La radio Télé Evangélique de Développement Hermon RTEDH de nouveau suivie sur les ondes

C’est depuis le 25 Janvier 2019 que la RTEDH FM, une radio de la CBCA émettant depuis l’agglomération de Kiwanja sur 94.5mhz en territoire de Rutshuru, N-K à L’est du pays la RDC, vient de relancer son signal après un bon bout de temps de silence. Pendant tout au plus 8 mois, la Radio Télé Evangélique de Développement Hermon a connu une panne grave avec conséquence de ne plus être opérationnelle dans son agglomération. Depuis lors, cette chaîne de radio a été la plus préférée en territoire de Rutshuru à cause de son éditorial, son riche programme qui constituait une réponse aux préoccupations communautaire. Elle a été une radio qui répond aux attentes de cette population de Rutshuru et ses environs, longtemps englouti par des conflits armées, les tueries, la haine, la discrimination ; les kidnappings et les viols. Elle est une réponse favorable à travers ses émissions réconfortantes, ses séquences musicales, ses émissions qui prônent la paix et la cohabitation pacifique, le développement de tout l’homme etc.

Bref sur son histoire 

Avec une équipe active, cette radio s’est dotée d’un émetteur télé fabriqué localement par l’expertise des Ingénieurs locaux en provenance de Butembo (CETROBO) en 2008. En date du 27 juillet 2009, la Rtedh lance son signal télé en territoire de Rutshuru. C’est la première à être lancée ce jour-là dans le territoire. Les habitants suivaient les antennes de cette télé locale en couleur se servant des antennes papillons ; tout

kiwanja captait cette télé.

L’avènement du M23 a constitué une chute libre pour la RTEDH. Tout est endommagé, certains matériels dont jusqu’à ce jour restent non fonctionnelle (la télé). Cette chute a fait de la Rtedh un pas très en arrière et une détérioration progressive malgré les multiples efforts locaux, c’est alors qu’elle va aussi connaitre une grande panne de son deuxième émetteur et faire face au chaos.

Une implication rapide du Poste CBCA Buturande chapeauté par le Révérend Nganza Syayikomya en collaboration avec le staff de la radio, particulièrement le rédacteur en chef, a redonné espoir dès lors qu’il a rendu disponible les moyens financiers pour acquérir ce nouvel émetteur avec le concours de partenaires sollicités.

En mi-juillet 2018  la RTEDH ne pouvait couvrir que 100m carré et cela difficilement, facteur qui a prouvé de l’impossibilité de cette chaine de continuer à fonctionner, il fallait décider de suspendre toutes les antennes.

En date du 25 Janvier 2019, la Rtedh relance son signal aux environs de 13h heures de kiwanja. Trente minutes après le lancement, le rapport d’écoute pouvait redonner espoir via les points les plus hauts d’écoute qui sont désormais : Toute la chefferie de Bwito et celle de Bwisha ; Kitshanga dans le Masisi ; Lubero: Kirumba, kitsombiro, kamandi, musenda, mubana, kipese, kaseghe, kasando, vutsorovia, mighobwe; et une partie de pays voisins, l’Ouganda et du Rwanda.

Actuellement la RTEDH est en bonne position d’écoute car son signal est bien capté. Les remerciements s’adressent au service de communication de la CBCA pour son appui technique, formation, conseils et orientations qu’il ne cessait de prodiguer quotidiennement. Coup de chapeau à la CBCA de faciliter cette trompette évangélique d’avoir des partenaires disponibles pour des avancées significatives et bonne gestion du personnel.

Ce nouvel élan de réouverture de la Radio Télé de Développement Hermon donne un  nouveau souffle à ses auditeurs, son staff ainsi qu’à son Poste CBCA Buturande. Les mains restent tendues pour quelconque voudra soutenir cette chaîne qui se veut relancer également la télévision dans les jours à venir.

Par Vianney Watsongo

Rédacteur en chef RTEDH

Culture de paix et la non violence dans les écoles

Comment installer dans nos écoles la culture de la paix au vu du contexte particulièrement difficile qui prévaut à l’Est de la RDC ?

Tel a été la thématique autour de laquelle ont tournées divers présentations et exercices de groupe dans un atelier tenu au Cap Tuneko du 3 au 6 Fév. 2019 en ville de Goma; réunissant les Coordinateurs des écoles conventionnées Protestantes ECP, les agents des Coordinations, les Chefs d’Etablissements scolaires, les enseignants,  les Aumôniers scolaires ainsi que certains élèves, tous des du Nord et Sud-Kivu à l’Est de la RDC.

Dans sa méditation Biblique dite avant l’ouverture officielle de cette activité, le Président et représentant Légal de la CBCA, le Rev Dr Samuel Ngayihembako a parlé du « paradoxe de la progéniture dans nos familles congolaises ». Il a tiré son message du livre des Psaumes 127 : 3-5 « des enfants, voilà les vrais biens de la famille ».

En effet,  en Afrique on veut avoir des enfants, mais que faire des ces enfants dont la plupart sont abandonnés.  L’image de flèches dans la main d’un guerrier  réfère à une bonne éducation qui les prépare à devenir des responsables  et non pas l’image que nous vivons aujourd’hui. « Heureux l’homme qui peut en remplir son carquois », ce que nous observons ce sont de classes pléthoriques qui constituent une forme de violence. Ce passage se réfère plutôt à la robustesse intellectuelle (des enfants bien instruits), et physique (bien nourris, soignés).

«  Il ne risque pas d’être humilié quand il plaide contre ses adversaires », le spectacle est désolant car la guerre avec les milices, les enfants mal nourris, pourchassés de leurs villages qui subisse de violence.

De la violence en milieu scolaire : le système scolaire présente aussi de formes de violences, les enfants ont peur d’échouer, d’être grondés ; le cas d’apprentissage de langues apparaît comme une forme de violence : l’enfant est contraint d’apprendre non seulement le français, l’anglais, le swahili et l’exigence de la langue vernaculaire.

De la main de sa tendre maman pour aller vers…. L’école doit devenir rassurante

Si l’école peut devenir pour nos enfants un lieu de refuge, alors les enfants deviendront une bénédiction. A-t-il conclu avant de lancer officiellement les activités de cette formation.

Prenant la parole, Mme Julia a donné l’orientation historique, l’étude et objectifs de la rencontre, elle a rappelé l’importance de l’éducation à la paix et la transformation des conflits dans les écoles.

L’atelier consistait à avoir une idée plus globale dans l’accompagnement des écoles et l’implication dans  la prévention de la violence en milieu scolaire et renforcer la culture de la paix, mettre à niveau les participants sur le contenu de l’étude de base, dénoncer les défis de la prévention  de la violence.

Les discussions se sont articulées autour de :

  • La typologie des conflits et de la violence,
  • Gestion des conflits dans nos écoles,
  • Partenaires et autres acteurs parascolaires,
  • Quatre sujets de recommandation,
  • Planification de l’atelier sur les méthodes différentes

 

Parlant de la notion du triangle de la violence, Mme Julia a fit. Ce triangle a été élaboré par Johan SALTUNG. D’après cet auteur, il ya la violence directe, la violence structurelle et la violence culturelle.

  • La violence directe : attaques verbales, psychologiques, physiques et les formes de violences liées à la discipline comme les insultes, le dénigrement, etc.
  • La violence structurelle : c’est la violence créée par des structures politiques, économiques, voire religieuses. Elle se manifeste à travers les discriminations fondées sur le racisme, tribalisme, les idéologies, discrimination liée au genre, etc), la stigmatisation des groupes marginalisés, les injustices entre les riches et les pauvres. La violence structurelle est souvent la base de la violence directe.
  • La violence culturelle : elle est souvent utilisée pour justifier ou légitimer la violence directe et se manifeste à travers de symboles et langages. Il existe beaucoup de liens entre la violence structurelle et la violence culturelle.

L’exemple du colonialisme dont les structures étaient fondées sur le racisme et a développé le concept de civilisé et de non civilisé et cela a justifié les formes de violences causées par le système colonial.

« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix » dit Jésus. L’apôtre Paul dit que Christ est notre paix : c’est lui qui nous réconcilie avec le père et qui nous aide à nous réconcilier avec les autres.

C’est au travers de l’enseignement de Jésus que la culture de la paix est semée dans nos cœurs. Il a donc rappelé l’importance de l’enseignement dans l’enracinement de la culture de la paix. Le remède contre la violence n’est pas la violence mais plutôt l’enseignement de la paix. Enfin, le prédicateur a lu le passage de l’épitre aux Philippiens chapitre 4, verset 7 « Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. » ; avant de prononcer la prière de bénédiction. A conclu le Président et représentant Légal de la CBCA, Dr Samuel Ngayihembako, après la remise de certificats aux participants à cette formation.

Redaction

Les personnes de troisième âge à l’école de l’auto-prise en charge

Dans le cadre de l’accomplissement de sa mission holistique, la CBCA, à travers son Département de Diaconie et Développement,  accompagne techniquement les personnes de 3 Age dans 3 Postes ecclésiastiques de la CBCA  dont Kitsombiro, Buturande et Goma.

Pour ce début de l’an 2019, deux activités ont été organisées successivement en ville de Goma et à Kiwanja et  en faveur de cette cible d’où, en ville de Goma 38 personnes parmi eux 26 hommes et 12 femmes  ont été réunis vendredi 31 Janvier à la paroisse Mabanga sud en ville de Goma. A la paroisse Kiwanja Buturande c’était plutôt dimanche 3 fév. 2019 où 42 personnes parmi eux  28 hommes et 14 femmes.

L’objectif de ces activités est de préparer la mise en  œuvre  des actions d’appui aux initiatives d’auto prise en charge  des personnes de 3ème  âge à Goma, Buturande et Kitsombiro. Les activités initiées par les bénéficiaires sont les suivants : Le jardinage, l’Elevage des lapins, chèvres, cobayes, et  des volailles etc.

Notons que les initiatives de  50 bénéficiaires selon le besoin de chaque Poste, seront appuyées, et le concept de diaconie de renforcement de capacité et non celui de la dépendance sera bien vulgarisée et assimilé par la cible pour se rassurer d’une appropriation concrète.

Dans tous les deux sites, les personnes de 3e âge se disent satisfaites de cet appui technique et financier à leur faveur de la part de l’église, un acte diaconal qui vient de les marquer davantage. Elles se disent encagés à travailler en initiant des activités pouvant les faciliter à lutter contre le chômage dans leur vieillesse.  Mme Christine en charge de la diaconie dans la CBCA se dit encouragée de voir ces activités être dynamisées dans ces Postes ecclésiastique et rassure que la CBCA est déterminée pour voir les personnes de troisième âge être indépendantes même quand elles sont déjà vieux ou vielles.

Rédaction CBCA