 en commune de Goma et 31 en commune de Karisimbi) ont été élaborés, dont deux concernant les résultats des analyses sociales et l’insalubrité de la ville de Goma ont été déposés aux décideurs dont, le maire de la ville, les bourgmestres des communes de Goma et Karisimbi, les chefs de Divisions Urbaine, de la Décentralisation, et des affaires sociales et Humanitaires, le ministre provinciale en charge de l’administration du Territoire, le Gouverneur de la Province et le Président de l’Assemblée Provinciale, ainsi que les élus provinciaux de la ville de Goma.

Par Berzelay MUHINDO

Une rencontre sur la paix et l’environnement organisée à Kigali par les jeunes encadrés par la JPSC

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme dénommé «Prévention des crises et participation des jeunes à une paix durable à l’Est de la RDC », la JPSC a accompagné à Kigali du 04 au 06 Avril 2018 un groupe de jeunes membres des clubs de paix de Goma dans une rencontre organisée avec un groupe de jeunes rwandais évoluant au sein de l’Organisation Peace In Life. Au total 22 jeunes de Goma dont 9 filles et 10 de Kigali ont participé à cette rencontre qui a connu plusieurs activités dont les poèmes, musiques pour la paix, visite du mémorial du génocide rwandais, ainsi que de séminaires sur la paix et l’environnement.
S’agissant du thème sur l’environnement présenté par Mr Prince Mugisha, Coordonnateur de l’ONG Peace in Life au Rwanda, après l’exposé les jeunes congolais ont écouté les expériences des jeunes rwandais sur leur implication dans l’assainissement et la propreté de leur ville. Ils ont également visité certains sites pour s’imprégner de la manière dont se fait la collecte des immondices dans la ville de Kigali. Les jeunes congolais ont retenu comme leçon : « la propreté d’une ville doit commencer à partir de la chambre à coucher », ce qui a suscité l’engagement des jeunes congolais à développer la culture de la propreté dans leur milieu.
En ce qui concerne la thématique en rapport avec la paix, Me Jacques Nzanzu a développé une réflexion sur les rôles que doivent jouer les clubs de paix dans la construction de la paix et qui se résument à :
 Explorer avec les jeunes les voies et moyens de ramener entre les groupes un niveau de confiance susceptible de promouvoir la paix et le vivre-ensemble;
 Renforcer la promotion du vivre-ensemble entre les jeunes issus des différentes origines, en brisant le fossé relationnel fondé sur l’appartenance nationale, ethnique, linguistique, culturelle, idéologique, religieuse, etc ;
 Contribuer à la promotion d’une culture de paix, du respect de la dignité humaine et des valeurs démocratiques parmi les jeunes;
 Concourir au changement positif des mentalités : pour ce faire, les jeunes doivent lutter contre les rumeurs, les préjugés, les stéréotypes et les mythes lesquels empoisonnent les relations humaines, aggravent les conflits et produisent la haine, la méfiance, la division, la suspicion, la violence, etc;
 Développer des attitudes et pratiques favorables à la prévention des conflits, telles que la confiance mutuelle, l’acceptation de l’autre, la tolérance, l’impartialité, l’amour du prochain, la bonne communication, etc ;
Enfin, les jeunes ont réalisé l’impérieuse nécessité et l’urgence de faire de la paix un mode de vie et cela au travers de ses quatre dimensions: la paix avec Dieu (Romains 5 :1), la paix avec soi-même (Jean 14 :27), la paix avec autrui (Romains 12 : 18-21) et la paix avec l’environnement (Genèse 1 :28).

Par Me Jacques Nzanzu

Rencontre technique sur la réforme budgétaire dans la CBCA à Goma

Du 28 au 30 Mai 2018, 80 techniciens/pool Goma et Sud-Kivu, du domaine de développement, de santé, de l’enseignement et de finances dans la CBCA se sont réuni en atelier de formation sur LA REFORME BUDGETAIRE dans la CBCA. Les participants sont principalement des animateurs de développement, coordonnateurs de grands projets, directeurs de centres d’accueil, administrateurs de gestion de structures sanitaires et les comptables dans les différents domaines ci-haut cités, tous en provenance du Secrétariat Général de la CBCA, des Postes Ecclésiastiques CBCA Bambo, Buturande, Goma, Kalungu, Bukavu, Muku et Uvira. Ces assises entre dans l’objectif de redynamisation tous les structures, institutions et organes de la CBCA dans la mobilisation budgétaire dans sa nouvelle forme pour faire face aux différents défis financiers de l’Evangile.
Le Vice-président et Représentant Légal de la CBCA, le Rév. Martin Kilumbiro, a partagé un message Biblique avant de déclarer ouvert cette activité technique de grande envergure. Dans son message, il a encouragé les participants à développer les différents exposés avec beaucoup plus d’objectivité pour que la CBCA arrive à rebâtir les murs démolis. Encourager cette approche est un bon choix pour l’avancement de l’Evangile dans la CBCA et l’amélioration de la vie de pasteurs de cette communauté qui se butte à plusieurs défis liés aux finances, blocage pour le bon avancement de leur métier.
Plusieurs sujets prévus sur l’agenda
La mobilisation des ressources
L’implication de la MUSACOM dans la réforme budgétaire
L’application de la réforme budgétaire au niveau des structures
Le contrat de performance
Problématique de gestion des concessions de la CBCA : appel à l’implication des Animateurs de Développement
Un exposé spécial sur «  comment protéger les concessions de la CBCA » a été donné par Me Jacques NZANZU de la Commission Justice et Paix au sein de cette organisation. L’objectif de cet exposé était de comprendre les principes élémentaires qui régissent le mode d’acquisition de terre selon le droit congolais, ainsi que renforcer le rôle des animateurs de Développement dans la protection des terrains de la CBCA. Il a conclu par les rôles que doivent jouer ces animateurs dans ce processus notamment :
Accompagner les Postes Ecclésiastiques dans le processus d’acquisition de terre (parcelle) : se rassurer de la qualité du vendeur (terre non conflictuel) ; se rassurer de l’existence d’un document écrit en cas de donation faite à l’église
Sensibiliser les paroisses dans les différentes phases d’acquisition des titres fonciers pour couvrir les parcelles de l’Eglise,
Veiller au renouvellement de ces titres, concourir à la prévention de conflits sur les concessions de la CBCA, par exemple bien identifier les personnes ou familles qui habitent dans les parcelles, leur faire signer un acte reconnaissant qu’ils habitent sur le terrain de l’Eglise,
Proposer des actions de mise en valeur effective de terrains de la CBCA pour éviter les cas de spoliation.
Généralement les discussions ont été riches et se sont passées dans le calme, des engagements ont été prise comme retombé de la formation ainsi que des recommandations à soumettre à l’Assemblée Général de la CBCA ont été proposées par les groupes techniques réunis en dernier jour selon les différents domaines précis.
De l’engagement :
Le Département de Diaconie et de Développement s’engage à payer la vraie dime à tous les niveaux, apporter le 30% des recettes des Unités de Production au budget de la CBCA, accompagner sans relâche la population en générale et les fidèles en particulier dans les actions de réduction de la pauvreté et la création des richesses, les rendre capables de contribuer au budget de l’église, en collaboration avec les services des finances nous allons faire le suivi financier des paroisses.
Continuer à identifier les ressources disponibles et potentielles,
Parmi les recommandations nous citons celles-ci:
Vu que la réforme budgétaire est déjà acceptée par les acteurs, nous recommandons que l’AG adapte certains articles du ROI et du manuel des procédures. Que le contrat de performance soit appliqué et opposable à tous les agents à tous les niveaux de la CBCA.
Pour le renforcement des capacités de contribuables dont les fidèles dans la perspective de la réduction de la pauvreté ; la commission recommande que les animateurs de développement des postes soient chargés de renforcer les capacités des fidèles dans les activités de réduction de la pauvreté.
C’est à la grande satisfaction de participants que les assises ont pris fin par un moment d’encouragement et de remerciement conduit par le Trésorier Communautaire, Mr Pascal Munoka Mabira avant de finir par la prière dite par le Secrétaire Communautaire Me Christian Sondirya.

Le Rév. Ndemesi Musekwa prend officiellement le bâton de conduite du Poste Ecclésiastique de Goma

C’est devant plusieurs serviteurs de Dieu et fidèles de la CBCA, que le nouveau Pasteur Surveillant du Poste Ecclésiastique de Goma a été installé officiellement en date du 26 Mai 2018 à la Paroisse CBCA virunga. Dans son mot de circonstance le nouveau Pasteur Surveillant a évoqué plusieurs défis auxquels le Poste Goma fait face, nous citons:
L’insécurité vécu dans la section Kitchanga et Mwesso dans le Masisi, des endroits difficile à visiter certaines à cause de la présence des groupes armés qui sèment la désolation
Carence de serviteurs dans les sections Idjwi Nord et Sud, Kitshanga et Mwesso, milieux dans lesquels un seul pasteur administre la sainte scène dans plus de 5 paroisses alors qu’il Ya une pléthore de pasteurs actifs et retraités dans la ville de Goma.
La sècheresse spirituelle observée chez les chrétiens et plusieurs Pasteurs traumatisés par les guerres en répétition.
La pauvreté dans certaines sections du Poste pousse les jeunes à contracter en désordre des mariages et cela affecte négativement la vie de familles et le leadership de paroisses
Reconnaissant l’intervention du Seigneur dans tous ces projets, le nouveau Pasteur Surveillant, Rév. Ndemesi Musekwa, s’inspirant du plan stratégique de la CBCA a épinglé quelques solutions pour faire face à ces défis :
Veiller à l’amélioration des infrastructures, éradiquer le non accès à l’éducation dans le leadership féminin, en renforçant les centres de récupération et d’alphabétisation. Accompagner et préparer la jeunesse pour participer à la gestion de la chose publique surtout pendant cette année ou le pays, la RDC, se prépare aux élections. Relancer la Radio Source de Vie, projet très attendu afin de proclamer la bonne nouvelle, d’éduquer et former le peuple de Dieu menacé par des faux enseignements. Le nouveau leader du Poste Ecclésiastique de Goma a reçu plusieurs dons d’encouragement et d’accompagnement de la part de plusieurs autorités de la CBCA et de l’autorité urbaine représentée à la cérémonie. Débuté à 14h, la cérémonie a pris fin à 17h00, avant le partage d’un repas copieux servit aux invités au Cap Tuneko.