Sonnette d’alarme!!! l’insécutité à Kibirizi Bwito Nord-Kivu s’annonce grandissante

Les habitants de Kibirizi (Nord-Kivu) quittent leur village pour se réfugier  à Kanyabayonga ou à  Goma, malgré les multiples assurances des autorités quant à leur sécurité. Ils redoutent d’éventuelles attaques des combattants dans leur entité. Le Révérend Misago, responsable de la Paroisse CBCA Kibirizi pour sa part, se trouve dans une situation critique où il ne sait pas comment sortir du village qui est entouré des incviques. Les sources renseignent que ses anciens de l’église ont tenté aller le prendre, mais ils se sont trouvés dans la difficulté d’accéder  lieu où se trouve le Rév. Misago et certaines personnes qui n’ont pas pu s’échapper. Rappelons que le Rév. Misago Mutayomba a été récemment l’objet d’une attaque à domicile par des personnes armées. Après que les assaillants aient terrorisé sa famille, ils ont emporté tous ses biens de valeur. Lui-même a réussi à s’échapper et à se réfugier à la paroisse de Nyanzale où il a dû recevoir des soins à la suite de cette expérience traumatisante. Un mecanisme de sauvetage serait en cours par l’autorité militaire pour essayer de sortir ces victimes de cet endroit frustrant et visé,  nous rapporte notre source.

Selon le fonctionnaire délégué adjoint du gouverneur dans la région, plusieurs familles munies de leurs biens de valeur continuent à fuir Kibirizi, craignant de nouvelles incursions des combattants armés. Ces derniers seraient en train de rôder dans cette région, indique la même source.

Les effectifs réduits des militaires basés sur place ne rassurent pas non plus les habitants, qui préfèrent se mettre à l’abri ailleurs, selon des sources locales.

Environ mille sept cents membres de la communauté Hutu, qui sont sous protection des FARDC depuis mardi 19 juillet sur une position militaire, déclarent être en difficultés. Hommes, femmes et enfants passent la nuit à la belle étoile, rapportent les mêmes sources. Ces déplacés manquent de la nourriture, faute d’accès à leurs champs.

Toutefois,  les FARDC organisent, depuis mercredi 20 juillet, l’escorte de ces déplacés jusqu’à leurs domiciles, au centre de Kibirizi, juste pour récupérer de la nourriture et quelques biens restés sur place.  
 

Des députés provinciaux du Nord-Kivu et notables de Rutshuru invitent les communautés de Kibirizi à la paix et à l’unité pour mettre fin aux hostilités qui les opposent depuis plus de deux semaines. Ils ont lancé cet appel mercredi le 20 juillet dans une déclaration à Radio Okapi.

Sept personnes ont été tuées et cinq autres blessées lors d’une incursion des hommes armés, dans la nuit du lundi 18 juillet dans cette localité de la chefferie de Bwito.

Le président de l’assemblée provinciale, Jules Hakizumwami, parle d’un «démon de haine» entretenu par une main noire, qui n’est pas encore identifiée:
«Il est déplorable que ces populations qui ont toujours partagé [une même localité], soient aujourd’hui la cible des groupes armés. Ces groupes armés n’agissent pas seuls. 

Selon certains notables de Rutshuru et membres du Baraza la Wazee, la structure qui regroupe toutes les communautés ethniques du Nord-Kivu, les tensioins entre les ethnies locales sont entretenues par quelques politiciens « en mal de positionnement», à l’approche des élections.

Déo Tusi Bikanaba, vice-président du Baraza la Wazee, estime que les conflits générés dans cette province ont toujours été entretenus par certains politiciens véreux et assoiffés de pouvoir.

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