Inondation : La ville d’Uvira dans un choc ce vendredi 17 Avril  2020 

Au moins 13 personnes sont décédées à Uvira (Sud-Kivu) à la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues la nuit du jeudi à ce vendredi 17 avril 2020. Plusieurs maisons sont emportées par les eaux de la rivière Mulongwe qui a débordé de son lit. Les ponts Mulongwe et Kavimvira ont été aussi emportés. Plusieurs autres personnes sont portées disparues, les recherches des corps se poursuivent.

Selon l’animatrice de Développement du Poste CBCA Uvira, Mme Amani Siwazuri, la pluie a commencé vers 00h mais le vent a été violent vers 3h, quand les eaux ont surpris les habitants qui étaient en plein sommeil a-t-elle signalée. La maison du Pasteur Evangéliste Rév Pascal Ndagora ainsi que celles de 7 familles fidèles de la CBCA sont emportées avec tous les biens. Mme Amani nous précise que parmi les 7 familles sauvées, un Papa vient d’être emporté par la pression des eaux vers 10h alors qu’il venait de tenir la corde qu’on leur jetait pour sauvetage. Ses enfants et sa femme venaient d’être sauvé, malheureusement pour le père, la pression des eaux a été forte, qu’il s’est noyé sous les yeux de pasteurs et les membres de sa famille qui observaient de l’autre côté.

Le gouverneur provincial du Sud-Kivu s’active déjà pour intervenir : « J’ai instruit les engins de ACGT de procéder à l’évacuation des personnes sous les décombres », a indiqué le ministre provincial des infrastructures et travaux publics.

Le bilan pourrait être lourd car les recherches sont en cours, nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la situation sur place.

Union de prière pour Uvira qui est touché pendant que le pays fait face à la terrible guerre sanitaire, le COVID-19. Confions-nous à Dieu. Romains 38

Par la cellule de communication CBCA

 

Fort taux de mortalité en RDC, alors qu’il rapatrie ses premiers ressortissants

La RDC fait face à une montée de décès du Covid-19. Selon nos sources, l’équipe de riposte a expliqué pourquoi le taux de mortalité était si fort dans le pays (20 morts sur 234 cas) : trop de patients ne se rendent dans les structures sanitaires qu’en phase avancée, dans un contexte où le système est déjà très fragile. Manquent aussi des capacités à tester, d’autant que tous les échantillons doivent pour le moment être envoyés à Kinshasa.

A ce qui est du rapatriement des ressortissants de la République démocratique du Congo bloqués à l’étranger à cause du Covid-19, il a a commencé avec deux premiers groupes arrivés à Kinshasa vendredi 10 avril, l’un par bateau et l’autre par avion.

Un premier groupe a traversé le fleuve en provenance de Brazzaville, soit moins de vingt personnes, dont une commerçante, un député, des fonctionnaires et autres travailleurs qui revenaient de mission et qui transitaient par le Congo voisin.

Selon l’ambassadeur de Kinshasa, Christophe Muzungu, joint au téléphone, certains parmi ces passagers étaient à court d’argent et avaient été hébergés pendant deux semaines à la représentation diplomatique de la RDC. D’autres, a-t-il expliqué, ont dû s’engager par écrit auprès des hôteliers à s’acquitter des frais dès leur arrivée à Kinshasa.

Bloqué à Addis-Abeba, le deuxième groupe d’environ une trentaine de personnes a atterri à l’aéroport de Ndjili à bord d’un avion affrété par la Belgique pour le rapatriement de ses ressortissants. À bord, des Congolais résidant sur le territoire belge et des citoyens européens. Au Beach comme à l’aéroport, tous les rapatriés ont été soumis à des contrôles sanitaires par les équipes de riposte, a affirmé Roland Kashwantale, le numéro un de la Direction générale des migrations (DGM).

Au terme des arrangements avec plusieurs autres pays, tous les Congolais bloqués à l’étranger devraient être rapatriés dans les prochains jours, y compris ceux qui se trouvent dans une situation difficile à Dubaï ou en Turquie. Les autorités assurent s’y employer.

De l’état général de pays Africains par rapport au Covid-19:

Selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine, le continent africain comptait, ce dimanche 12 avril, 13 814 cas confirmés de Covid-19, pour 747 décès. Les pays les plus touchés restent l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Égypte, le Maroc et le Cameroun.

@COVID-19

Ebola prend deux vies à Beni

Après un homme vendredi 10 avril, une fillette est morte à Beni ce dimanche. Ces deux cas interviennent alors que la RDC s’apprêtait à déclarer ce lundi la fin de cette épidémie qui a déjà fait 2276 décès dans l’est de la RDC.

La fillette de 11 ans a commencé à développer les symptômes depuis le 28 mars selon les sources médicales. Après une auto-médication de deux jours, elle a été conduite à un dispensaire pour des soins ambulatoires.

Après à une légère amélioration, sa situation s’était aggravée le 5 avril. Quelques aller-retour dispensaire-maison ont été retracés par l’équipe de riposte contre Ebola. Le samedi 11 avril, elle a présenté des difficultés respiratoires. Son décès a été déclaré à 3 heures du matin le dimanche 12 avril.

Vendredi, le décès d’un homme de 26 ans près de Beni a été rapporté après 52 jours sans nouveau cas d’Ebola, avaient indiqué les autorités congolaises et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Point commun relevé entre les deux patients : ils ont même fréquenté un même centre hospitalier, d’après les sources médicales, ce qui, selon certains agents de santé, prouverait le lien épidémiologique entre les deux cas.

Le travail de décontamination de l’hôpital a été réalisé.

La liste des personnes qui ont été en contact avec ces cas sont en train d’être élaborés et la vaccination devrait débuter dès ce lundi. Des équipes qui s’étaient déjà désengagées de cette zone commencent à y retourner.

source: RFI

Le secrétaire général de l’ONU a lancé dimanche un appel mondial à protéger les femmes et jeunes filles. Le confinement de près de 3 milliards de personnes pour lutter contre la pandémie de coronavirus a engendré une nette augmentation des violences à l’intérieur des foyers, dans plusieurs pays.

Le premier appel du secrétaire général des Nations unies, lancé le 23 mars, exhortait à « un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde » afon de préserver les plus vulnérables menacés par la « furie » du virus.

Ce deuxième appel à la paix concerne les violences de genre, celles faites aux femmes au sein même des foyers, qui ont progressé dans de nombreux pays à la faceur du confinement généralisé. « Ces dernières semaines, tandis que s’aggravaient les pressions économiques et sociales et que la peur s’installait, le monde a connu une horrible flambée de violence domestique », a déploré le chef de l’ONU.

La violence ne se cantonne pas aux champs de bataille. Malheureusement, de nombreuses femmes et jeunes filles se retrouvent particulièrement exposées à la violence précisément là où elles devraient en être protégées : dans leurs propres foyers. C’est la raison pour laquelle je lance aujourd’hui un nouvel appel pour la paix à la maison, dans les foyers, à travers le monde entier.

Antonio Guterres enjoint les États à agir promptement. « J’engage tous les gouvernements à prendre des mesures de prévention de la violence contre les femmes et à prévoir des recours pour les victimes dans le cadre de leur plan d’action national face au Covid-19. »

Violences faites aux femmes: l’Argentine met en place des mesures adaptées au confinement

En réclamant que la justice continue de poursuivre les coupables, Antonio Guterres a notamment demandé la mise en place de « systèmes d’alerte d’urgence dans les pharmacies et les magasins d’alimentation », seules enseignes à rester ouvertes dans de nombreux pays. Il faut « faire en sorte que les femmes puissent demander de l’aide de manière sûre, sans que ceux qui les maltraitent s’en rendent compte », a-t-il insisté.

 RFI

Coronavirus: l’Afrique face à la pandémie Mercredi 1er Avril

L’Afrique comptait, ce mardi 31 mars, 5 287 cas confirmés de coronavirus. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 172 personnes sur le continent, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. En Afrique subsaharienne, les trois pays les plus touchés sont l’Afrique du Sud, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

  • Kinshasa toujours dans l’attente d’un éventuel confinement

Les réunions de crise se multiplient, notamment autour du Premier ministre, pour garantir l’approvisionnement de plus de 12 millions de Kinois. Les défis sont énormes dans un pays sans infrastructures et qui importe tout. Dans la capitale congolaise, le plan de contingence commence tout juste à se mettre en place. Six hôpitaux publics ont été désignés par secteur pour accueillir les malades du coronavirus.

Première difficulté : la riposte peine à faire le suivi des personnes contacts, par manque de moyens surtout, personnel, véhicules, mais aussi par manque de transparence des patients qui, pour certains, se cachent. D’autres, et notamment les personnalités publiques, premières touchées, ont rechigné à transmettre leur liste de personnes contacts.

La deuxième difficulté, et sans doute la plus importante, est celle de soigner les patients qui nécessitent une hospitalisation. Il y a une cinquantaine de respirateurs disséminés dans les établissements publics de la capitale, des problèmes d’approvisionnement en bombonnes d’air, en extracteurs et concentrateurs d’oxygène aussi qui, confient certains médecins, risquent de coûter la vie de patients.

  • Un garçon confiné tué sur son balcon au Kenya

La police kényane enquête sur la mort par balles lundi d’un garçon de 13 ans qui se trouvait sur son balcon dans un quartier populaire de Nairobi. Selon des voisins, des policiers avaient ouvert le feu pour forcer les habitants de Mathere à rentrer chez eux à l’heure du couvre-feu. L’adolescent, blessé à l’estomac, a été amené à l’hôpital où il est décédé. Dans un communiqué, l’inspectrice générale de la police, Hillary Mutyamba, parle d’une « balle perdue ».

  • Confinement généralisé en Ouganda

Lors de la sixième intervention télévisée depuis le début de la crise sanitaire, le président Yoweri Museveni a annoncé lundi un confinement de deux semaines. Le chef de l’État a justifié ces mesures en raison du manque de discipline de la population, qui avait été appelée à limiter volontairement ses mouvements. Il a critiqué le comportement des habitants des grandes villes qui se réfugient dans les campagnes. « Ils croient fuir le danger, mais tout ce qu’ils font, c’est apporter la mort aux habitants des villages », a déclaré Yoweri Museveni.

  • Le Burundi enregistre ses deux premiers cas

Le Burundi, l’un des rares pays qui n’avait pas encore recensé officiellement de cas de coronavirus, est finalement touché à son tour. Le ministre de la Santé, Thaddée Ndikumana, a annoncé ce mardi soir la découverte de deux premiers cas de contamination au Covid-19. Il s’agit de deux hommes, des Burundais âgés respectivement de 56 ans et de 42 ans. Ils étaient en consultation dans un hôpital de Bujumbura lorsque l’alerte a été donnée. Le premier rentrait du Rwanda, le second de Dubaï après une escale à Kigali, a précisé Thaddée Ndikumana, qui a rassuré sur leur état général.

source: RFI Afrique