Atelier sur le changement climatique et la prévention des risques

Dans le cadre de prévention des risques liés aux catastrophes naturelles, la CBCA via son centre de promotion rurale d’Idjwi, vient d’organiser sur l’île d’Idjwi un atelier  sur le changement climatique et la prévention des risques. L’atelier qui a été financé par ‘‘Pain pour le Monde’’ a donné lieu à des discussions et échanges durant cinq jours allant du 19 au 24 Octobre 2015.

climat3Cet  atelier avait comme objectifs l’augmentation des connaissances pertinentes sur les risques; et la capacitation sur l’utilisation de l’outil d’évaluation participative des risques liés aux changements climatiques et aux catastrophes «EPRACC».

34 participants des organisations internationales et locales œuvrant dans le domaine de l’environnement étaient  venus de l’Allemagne, du Benin, du Rwanda, des villes de Kisangani, Bukavu et Beni, de la cité de Kanyabayonga, et de l’île d’Idjwi.

Les travaux ont été facilités par deux consultants du cabinet FAKT d’Allemagne. Les inputs ont été apportés par différents experts nationaux invités qui interviennent depuis de longues années dans la Région dans le domaine du changement climatique.

Chaque matin, des experts et praticiens ont donné  des discours-clés sur la situation du changement climatique au niveau mondial, de la sous-région, du Congo et d’Idjwi. Les après-midi étaient réservés à des travaux en carrefours et échanges entre participants.

Les participants se sont répartis en petits groupes de dix, pour permettre  un bon échange pendant les travaux en carrefours. Chaque groupe a travaillé sur un projet en cours d’exécution donné par un membre du groupe, et après chaque travail une présentation en plénière pour discussion et complémentarité était faite par les membres de différents groupes.

Climat2Une « commission de suivi » composée de six participants a été mise en place pour faire le suivi de la bonne marche de la formation et pour évaluer les points forts et faibles de la journée.

Dans l’ensemble, les échanges ont permis aux participants de retenir ce qui suit :

  • Le changement climatique est l’un des plus graves problèmes que doit résoudre l’humanité aujourd’hui. Les risques climatiques menacent les moyens de subsistance de la population rurale pauvre et mettent en péril les objectifs du développement. En R.D.Congo en général et sur l’île d’Idjwi en particulier, les villages subissent déjà et continueront dans l’avenir de subir les impacts du changement climatique qui se manifeste par des récoltes déficitaires ou des pénuries d’eau dues à la diminution des précipitations pendant la saison des pluies, la perturbation du calendrier cultural, la présence de plusieurs maladies des cultures (la Mosaïque et la Striure brune du manioc, etc).
  • La forte dépendance de la population rurale pauvre vis-à-vis des ressources naturelles et ses capacités de réaction et d’adaptation limitées la rendent très vulnérable aux risques des changements climatiques. Pour cette raison, les projets de développement doivent tenir compte de ces phénomènes et intégrer  les mesures et stratégies d’atténuation s’ils veulent améliorer de façon durable le niveau de vie des bénéficiaires.

Au-delà des échanges constructifs, des leçons tirées, des stratégies dégagées lors des travaux en groupes et des enseignements techniques, les participants ont pris l’engagement de changer les attitudes et comportements en vue de limiter les actions qui favorisent l’émission des gaz à effet de serre (GES), intégrer dans leurs projets des activités liées à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation des GES. Chaque organisation présente à la formation a présenté un plan d’action des activités à mettre en place qui intègrent l’utilisation de l’outil EPRACC.

Signalons que l’ouverture et la clôture officielle de l’atelier ont été faites respectivement par l’Administrateur de Territoire d’Idjwi, représentant du Chef de l’Etat Congolais ; et le chef de la chefferie Rubenga, gérant de l’entité administrative décentralisée au niveau local. Ces deux personnalités ont souhaité  la bienvenue à tous les participants et les ont rassurés de la sécurité la plus totale sur la paisible île d’Idjwi. Elles ont enfin exprimé le vœu de voir de telles assises se tenir à d’autres occasions, pour le bien-être de la population insulaire.

                                                           Par Donat MALEMO et Euphraim ZIRIBANCHI KIVAYAGA

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