Avec l’appui de la MEU, la CBCA au chevet des déplacés de guerre à Beni/DRC

C’est en date du 13 févier 2018, que la CBCA vient d’apporter  de l’assistance à 343 familles de déplacés de guerres dans le Territoire de Beni. Parmi lesquelles, 250 veuves et victimes des massacres en armes blanches et 93 veuves des militaires tombés sur le front. Ils ont reçu, chacun, un kit constitué des vivres pour 30 jours, entre autres 15 kgs de riz, 10 kgs de haricot, 1000gr de sel de cuisine et de non vivres soit un pagne et du savon. A cela s’est ajouté le paiement des factures des soins médicaux des vulnérables au centre Hospitalier Tamende et il y a eu aussi octroi de 7 Bibles aux aumôniers protestants au sein des forces armées de la RDC, basés dans la zone des opérations militaires à Mukakira/Oicha.

Les ménages cités ci-haut, ont été regroupés dans les différents sites, soit 150 ménages à Oicha à la Paroisse CBCA Manzali et 100 ménages à Beni-ville dans la Paroisse de Kasabinyole devant les pasteurs surveillant et Evangélistes du Poste CBCA Beni. Ces serviteurs de Dieu, ont aussi transmis leurs remerciements à la VEM et au Secrétariat Général de la CBCA.

Alors que la situation sécuritaire s’était empirée au début du mois de Décembre 2017, avec comme conséquences les massacres de la population perpétrés par les présumés ADF-NALU, les déplacement de la population vers le centre-ville et dans les cités, la tuerie de 15 casques bleu du contingent Tanzanien, abandon des champs et de tous les autres moyens de survie, la population s’est retrouvée dans une vulnérabilité accrue jusqu’à manquer de la nourriture dans les familles d’accueil.

C’est au vu de cette situation que la CBCA s’était adressé à la VEM, qui, a directement donné un financement pour une intervention d’urgence.

Parmi la plupart des bénéficiaires, on ne pouvait que le sentiment de satisfaction et d’espoir pour un avenir meilleur tout en lançant un cri de plaidoyer pour que la paix soit rétablie dans leur milieu en vue de vaquer librement aux activités de champs et continuer à subvenir aux besoins des familles, surtout la nourriture et la scolarisation des enfants.

Dans le monitoring post distribution, avons trouvé des cas des enfants et jeunes orphelins, qui ne savent pas comment payer les frais scolaires mais aussi ils ont perdu tout espoir, et ne plaident que pour une paix durable.

citons ici, le cas de la fille, MASIKA Anita, âgée de 17 ans, elle fait la 5ème année techniques vétérinaires à l’Institut Mabambila, elle a perdu son père en 2016 dans les massacres dans la région de Mayangose, dite aujourd’hui par plusieurs acteurs humanitaires et sécuritaires, « triangle de la mort », cette fille ne sait plus comment elle peut évoluer, vue qu’après l’assassinat de son père, sa mère l’a abandonné avec ses deux petites sœurs qui se sont retrouvées comme des déplacés dans une famille d’accueil dont le niveau de vie est très bas.

Des directeurs des écoles que nous avons contacté ont difficile à faire faire des établissement constitués des élèves et enseignants déplacés, mêmes des écoles transplantées, on déplace une école avec des planches pour la monter sur un terrain pris en location avec risque d’être déguerpi faute de paiement du loyer, c’est le cas ici de l’Institut Mabambila comme nous l’a témoigné, Mr KATEMBO KAMUNDU Jacques, préfet des études.

Nous avons eu également le témoignage  de Mr Muhindo, personne vivant avec handicap, marié et père de 5 enfants, déplacé de son état, dit que de fois, quand il y incursion des rebelles dans la ville, il ne sait pas  comment se sauver car n’ayant pas un vélo tricycle, de fois, il se cache juste derrière les maisons où ils assiste au passage des rebelles et quelquefois au carnage de certaines personnes qu’il connait bien.

Un autre cas est celui d’une vieille maman qui a perdu sa fille et son beau-fils dans les massacres de Mayangose et Maviivi, alors qu’ils lui ont laissé 5 petits qu’elle garde difficilement étant veuve. Elle concasse de pierres pour trouver de quoi vivre. Pendant 2 mois, elle peut réunir 3 mètres cube qu’elle vend à 15 ou 20$, quel calvaire?

Rappelons que cette assistance a été réalisée grâce à l’appui financier de la Mission évangélique unie, toutefois, les gaps restent énormes dans le domaine de l’éducation pour la scolarisation des enfants mais aussi dans l’assistance psychosociale vue que tout le monde est traumatisé.

Par Donat MALEMO

Emergency and Resilience programme officer/CBCA

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